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Un sport d’hiver fascinant

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Le « MUSHING » ce mot vous dit quelque chose?

Le « mushing » c’est le mot canado-anglo-francophone qui veut dire « promenade en traîneau à chiens » et le « musher » c’est le nom que l’on donne au pilote de l’attelage de chiens de traîneau. Ce mot vient du français « marche » transformé en « mush » avec les années par les canadiens anglophones qui ont emprunté, comme beaucoup d’autres mots de notre vocabulaire au temps de la colonisation.

Parmi tous les sports d’hiver que la région nous offre, celui qui nous fascine par tous ses aspects est assurément le traîneau à chiens. Ce sport nous procure un contact privilégié avec la nature, le ressourcement que l’on recherche en plein air, un sentiment de liberté, avec une touche d’aventure! Notre côté explorateur refait surface et nous avons envie de parcourir notre territoire.

Le lien entre les mushers et leurs chiens, nous captive. Ces chiens aux caractères vifs, parfois agités et bavards, deviennent des coéquipiers disciplinés et obéissants, ils sont concentrés à leurs tâches une fois la première commande lancée. Marche! Yup! Yup! La majorité des chiens d’attelage sont des Alaskans, des Huskys sibériens ou des Malamutes. Pour la course, les Alaskans sont les plus populaires, l’énergie de ces athlètes est impressionnante! Car il faut se l’avouer, ces chiens sont des athlètes de haut niveau! Et c’est encore plus vrai s’ils font des expéditions de centaines et même de milliers de kilomètres!
Pour les néophytes, les Alaskans sont des Huskys croisés avec des chiens de type Braque, Lévrier ou Setter anglais, dans le but d’améliorer leurs performances. Aucun chien de race ne rivalise avec ces chiens au niveau de la vitesse. C’est pourquoi nous les retrouvons en majorité dans les courses de chiens de traîneau.

Une nouvelle course à vue le jour, La PG Expédition!

Le rêve d’un musher de La Sarre devenu réalité les 26 et 27 février 2022. Depuis au moins 10 ans, Pierre Germain rêvait d’organier une course, ici, en région, plus précisément à La Sarre. Après avoir fait l’expérience de plusieurs courses à l’extérieur de la région, il s’est dit que nous avions le plus beau coin de pays pour organiser un tel événement et que nous avions tout pour faire vivre une expérience hors du commun aux participants. Et ce fut le cas! Une trentaine de mushers ont pris part à l’aventure dont 5 coureurs provenant de l’Abitibi-Témiscamingue. Deux courses étaient proposées, une course de 40 miles dans laquelle l’instigateur du projet Pierre Germain prenait part, ainsi que Mélodie Beauchemin et Kéven Larivière de St-Félix-de-Dalquier et Sabrina Bernier de Ste-Germaine-Boulé. Guillaume Mercier de La Corne a, quant à lui, pris part à la 100 miles où il s’est particulièrement distingué par sa ténacité et sa détermination en franchissant la ligne d’arrivé à 4 heure du matin, soit 19 heures après son départ!

Voulez-vous en savoir plus sur la passion des mushers participants?

André, musher depuis 21 années, en pause officiel à mi-parcours de la 100 miles…

Où as-tu appris à devenir musher?
Nous sommes mushers de père en fils, mon grand-père, mon père, moi et mon fils… justement mon fils est deux corridors à gauche! Je participe avec ma femme Amélie et mon fils Tristan à des courses tels que Eagle Lake Sled Dog Races 100, Greenville, Michigan70, UP 200, Can-Am Crown International Dog Sled Race 250 et le Défi Taïga 200.

On voit bien l’esprit familial de vos équipes, il y a beaucoup de petites mains pour aider! Combien de chiens avez-vous?
Mon fils et moi avons un chenil de 50 chiens que l’on entraîne dès qu’ils sont chiots.

Est-ce que votre chenil a une vocation touristique?
Non, notre chenil c’est seulement pour nous.

Quel est votre mode de vie avec ce chenil?
Dans la vie, on est entrepreneur, donc on travaille le plus possible au printemps, à l’été et à l’automne, et l’hiver, on se consacre le plus possible aux chiens. Nos hivers sont remplis avec les entraînements, les courses et les expéditions. Les chiens de traîneaux font partie intégrante de notre mode de vie.

Je vois que vos chiens sont nourris en roi pendant la course, pouvez-vous m’en dire plus sur leur alimentation?
On les nourrit à la viande hachée crue et aussi avec une soupe de croquettes pour les hydrater, c’est vraiment important pendant les courses, en plus de l’effort qu’ils donnent ce qu’y leur fait perdre beaucoup d’eau, le froid les assèche.

Sabrina, musheuse depuis 17 ans, se préparant pour sa première course à vie…

Sabrina Bernier © Mélinda Théberge

Où as-tu appris à devenir musheuse?

Je viens de Chibougamau et ma cousine avait des chiens de traîneau, j’ai appris à l’âge de 10 ans à en faire avec elle. Je travaillais à son chenil, j’ai fait des randonnées avec des clients pendant au moins 6 ans.

Qu’est-ce qui t’a amené en Abitibi-Témiscamingue?
J’ai rencontré un garçon et je suis déménagée ici. Depuis mon déménagement, je n’avais pas renoué avec les chiens de traineau, jusqu’à ce que je rencontre Pierre, il y a environ 7 ans. J’ai fait une « ride » avec… une fois de temps en temps j’allais avec lui, j’allais l’aider avec ses clients.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’avoir ta propre meute?
J’étais tanné de prendre les chiens des autres, j’ai acheté mes propres chiens. Ça fait 2 ans que je suis propriétaire. Et là on va faire notre première course ensemble, je ne suis même jamais allé voir une course de ma vie, tout est nouveau pour moi. J’ai l’expérience en tourisme, maintenant je veux faire l’expérience de la course.

Quel est ton but avec ta meute, faire du tourisme ou participer à des courses?
Je veux faire les deux! Y’a beaucoup de musher ici qu’ils le font, je m’inspire d’eux. Comme David Boyer, il a un gros chenil touristique et il participe à plusieurs courses de 100 miles.
La course c’est un défi personnel et le côté touristique vient donner de l’entraînement et ça me permet de partager ma passion. J’adore les chiens, j’adore apprendre aux autres à faire du mushing, à répondre à leurs questions, les aider à s’améliorer… Il y a un bel esprit de communauté entre les mushers.

Est-ce que tu as démarrer ta meute en te procurant tes chiens lorsqu’ils étaient encore de bébé?
Dans mon équipe actuelle, il y a trois chiens que j’ai acheté déjà formés dont ma chienne de tête et tous les autres je les ai décollés bébé.

Parle-nous de tes chiens, comment vivent-ils, où dorment-ils?
J’ai un enclos pouvant accueillir 14 chiens, pour le moment j’en ai 12 dans mon chenil, ce sont tous des Alaskans et 3 chiens de maison que j’utilise pour mes enfants, eux ce sont des Husky croisés un peu bâtard, ils suivent les autres et on a du fun!

Si vous avez envie de faire une randonnée avec Sabrina et de partager avec elle sa passion, visiter La Meute de la petite Germaine!

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