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Miellerie de la Grande Ourse: Visite au pays des abeilles (et du miel et du gin et de l’hydromel et d’autres délices)

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David Ouellet est de ceux dont rien ne semble pouvoir freiner la fibre créative et la volonté d’innovation. Programmeur en automatisation industrielle de formation, ayant été appelé à travailler partout dans le monde, c’est à Saint-Marc-de-Figuery que l’Amossois d’origine a choisi de poser ses valises au début des années 2000, sans pourtant savoir ce qui l’attendait. « J’ai senti le besoin de me rapprocher de mes racines. Je suis revenu à Amos sans avoir aucune idée de ce que j’allais faire de ma vie ici. Et là, j’ai découvert les abeilles », dit-il. C’est à partir de ladite découverte que l’apiculture est devenue, en 2005, partie intégrante de sa vie. Les quatre ruches entretenues en dilettante au départ se sont multipliées par cent et représentent maintenant, avec les différentes activités qui en découlent, sa principale source de revenus. Aujourd’hui, non seulement la miellerie se positionne comme une destination régionale incontournable par sa proposition agroalimentaire et touristique, mais elle ne cesse d’innover et de bonifier son offre, que ce soit en donnant de la formation aux apiculteurs en devenir ou en ouvrant au public un nouveau lieu de rassemblement et de dégustation de spiritueux.

Une visite complètement buzzante (hihi)

« Est-ce qu’il y en a ici qui ont peur des abeilles? » C’est avec cette question que David commence son (surprenant et fameux, oui oui) safari apicole. Parmi la trentaine de personnes assistant à la visite, la plupart gardent leur main baissée (menteurs? Courageux? Distraits? Réels amoureux de la nature? Nous ne le saurons jamais), certaines la lèvent timidement, puis une ou deux avec conviction (du monde qui s’assume). Ces dernières seront le prétexte parfait pour permettre à David d’accomplir sa mission : instruire le public sur l’apport essentiel des abeilles à nos écosystèmes et même les rendre aussi attachantes qu’elles le méritent.

Pendant la visite, les spectateurs peuvent observer de près les abeilles s’affairant dans les rayons de la ruche.

Après avoir raconté son récit personnel et son histoire d’amour avec ces petits insectes, puis une fois les bases de l’apiculture bien établies, David transporte les participant.e.s au sein d’un rucher grâce à un véhicule-moustiquaire spécialement conçu pour l’occasion (honnêtement mon véhicule préféré à vie). Sur place, il manipule les abeilles avec une facilité désarmante (je ne ferme même pas les pots de mayonnaise avec une telle habileté), tout en expliquant les dessous de leur mode de vie, le cycle de leur existence, leurs rôles dans la ruche, les possibles défis se posant au fil des saisons, etc. Visiblement heureux et habitué de partager les dessous de son métier, il répond aux questions avec précision et humour, prêt à prendre le temps qu’il faut pour satisfaire la curiosité de tous et toutes.

Contrairement à ce que véhicule la croyance populaire, les figurants de cette photo revêtant une combinaison blanche ne sont pas les vedettes du prochain classique du cinéma de science-fiction. Il s’agit plutôt de pas-peureux ayant enfilé un gracieux one-piece moustiquaire afin de voir les abeilles de plus près. David, quant à lui, en véritable maître du savoir apicole, plonge dans le rucher à mains nues, protégé seulement d’un emblématique t-shirt brun.

Puis, après nous avoir amenés au cœur des installations de transformation des produits pour nous expliquer les dessous de la distillerie et des différents miels, la visite se conclut sur une dégustation des différents aliments et alcools développés sur place. On va pas se mentir, c’est oui sur toute la ligne.

Savourer le miel autrement

La production d’alcool fait partie des activités de la miellerie depuis l’été 2021, saison où David et son équipe ont lancé leur première gamme de quatre hydromels (miel d’été, bleuets sauvages et miel d’été, framboises et miel d’été, houblon et miel d’été) et, peu après, leur premier gin, tous conçus à partir du miel cultivé sur place. « Quand j’ai commencé en apiculture, je savais qu’un jour je ferais de l’alcool », confie David, convaincu. Une fois cet objectif accompli, il ne restait qu’à proposer un lieu où déguster le fameux nectar.

C’est maintenant chose faite, alors qu’a été inaugurée le 6 août dernier la Buvette de la miellerie, un projet en complète cohérence avec la vision d’entreprise de David et sa personnalité accueillante : « Depuis le début, ma vision d’entreprise c’était qu’il y ait du monde sur place », affirme-t-il. Ainsi, la buvette se destine non seulement à être un lieu de dégustation, mais aussi, voire surtout, un endroit de rencontre, propice aux événements sociaux et à la diffusion culturelle. De la location corporative à la présentation de spectacle, on compte en faire un lieu polyvalent et adaptable à la demande de la population.

Au moment de notre visite, David et son équipe se préparaient à la grande ouverture!

Avec la valdorienne Kristel Aubé-Cloutier, fondatrice de l’entreprise de mixologie Station Ludik, David a élaboré un menu de cocktails uniques et sophistiqués, visant à mettre en valeur les alcools produits sur place : « Je veux insister sur le fait que c’est un alcool artisanal. On part du miel de nos ruches. Le but c’est de mettre en valeur nos produits, de mettre en valeur le terroir de Saint-Marc », précise-t-il. Si l’univers des bars et de la restauration est tout nouveau pour lui et l’ensemble de son équipe, il n’en demeure pas moins fébrile et heureux de se lancer dans cette nouvelle aventure, d’autant plus que l’engouement de la population et des visiteurs pour les produits et services de la miellerie est visiblement croissant.

Les visiteuses et les visiteurs pourront également profiter de la terrasse pour déguster leur boisson au soleil pendant les journées de beau temps.

La buvette sera ouverte pendant la saison estivale du mardi au samedi, de 14h à 23h. C’est l’occasion parfaite d’étancher votre soif après avoir visité les lieux, puisque l’hydromel facilite la rétention d’information nouvelle (c’est absolument faux, ne répétez ça à personne. Toutefois, l’hydromel a effectivement été testé et triplement approuvé). C’est assurément une sortie à mettre au calendrier des prochaines semaines pour un moment de qualité supérieure en famille, seul.e ou entre ami.e.s.

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