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Attention, j’ai eu la piqûre

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Ma visite à la Miellerie de la Grande Ourse

Récemment, mon copain et moi avons pris la route direction : Saint-Marc-de-Figuery. C’était l’une des premières journées passablement chaudes de l’été. Juste assez chaude pour permettre l’ouverture des ruches sans nuire aux abeilles. On connaît bien la Miellerie de la Grande Ourse, mais, on avait enfin l’occasion de prendre part au safari apicole.

Que vous soyez un brin craintif à l’égard des abeilles, que vous ayez une peur folle des piqûres ou que ça ne vous fasse pas un pli, vous avez votre place dans le safari! On vous offre d’être dans le feu de l’action et d’enfiler un joli habit tout blanc OU de vous asseoir sagement dans le chariot-moustiquaire et de vous laisser transporter jusque dans les champs.

Dans notre cas, le choix était évident : Le suit! On a donc enfilé nos plus beaux habits dignes d’un film de science-fiction pour suivre David Ouellet, le chef-apiculteur de la Miellerie, jusqu’au rucher. Et on n’a pas été déçus!

 

David Ouellet, l’apiculteur qui manipule l’enfumoir dans le but de calmer les abeilles

 

Une fois sur place, il a ouvert la ruche délicatement pour nous montrer chacun des membres de la colonie, un-à-un : le faux-bourdon (mâle), plus petit, avec un court abdomen, les ouvrières, qui butinent les fleurs, et la reine, un peu plus grande… Celle-là est vraiment difficile à repérer! Grâce à David, on a pu les observer de près.

À titre d’exemple – parce que je ne vais pas vous « spoiler » le meilleur de la visite, on voit clairement les boules de pollen que les ouvrières confectionnent et transportent sur leurs pattes arrières jusqu’à la ruche. C’est un truc qu’on a du mal à se figurer quand on vous l’explique de vive voix. Or, la proximité avec l’apiculteur et les abeilles vous permet littéralement de le voir de vos propres yeux. J’ai même réussi à le prendre en photo. C’est capoté!

 

Une abeille est venue se poser sur mon gant et on a pu distinguer clairement les boules de pollen sur ses pattes arrières!

 

Sur celle-ci, David nous montre une abeille s’apprêtant à sortir de son alvéole en grignotant l’ouverture avec ses mandibules

 

Pas besoin de vous dire que j’ai eu la piqûre! (sans mauvais jeu de mots) La passion de David Ouellet est à ce point contagieuse que j’ai moi-même décidé de me lancer dans l’apiculture et d’avoir mes propres ruches. Je sais de quoi je parle quand je vous dis que ce n’est pas pour tout le monde. J’en suis à mes tout-débuts et j’apprends à chaque fois… Suffisamment pour reconnaître le courage et la force de travail de David. C’est vraiment un art, le métier d’apiculteur.

Non seulement David est un maître, mais c’est aussi un excellent communicateur qui parvient à transmettre son amour des abeilles et communiquer la juste quantité d’information à ses interlocuteurs.

 

Chaque visite est différente et peu importe l’âge et le niveau d’attention de son public, il sait capter notre intérêt et répondre aux questions les plus simples comme aux plus pointues. Personnellement, la visite m’a permis de mieux comprendre le rôle primordial des insectes, dont les pollinisateurs, pour la biodiversité, en plus de consolider mes notions d’apiculture.

 

De la ruche… à votre palais!

Au-delà du safari apicole, j’ai vraiment apprécié la visite des installations qui m’a permis d’en apprendre plus sur la méthode d’extraction du miel. L’extraction du miel, c’est l’ultime étape pour l’apiculteur et l’aboutissement d’un long processus que je trouve particulièrement précieux. Rappelons que le miel est produit par les abeilles à partir du nectar récolté dans les fleurs qu’elles butinent. Autour de la reine, les ouvrières s’activent avec ardeur. Pour vous donner une image, on estime que dans toute sa vie, une abeille ne produit que 1/12e de cuillère à table de miel. Honoré par le travail accompli de ses troupes ailées, la récolte des cadres de miel est la récompense de l’apiculteur. Durant l’extraction, on collecte le miel des rayons à travers différentes étapes pour enfin voir les pots remplis d’or s’aligner sagement dans le but d’être dégustés.

Notre visite s’est conclue par une dégustation de quelques produits dérivés. Pas besoin de vous dire que je suis repartie avec quelques délices sucrés : la tartinade chocolat-miel (mon coup de cœur), du miel de printemps, mais aussi, des chandelles fabriquées à partir de la cire d’abeille.

La visite des installations, l’extraction et la dégustation

 

Achetez vos produits favoris sur place!

On parle beaucoup de sauver les abeilles ces derniers temps, mais une bonne façon de les aider et d’aider l’environnement est d’acheter de façon responsable… Et ça commence par l’achat local. Saviez-vous qu’au-delà des aliments conçus à partir du miel, vous pouvez également vous procurer des légumes frais ainsi qu’une panoplie de produits régionaux dont d’excellents fromages? Si vous passez par la Miellerie, que ce soit pour une visite ou simplement parce que vous empruntez la route de Saint-Marc-de-Figuery, pourquoi ne pas les acheter sur place et ainsi épargner des centaines de kilomètres à votre laitue!

« Une bonne façon d’aider les abeilles… ET d’aider l’environnement est d’acheter de façon responsable »

 

Pour moi, notre virée a vraiment marqué le début de l’été, mais m’a aussi donné l’avant-goût des vacances. Le plaisir de prendre la route en voiture avec le soleil plein la face et le vent dans les cheveux, c’est un feeling qu’il fait bon retrouver. Une fois dans les champs, le temps s’arrête. Pas le choix de décrocher. C’est pourquoi je songe déjà à ma prochaine visite à la Miellerie…

En juillet, les champs dorés danseront sous la chaleur du vent du sud et les fleurs seront dans toute leur splendeur. Allez, on y retourne?! 😉

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