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La Vache à Maillotte: Vingt-cinq ans de délices et d’innovation

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La Fromagerie La Vache à Maillotte n’a presque plus besoin de présentation. Connue pour son incomparable fromage en crotte et ses tortillons, mais aussi pour son offre de fromages fins, l’entreprise est devenue au fil des ans une véritable institution régionale. Ancrée à La Sarre depuis 1996, elle a célébré ses 25 ans en 2021. Loin cependant de s’asseoir sur sa réputation et sa longévité, la fromagerie continue d’innover et de se démarquer par sa créativité et son ambition. L’année 2022 a ainsi été marquée par l’ouverture d’une deuxième boutique à Val-d’Or, ainsi que par la parution de l’album illustré La vache à Maillotte : La vraie histoire.

LE PROJET D’ALEXANDRE

Derrière le déploiement de la boutique de Val-d’Or, il y a Alexandre D. Nickner, directeur du développement des affaires et du marketing, au rire sincère et aux idées bouillonnantes. Grandi en Abitibi-Ouest, il ne se souvient pas ne pas avoir connu la présence de la Vache à Maillotte. Amoureux de la région, multipliant les implications dans sa communauté (il est même devenu, à vingt ans, le plus jeune maire du Québec, briguant la mairie de Clermont en 2013), Alexandre a occupé diverses responsabilités liées au développement régional, ce qui l’a sensibilisé à la promotion des produits régionaux et aux besoins des entrepreneurs d’ici. Après avoir complété un baccalauréat en administration et passé un été à écumer les marchés publics pour écouler les surplus de stocks produits par le jardin familial, Alexandre a saisi l’opportunité d’intégrer l’équipe de la fromagerie en 2018, un choix qui lui permettait de combler son sentiment d’appartenance à la région.

L’idée d’ouvrir une boutique en dehors de La Sarre était dans les cartons depuis longtemps et avait gagné en pertinence avec la pandémie, qui a mis en évidence la nécessité de rendre les produits directement accessibles au consommateur. La présence de l’entreprise au marché public de Val-d’Or depuis 2019 a clarifié le potentiel de développement dans ce secteur de l’Abitibi-Témiscamingue. En 2021, Alexandre, toujours proactif (peut-être hyper actif? On dit ça, on dit rien), a suggéré de concrétiser enfin cette idée : « J’étais rendu là personnellement et je sentais que l’entreprise aussi », dit-il. Le tout s’est déroulé très rapidement, comme si les étoiles étaient alignées. Alexandre a rapidement eu un coup de cœur pour le local actuel, qui venait tout juste de se libérer définitivement : « J’aimais l’emplacement et l’aménagement. On a fait beaucoup de rénos, mais toute la base était là. »

La boutique de Val-d’Or est spacieuse et lumineuse. On y trouve, en plus de l’ensemble des produits de la Vache à Maillotte, une sélection de produits régionaux et de produits fins complémentaires – la plupart issus d’entreprises québécoises – et des employé.e.s chaleureux. « Il y avait un défi lié au nouveau local, qui est trois fois plus grand que la boutique de La Sarre, mais ça nous permet de « tester » (l’intérêt) pour de nouveaux produits, de développer un concept qui se rapproche de l’épicerie fine. »

Autre particularité de la boutique valdorienne : le bar à frais, qui donne la possibilité de choisir la quantité désirée de fromage-qui-fait-skouik-skouik ou de tortillons, puis d’agrémenter le tout d’un assaisonnement sélectionné parmi des options plus attirantes les unes que les autres. Nous avons personnellement été séduites par le savant mélange poivre et citron. De toute évidence, nous ne sommes pas les seules conquises, puisqu’une longue file se forme à la caisse derrière Alexandre à mesure que notre entretien avec lui avance, une situation qui n’est pas inhabituelle, confirme-t-il.

Quelques fromages ayant reçu l’assaisonnement unique du Bar à frais.

L’ART DERRIÈRE LE FROMAGE

L’année 2022 a également été marquée par la parution du livre La Vache à Maillotte – La vraie histoire, un album illustré imaginé et conceptualisé par Alexandre, sa sœur Hélène Nickner et sa nièce Léana Gaudet-Nickner. L’ensemble de l’œuvre, lancée au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue à Ville-Marie, en mai 2022, visait à répondre aux questions souvent posées par la clientèle en lien avec le nom et l’histoire de la compagnie. À travers un récit humoristique et coloré, on découvre Maillotte la vache et Gretta la chèvre dans leur quête vers la transformation du lait en fromage. La fibre artistique de La Vache à Maillotte ne se limite pas, d’ailleurs, à la création d’albums illustrés. En effet, la connotation musicale des noms de plusieurs fromages (Fredondaine, Allegretto, Symphonia) reflète la passion partagée de plusieurs membres de l’entreprise pour la musique. Certains font même partie depuis longtemps de La Troupe à Cœur ouvert, symbole d’un véritable ancrage dans la communauté.

L’album illustré « La Vache à Maillotte: La vraie histoire » raconte l’histoire de l’entreprise de façon humoristique et imagée.

UNE ÉVOLUTION FULGURANTE AU BÉNÉFICE DE LA RÉGION

En 25 ans, La Vache à Maillotte est passée de la transformation de 30 000 litres à 4 millions de litres de lait. Malgré cette impressionnante expansion, Mélissa Roy, directrice générale, souligne que l’ambiance au sein de l’entreprise demeure très familiale et qu’on tient à préserver cette saine camaraderie entre les employé.e.s, qui se connaissent toustes par leur nom. Toujours en harmonie avec la raison d’être de la compagnie, fondée au départ pour permettre la valorisation du lait des producteurs d’ici sur leur propre territoire, le lait transformé par la fromagerie provient de 12 fermes régionales, dont la majorité sont situées en Abitibi-Ouest. L’utilisation de la production régionale est essentielle, puisqu’on doit aux particularités du climat régional le goût unique, un peu plus sucré, du fromage fabriqué le plus au nord de la province.

Mélissa est catégorique : « On a tout le temps des projets, on n’arrête jamais ici ». Si la pénurie de main d’œuvre demeure un défi pour la volonté d’expansion de l’entreprise, la directrice générale n’en est pas moins motivée pour la suite des choses, encouragée par la notoriété de la compagnie qui dépasse de plus en plus les frontières de la région, ainsi que par la fierté de contribuer à la création de plusieurs dizaines d’emplois sur son territoire. Chose certaine, La Vache à Maillotte n’a pas fini de grandir et compte encore de belles années devant elle.

La Vache à Maillotte – Boutique de La Sarre
604, 2e rue Est

La Vache à Maillotte – Boutique de Val-d’Or
1325, 3e avenue

Un commentaire

  1. Richard Verdon dit :

    Nous partons lundi le 29 août pour Palmarolle et La Sarre. Comme à l’habitude, nous irons à La Vache à Maillotte de La Sarre faire nos achats habituels. Nous irons sûrement visiter la nouvelle succursale de Val -d’Or.

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