Mathieu Dupuis - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Mathieu Dupuis

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Que vous aimiez le Québec ou que vous soyez un simple amateur de photographie, vous avez assurément pu apprécier la qualité du travail de Mathieu Dupuis… Que ce soit dans une publicité, une revue, un site Web ou sur les médias sociaux, vous êtes tombés un jour ou l’autre sur l’une des photos.

Le mont Chaudron (tiré du livre) © Mathieu Dupuis

Chez Tourisme Abitibi-Témiscamingue, nous n’avons jamais cessé de suivre le parcours de cet artiste. Depuis la parution de son livre Abitibi-Témiscamingue (tome 1) en 2006, Mathieu Dupuis a continué de multiplier les projets d’envergure à l’échelle de la province, puis à l’international. Parmi ceux-ci, on note de nombreux mandats corporatifs mais aussi d’autres ouvrages photographiques sur le Québec : La Baie-James des uns et des autres (Les Productions FH), Le Québec au fil de l’Eau et Abitibi-Témiscamingue, Sur la route avec Mathieu Dupuis (par Les Éditions de l’homme) ainsi que Le Québec, une si belle province (Les Éditions palatines).

Dans les dernières semaines, sa carrière a été marquée par la récente parution de son nouveau livre par le renommé National Geographic. Mathieu Dupuis est alors devenu le premier photographe québécois à se voir dédier une œuvre complète par l’organisation. Le titre de son nouveau livre : Québec, un parcours photographique au cœur de cette province unique du Canada.

Tous les regards sont vraiment tournés vers lui présentement, c’est pourquoi nous nous sommes dit que le moment était parfait pour vous permettre d’en apprendre plus sur sa personne.

 


Le parcours unique de Mathieu Dupuis

Mathieu Dupuis est natif de Rouyn-Noranda, au Québec. Il habitait à Granada, mais passait le plus clair de son temps au chalet familial situé au bord du lac Chassignol, à Preissac. Il y faisait de la voile, du canot et de la pêche. Mathieu accompagnait aussi son grand-père maternel en forêt. Bien que celui-ci soit décédé tôt, il se souvient avoir passé plusieurs moments avec lui. L’homme, d’origine huronne, lui apprenait à trapper et à se débrouiller dans la nature. C’était dans les collines Kékéko dans le secteur d’Arntfield, près de Rouyn-Noranda. Il se rappelle aussi avoir exploré la forêt de fond en comble avec son ami, et ce, jusque dans l’arrière-pays : « On allait dans des endroits peu fréquentés par les marcheurs […] Il n’y a pas un rocher, pas une montagne qu’on n’a pas grimpé! », raconte Mathieu. Nul doute que son amour pour les grands espaces lui vient de là!

Puis, à l’âge de neuf ans, Mathieu est tombé vraiment malade. Durant une période de plus de quatre ans, le jeune garçon passait le plus clair de son temps dans les hôpitaux (Rouyn-Noranda et Sainte-Justine). Privé de la vie d’un jeune garçon de son âge, il était cloué au lit en permanence : « Mon rayon d’action, c’était mon soluté. » Mathieu n’avait que des magazines pour s’occuper. Il se réfugiait dans la lecture et nourrissait son imaginaire avec des National Geographic et des catalogues de Pentagonia qui, même à l’époque, étaient déjà très axées life style, storytelling.

Mathieu a été forcé de quitter l’école très tôt. Il a finalement été diagnostiqué de la maladie de Cœliaque vers l’âge de 13-14 ans. Avec une diète rigoureuse, il a réussi à atteindre un mode de vie plus « normal », même s’il demeure fragile.

Les deux années suivantes ont été marquées par ses tentatives de retour à l’école dans des classes avec des étudiants en difficulté; un climat qui ne plaisait pas à l’esprit d’un jeune en pleine crise d’identité et d’adolescence…

Après avoir fait divers petits boulots çà et là, Mathieu a décidé d’entreprendre un véritable retour aux études. Déterminé, il a enchaîné tour à tour les programmes étude-travail et l’éducation des adultes pour accéder enfin aux études collégiales. Travaillant sans relâche été comme hiver, Mathieu a complété son programme en photographie commerciale et publicitaire dans un temps record. En moins de quatre ans, le jeune homme est passé de « décrocheur » à « diplômé collégial à 18 ans ».

