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Les Anicinabek: Un peuple riche de culture et de tradition

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Quand les Européens ont foulé la terre de ce territoire, là-bas, là où les eaux se séparent (Abitibi), là où se trouve ce lac profond (Témiscamingue), le peuple anicinabe s’y trouvait déjà depuis plus de 8 000 ans. Les Témiskamings et les Abitibis se côtoyaient, partageaient leurs techniques de chasse, leurs croyances, leurs connaissances des plantes médicinales, et la dureté de l’hiver. Ils ont vu s’installer les Canadiens français, les ont aidés à braver le froid et la maladie, les ont guidés dans les immenses forêts sauvages.
Canadiens français et Anicinabek se sont imprégnés les uns des autres pour faire l’identité abitibienne et témiscamienne, à travers un métissage et une influence mutuelle.

Initié par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, le site culturel Kinawit  » vise la découverte, la préservation et la valorisation culturelle et identitaire, par une expérience touristique unique et authentique issue des savoirs traditionnels et contemporains des Premiers Peuples, favorisant la rencontre, le partage, l’expression et la transmission intergénérationnelle ». Photo : Hugo Lacroix

Aujourd’hui, les Algonquins de l’Abitibi-Témiscamingue sont regroupés en sept communautés, trois francophones situées en Abitibi, à Pikogan, Lac-Simon et Kitcisakik, et quatre anglophones à Eagle Village (Kipawa), Long Point

(Winneway), Timiskaming et Wolf Lake (Hunter’s Point), au Témiscamingue. La Ville de Val-d’Or accueille également un bon nombre d’entre eux et se distingue au niveau national par le leadership de son Centre d’amitié autochtone et par son pavillon universitaire des Premiers-Peuples.
Les Anicinabek sont actifs dans le reboisement des forêts, dans le piégeage des animaux et dans l’artisanat. Beaucoup d’entre eux s’adonnent encore à la chasse et à la pêche. Certaines familles pratiquent même un nomadisme qui s’apparente à celui de leurs ancêtres.

Fiers de leur identité, ils font entendre leur langue sur les ondes de radios communautaires et organisent régulièrement des activités traditionnelles unissant les aînés et les jeunes dans chacune des communautés.

Pow-Wow de Pikogan, 2017
©Ariane-Ouellet

Les Anicinabek vous proposent de venir à la rencontre de leur culture en visitant la boutique d’artisanat du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Vous pouvez aussi participer aux festivités de la Journée nationale des Autochtones du 21 juin dans plusieurs communautés et aux Pow-Wow organisés en période estivale.

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