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Cinq lieux où observer les oiseaux en Abitibi-Témiscamingue

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Par Sophie Mediavilla-Rivard

Ornithologues aguerris ou simples amateurs, la région a plus d’un tour dans son sac pour vous séduire. Voici quelques suggestions d’endroits phares!

Lac Osisko – Rouyn-Noranda

Le fameux lac Osisko est une véritable mine d’or pour dénicher des bêtes ailées sans trop s’éloigner.

De nombreuses sortes de canards y sont observés : entre autres sarcelles, huards et fuligules. C’est sans parler du fameux grèbe jougris, symbole de Rouyn-Noranda. À travers tout le Québec, c’est le seul endroit où l’espèce niche.

C’est aussi un super spot pour les oiseaux marins. Outre les dizaines de goélands qui occupent la célèbre « Île aux mouettes », on y retrouve des cormorans à aigrette, des grands hérons et des sternes.

Un huard et son petit sur le lac Osisko

Parc national D’Aiguebelle – Rouyn-Noranda

Situé dans le secteur de Mont-Brun, le Parc National D’Aiguebelle n’a pas fini de vous séduire. Vous y avez sans doute déjà traversé le pont suspendu et observé des panoramas historiques, peut-être même avez-vous tenté le canot-camping, mais je parie que vous n’aviez pas pensé à la sortie ornithologique!

Eh oui, ce coin de paradis est l’endroit idéal pour développer sa passion pour les oiseaux. Il suffit de lever les yeux pour trouver la source des mélodies qui enchantent les lieux. Mon coup de cœur personnel? Les nombreuses espèces de parulines qu’on peut y voir.

C’est aussi un bel endroit pour admirer les oiseaux de proie. Vous aurez peut-être même la chance de croiser un majestueux grand-duc d’Amérique, ou du moins de l’entendre hululer au milieu de la nuit.

Une paruline au Parc national D’Aiguebelle

Marais Laperrière – Duhamel-Ouest

Tournons nos jumelles vers le Témiscamingue! Le Marais Laperrière offre trois kilomètres de sentiers menant à un milieu humide qui attire de nombreux oiseaux.

Voici une liste d’épicerie qui devrait vous convaincre que le marais est aussi rempli d’oiseaux qu’un supermarché l’est de légumes. Hirondelles, pics-bois, martins-pêcheurs d’Amérique, bruants, butors d’Amérique, jaseurs, carouges à épaulettes, grives, troglodytes, moucherolles… Et ce n’est que le début!

Un carouge au marais Laperrière

Site minier East Sullivan – Val-d’Or

La nature a repris le dessus des rangs de gravelle de cette ancienne mine. On a l’impression de s’y perdre (mais inquiétez-vous pas, on a un GPS !). Il faut rouler lentement et faire aller ses yeux d’un bord et de l’autre de la route pour faire des rencontres aviaires uniques.

Le site est idéal pour observer des petits échassiers et des oiseaux qui bordent habituellement les rivages, comme la bécassine de Wilson et quelques espèces de chevaliers, de bécasseaux et de pluviers.

Le highlight de la place, c’est le couple de cygnes trompette qui vient y faire son nid tous les étés. Ces oiseaux sont d’éternels romantiques qui gardent le même partenaire pour la vie, c’est adorable !

Un cygne aperçu au site minier East Sullivan

Marais Antoine – Roquemaure

On finit les suggestions en Abitibi-Ouest au Marais Antoine. Il doit y avoir une couple d’oiseaux ontariens là-bas : le marais est à trois kilomètres de la frontière ! Sans blague, ce milieu humide de 284 hectares abrite un nombre exceptionnel d’espèces.

Les deux sentiers d’auto-interprétation avec belvédère, passerelle et tour d’observation vous permettront de clôre cette épopée ornithologique témiscabitibienne et d’enfin devenir le ou la pro des oiseaux que vous rêvez d’être!

Une bécassine au marais Antoine

Photos: Louvik Archambault

Un commentaire

  1. Annette dit :

    Bravo et merci à vous deux, Sophie et Louvik ! Les informations sont fort intéressantes et les photos agrémentent le tout. Ça incite à l’aventure et à la découverte ! 💕

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