Mathieu Dupuis

« La photo a donné un sens à ma vie » – Mathieu Dupuis.

 

Depuis 2001, il travaille comme photographe indépendant et on le connaît pour son parcours incomparable, notamment par un premier gros reportage pour le magazine Géographica entre 2001 et 2005. Puis, avec le recueil photographique Abitibi-Témiscamingue (tome 1) en 2006, véritable best-seller québécois (vendu en plus de 15 000 copies). Depuis, il a terminé plusieurs projets de livres et collaboré à une trentaine d’ouvrages à titre de photographe principal.

Entre 2010 et 2014, il a fait plusieurs reportages aux États-Unis, dont un essai dans les plus grandes villes du pays en 2016.Entre 2014 et 2017, Mathieu s’est vu confié la rédaction de deux chroniques mensuelles pour le Journal de Montréal. En parallèle, Mathieu continue de réaliser, sur une base régulière, de nombreux mandats à titre corporatifs (environs 80 par an). Enfin, son livre sur le Québec avec National Geographic est le résultat de près de deux ans de travaux intensifs. Or, ce n’est rien pour le décourager puisqu’il entend continuer de travailler avec ce partenaire prestigieux pour les années à venir : « J’ai plusieurs projets en tête… L’un d’eux concerne un projet exploratoire de voyage de 6 mois », confie l’artiste.


Au-delà de sa passion pour la photographie qui a littéralement donné un sens à sa vie, Mathieu se passionne pour le Van Life, une pratique de plus en plus en vogue, qui consiste à habiter et voyager dans une fourgonnette ou un campeur. Pour lui, il ne s’agit pas que d’une mode, puisqu’il exerce ce style de vie depuis un bon moment maintenant.

Le soir, pour se détendre, Mathieu recherche de nouvelles inspirations sur Pinterest pour la modification de son prochain véhicule : « Quand j’essaie de me changer d’idée, je me bâtis un nouveau truck. », explique Mathieu, qui n’en est pas à ses premières armes…

En 2005, il a lui-même converti un fourgon Sprinter de Mercedes-Benz pour l’adapter à ses besoins, et ce, par lui-même (DYI) : « Quand tu passes la scie sauteuse dans un camion neuf, ça prend un peu de guts! », s’amuse Mathieu. Il fait lui-même : l’électricité, la fibre de verre, l’installation des panneaux solaire, l’électricité, les composantes de fournaise, l’ébénisterie, etc., et ce, en considérant des facteurs comme le poids, l’économie d’énergie et l’efficacité. Par-dessus tout, l’avantage de faire toutes ces modifications lui-même lui permet de bien connaître son véhicule et d’être en mesure de se dépanner lui-même en tout temps.

Son plus récent projet DIY © Mathieu Dupuis

Il modifie tous ses nouveaux véhicules à Rouyn-Noranda, chez ses parents. Son plus récent projet concerne la conversion d’un nouveau pick-up GMC Sierra HD, la création d’une cabine mobile (interchangeable) avec chauffage auxiliaire (pour usage 4 saisons) et panneaux solaires, etc. Le tout lui permettra dorénavant d’être autonome jusqu’à 200 nuits. Pour Mathieu, le véhicule idéal doit pouvoir lui permettre de se mobiliser, dormir et travailler où il veut, sans dépendre, ni déranger personne : « Ça me permet d’être on the spot en tout temps », explique-t-il.

 

Une détermination digne des gens d’ici

Évidemment, sa passion pour le Van life va de pair avec son amour de la photographie, mais ça ne fait que montrer jusqu’où Mathieu est prêt à aller pour accéder aux plus beaux paysages, aux premières lueurs du jour. Parce qu’il est une personne déterminée, qui n’arrête devant rien pour parvenir à son rêve et capter les plus belles images qui soient, nous sommes heureux et fiers de pouvoir compter Mathieu Dupuis parmi les Gens de l’Abitibi-Témiscamingue!

© Mathieu Dupuis

Un commentaire

  1. loraine lafleur dit :

    Bravo Mathieu, un exemple pour les élèves du secondaire et les décrocheurs. Faudrait penser à produire une video de ce parcours inspirant à présenter dans les écoles. Une chaine de télévision pourrait s’intéresser à diffuser cette video avec un témoignage à en faire rêver plus d’un. Journalistes à vos plumes !!!

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