Une matinée hors du temps et une aventure magique au Chenil du Chien-Loup, en Abitibi-Témiscamingue - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Une matinée hors du temps et une aventure magique au Chenil du Chien-Loup, en Abitibi-Témiscamingue

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Il y a des rêves d’une vie que l’on peut réaliser assez facilement. Faire du traîneau à chiens dans des forêts enneigées du Québec en fait partie. Après plus d’un an passé au Québec et en étant à mon deuxième hiver ici, je n’avais jamais trouvé la bonne place pour vivre cette expérience. Ça, c’était avant que j’arrive en Abitibi-Témiscamingue et que je découvre une philosophie de vie bien loin de celle des grands centres. Le mardi 5 mars, j’ai enfin pu vivre ce rêve dans des conditions qui dépassaient largement mes attentes.

 

En route vers Amos et le Chenil du Chien-Loup

Le rendez-vous est pris. Nous arrivons à 9 h tapantes au Chenil du Chien-Loup, à Berry, juste à côté d’Amos, pour vivre un moment de partage précieux et unique. Éric, le propriétaire des lieux, nous accueille chaleureusement et nous invite à aller enfiler des vêtements chaud. Bien que nous soyons en mars, la température ressentie ce matin-là avoisine les -30 degrés. Je suis énervée comme une enfant et je me prépare aussi vite que possible afin de le suivre dans le chenil et d’y rencontrer sa meute.

Éric Forget tient deux chiots dans ses bras à l'entrée de son chenil, le Chien-Loup, à Amos, en Abitibi-Témiscamingue avant notre balade en traîneau à chiens.

 

 

La rencontre avec la meute

Je suis la première du groupe à rejoindre Éric dans le chenil et à tomber instantanément en amour avec ses chiens. Bon, il n’a pas hésité à sortir de gros arguments pour me charmer : en moins de 10 minutes, je me retrouve avec un chiot adorable et tout doux dans les bras. J’ai complètement perdu la notion du temps à ce stade. Je n’ai aucune idée de combien de temps je suis restée à câliner les chiots, mais Éric nous « rappelle à l’ordre » : il est temps de préparer nos traîneaux et de sortir les chiens pour la balade.

 

Les instructions pour la conduite du traîneau à chiens

Avant de « lâcher les bêtes », Éric nous explique avec beaucoup de ferveur et d’entrain comment diriger notre traîneau et les chiens. Ses instructions sont précises et il insiste beaucoup sur la sécurité des manœuvres. On veut éviter de perdre le contrôle, autant pour les chiens que pour nous. Plutôt impressionnée, je me retrouve à me demander si je vais être capable de diriger sans heurt les 8 chiens qui vont tirer mon traîneau.

Les chiens du chenil du Chien-Loup à Amos, en Abitibi-Témiscamingue, sont prêts pour la balade en traîneau à chiens.

 

L’attelage des chiens

La pression monte. Éric nous suggère de laisser l’allée entre les 2 traîneaux libre, car c’est là qu’il va passer avec les chiens afin de les atteler. Ils sont surexcités à l’idée de partir à l’aventure et jappent tous plus fort les uns que les autres. Éric passe avec un ou deux chiens à la fois pour ensuite leur mettre leur harnais. Chacun a sa place attribuée. Les meneurs sont placés rapidement à la tête du traîneau. Ça a des airs de procession. Je suis à la fois émue et captivée. Nous avons, bien évidemment, la permission de flatter les chiens et de faire connaissance avec eux. Ils sont tous magnifiques. C’est un défilé de pelages flamboyants et d’yeux perçants qui se déroule devant nos yeux.

Les chiens du chenil du Chien-Loup à Amos, en Abitibi-Témiscamingue, sont prêts pour la balade en traîneau à chiens.

 

 

Le démarrage

Une fois que tout le monde est prêt, chiens attelés et mushers en devenir installés, Éric donne ses derniers conseils. Mon traîneau étant tiré par 8 chiens, contre 12 pour le traîneau de mes amies, je dois retenir les chiens afin de partir en seconde position. J’ai vite compris que je ne faisais pas le poids face à ces boules de poils et d’énergie… J’ai beau avoir les deux pieds sur le frein et m’y appuyer de tout mon poids, rien n’y fait, mes chiens démarrent en trombe et dépassent très rapidement le premier traîneau. On s’arrête (ou plutôt, on essaye…) et on recommence ! Cette fois, c’est bon ! Le premier traîneau est parti et nous sommes en deuxième position, comme prévu. Que l’aventure commence !

 

Découvrir les joies du traîneau à chiens dans une forêt enneigée

Les premiers virages et les premiers freinages sont laborieux. Diriger un traîneau à chiens est bien plus physique que ça en a l’air. Les paysages enchanteurs nous entourent et nous transportent hors du temps. C’est magnifique. Je souris sans cesse. Je ne réalise pas ce que je suis en train de vivre, c’est tellement magique ! Finalement, on s’y fait très vite et il devient facile d’anticiper les changements de direction. En forêt, nous effectuons plusieurs arrêts pendant lesquels Éric vient nous briefer sur les difficultés qui s’en viennent dans le parcours. Freiner. Tourner. Crier « Ha ! ». Freiner encore pour anticiper la descente sur la rivière gelée et enneigée. Courir pour aider les chiens dans la montée. C’est tellement prenant ! Je me sens privilégiée de vivre cette expérience avec un vrai musher passionné, dans un décor hivernal superbe et avec des chiens incroyables.

Nous sommes en balade de traîneau à chien au chenil du Chien-Loup, à Amos, en Abitibi-Témiscamingue, sur la rivière gelée et enneigée.

 

De retour au chenil, des surprises nous attendent encore

Je commence à reconnaître les paysages autour de moi, signer que la balade se termine bientôt. De retour au chenil, Éric rentre tous les chiens un à un dans leurs enclos. Il nous invite à aller nous réchauffer un peu à l’intérieur de sa maison. Une de mes amies entend des petits piaillements et s’empresse de demander s’il est possible que ce soit des poussins. La réponse se traduit par un grand sourire qui s’affiche sur le visage du propriétaire des lieux. Il se dirige vers un petit meuble, dans son salon, qui est en fait une chambre d’incubation et d’éclosion. Nous nous retrouvons rapidement avec des petits poussins, à peine nés, dans les mains et nous avons même la chance d’assister à des naissances.

Dans l'enclos des chiots du chenil du Chien-Loup, à Amos, en Abitibi-Témiscamingue lors de notre visite pour une balade en traîneau à chiens.

Les poussins remis au chaud, on se rechausse pour aller passer du temps supplémentaire avec nos amis poilus. Une fois à l’intérieur du chenil, nous avons champ-libre pour rentrer dans dans les enclos que nous voulons et aller flatter les chiens. Je suis rentrée dans le premier enclos sur ma droite où 4 adorables chiots et leur mère m’accueillent en me faisant une fête folle. J’ai de nouveau perdu toute notion du temps. Je retrouve le magnifique petit chiot que j’avais eu dans les bras avant la balade et je fais également plus ample connaissance avec Germaine, la future meneuse de cette joyeuse et jeune meute.

Mélanie Leroy, de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, fait connaissance avec un des chiots du chenil du Chien-Loup, à Amos, en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Marjorie Roumier

Nous échangeons beaucoup avec Éric, à propos de ses chiens, de sa vie et de ses passions. Une chose est sûre, je ne pouvais pas espérer mieux comme première expérience en traîneau à chiens. Une expérience authentique, touchante et inoubliable. Une expérience qu’il n’est possible de vivre qu’en Abitibi-Témiscamingue.

 

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