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La Foire gourmande, une tournée régionale pour vos papilles – Partie 1: Au pays des épicuriens

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Par Alexia Martel-Desjardins

Que vous ayez la dent sucrée ou un penchant pour le salé, vos papilles gustatives auront été comblées lors de la 20e Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien. Après deux ans de pause en raison de la pandémie, les ventres gargouillaient depuis longtemps à la perspective d’une fin de semaine de découvertes gastronomiques. Et tout porte à croire que les appétits furent amplement rassasiés.

Faits qui prouvent le triomphe des produits locaux : pour cette 20e édition, ce sont 400 000 $ de nourriture qui ont été vendus en trois jours, et 100 000 $ aux bars, selon l’un des co-fondateurs de l’événement, Bernard Flébus.

Les cuisiniers à l’oeuvre lors de la préparation d’un atelier de dégustation

« C’est pour ça que ça a du succès. Parce que les gens savent qu’en venant à nos tables, ils vont vraiment découvrir toutes les saveurs de la région, sous toutes leurs formes », affirme M. Flébus.

Dès 16h, le vendredi 12 août, les doux parfums d’innombrables délices irradiaient du grand chapiteau, installé aux abords du majestueux lac Témiscamingue, à Ville-Marie. Producteurs, agro-transformateurs, microbrasseurs et vignerons se sont rassemblés, démontrant que la région n’a rien à envier à la gastronomie française ou aux grands centres urbains. La variété de produits a vite détrompé ceux et celles qui s’imaginaient que l’Abitibi-Témiscamingue n’est recouverte que de neige ; au contraire, elle regorge de possibilités gourmandes et a vu naître des passionnés qui ont su exploiter les sols nourriciers.

Les tortillas à la palette de Wagyu, des Viandes à Côté du Bordeleau, gagnantes de la meilleure bouchée 2022.

L’acériculture en est une des démonstrations les plus frappantes. Malgré les froids rigoureux et la forêt boréale caractéristiques de la région, les érablières Tem-Sucre et les Vénérables ont déniché des portions de forêt où coule l’eau d’érable. Ainsi, ces entrepreneurs permettent aux résidents et visiteurs de l’Abitibi-Témiscamingue de déguster des sirops d’érables et leurs produits dérivés, sans besoin de se déplacer dans les Laurentides. Et le poulet frit à l’érable de Tem-sucre avait tous les attributs nécessaires pour satisfaire les fans de cabane à sucre.

En plus des acériculteurs, les producteurs laitiers de la région ont fourni des délices en abondance. Le fondant au parmesan du kiosque de la Vache à Maillotte nous a rapidement convaincus que le trajet de Rouyn-Noranda à Ville-Marie en valait la peine. Et comment décrire la tarte aux pommes et fromage de la Fromagerie Le Fromage au Village? La rencontre du sucré-salé et du croquant-crémeux séduit immédiatement le palais. La crème glacée molle de Boréalait a ravi plusieurs visiteurs en quête d’un entremets frais et estival. Un producteur laitier de l’Ontario, Thornloe cheese, a rayonné par sa présence dans les tacos au bison de Bison du nord. Moult participants désiraient avoir la chance de goûter ce plat, l’un des plus prisés de la Foire gourmande, et la file d’attente s’est rarement rétrécie devant leur comptoir.

Les tacos au bison du kiosque Bison du Nord

La Foire Gourmande représente également l’occasion de découvrir des produits de la province voisine. Par exemple, au kiosque de Zante’s bar and grill, un restaurant de Temiskaming shores, on a concocté un porc effiloché tendre et savoureux, servi dans des pains bao ou des tacos, agrémentés de chou et d’herbes fraîches. Pour les amateurs de repas végétariens, on pouvait aussi trouver, au comptoir de Northern Fields, des salades croquantes et fraîches, qui ont trouvé de nombreux preneurs malgré qu’elles soient entourées de kiosques de desserts.

Parlant de dessert, les Chocolats Martine offraient l’embarras du choix pour conclure le repas (ou le commencer, l’ordre usuel des repas conventionnels est habilement renversé, à la Foire Gourmande). Les verrines étageant des émulsions de chocolats, de caramels, de crème et de brownies ont été engloutis par centaines.

La propriétaire de l’entreprise, Line Descoteaux, servait les gourmands en compagnie de sa fille Justine. Telles des abeilles ouvrières, elles ont trimé fort afin de rassasier les appétits des clients. Pour couronner le tout, on avait l’embarras du choix pour remédier à une envie de sucré : maïs soufflé sucré de Krazy Kernels, crêpes de la Sucrerie du violoneux, jujubes de la Confiserie des collines ou encore un chocolat chaud de Torréfacteur sans frontière.

En plus du popcorn à l’érable, la Sucrerie du Violoneux préparait des crêpes fraîchement cuites sur place.

Pour lire la suite de cette aventure gourmade, c’est par ici!

Photos: Paul Brindamour

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