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La Foire gourmande, une tournée régionale pour vos papilles – Partie 2: Soupers gastronomiques et autres festivités

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Par Alexia Martel-Desjardins

Que vous ayez la dent sucrée ou un penchant pour le salé, vos papilles gustatives auront été comblées lors de la 20e Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien. Après deux ans de pause en raison de la pandémie, les ventres gargouillaient depuis longtemps à la perspective d’une fin de semaine de découvertes gastronomiques. Et tout porte à croire que les appétits furent amplement rassasiés.

La première partie de cette aventure gourmande se trouve ici.

Pour les esprits les plus épicuriens, les soupers gastronomiques du vendredi et du samedi ont régalé bien des curieux, si bien que le repas du samedi soir était complet. Ces repas contingentés ont été élaborés en collaboration avec Yves Moreau et Régis Hemlin, chefs de Becs sucrés-salés, ainsi que Bernard Flébus et sa fille Anaïs, responsable de la sommellerie. Cette dernière, âgée de seulement trois ans lors de la première Foire Gourmande, a grandi avec cet événement témiscamien, tel de nombreux enfants de producteurs.

Anaïs Flébus, sommelière de la Foire gourmade de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien en 2022

« J’ai connu les enfants, tous petits, derrière les kiosques, et aujourd’hui, ce sont eux les propriétaires des entreprises, donc c’est vraiment intéressant de voir que la relève est là”, se remémore Bernard Flébus.

Pour accorder les mets : vins, bières, hydromels et décoctions novatrices

Que serait une Foire Gourmande sans breuvages? Côté boissons, les producteurs de la région ne cessent de surpasser sur le plan de la créativité. La microbrasserie Le prospecteur, de Val-d’Or, qui rayonne partout dans la région, ainsi que Barbe Broue, qui a pignon sur rue à Nédelec, n’ont pas manqué l’occasion de se distinguer à nouveau. Se désaltérer en savourant une bière de micro, un verre de kombucha Ékorce, ou encore un daiquiri à la fraise de la ferme Nordvie, assis sur un banc de parc, admirant la vue sur le lac Témiscamingue, voilà un parfait intermède à un après-midi gourmand.

Pour accorder une pause aux estomacs, on peut admirer le travail des artisans régionaux. Savons, produits de beauté, textiles, ébénisterie… Cette année, 15 d’entre eux ont monté des kiosques à la Foire gourmande. L’esprit entrepreneurial des gens de la région se manifeste sous toutes ses formes, et les métiers d’arts n’y font pas exception. Cette section de l’événement n’est pas à négliger : elle permet aussi à la relève régionale de solidifier les premières briques de leur entreprise. Ils installent leur kiosque sans frais, et tout au long du week-end, les participants de la Foire peuvent découvrir des produits qu’ils n’auraient peut-être pas eu la chance de voir autrement.

Une célébration gustative… Et musicale!

Tous les sens sont stimulés à la Foire gourmande. L’odorat, le goût et le toucher grâce à la programmation alimentaire, mais la vue et l’ouïe sont agréablement sollicités lors des concerts et spectacles de cirque. La beauté de cet événement de trois jours, c’est aussi son potentiel de regrouper une multitude de formes d’arts, et par le fait même de d’offrir une expérience riche en sensations et en culture.

Zach Zoya en prestation, le vendredi 12 août

Par exemple, samedi et dimanche après-midi, les prouesses, acrobaties et jongleries des frères du Cirque Collini ont épaté la foule à maintes reprises. Les plus jeunes ne se sont pas ennuyés, avec glissades à volonté dans les jeux gonflables (les adultes les plus téméraires peuvent s’y aventurer aussi), donnant ainsi la chance aux familles de trouver une activité qui plaît à tous.

La soirée de vendredi était à saveur de rap et de hip-hop. En première partie, le Rouynorandien Mathew James a inauguré la scène. Le rappeur, fort de trois albums et de nombreux prix, a réchauffé la foule avec ses chansons aux rythmes bien pulsés et aux paroles qui témoignent d’un profond attachement à la nature. Par la suite, Zach Zoya a encensé les spectateurs avec sa musique pop et novatrice. N’ayant pas encore atteint le quart de siècle, le jeune artiste commence déjà à se faire remarquer sur les scènes torontoises et américaines. De retour dans sa région natale, il a transmis sa fougue à tous les spectateurs, exaltés après une première soirée gourmande.

La programmation de samedi soir, avec le mythique groupe La chicane, a attiré une assistance qui s’est attroupée sous le chapiteau des spectacles dans une ambiance de réjouissance et de réconfortante nostalgie.

Photos: Paul Brindamour

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