Bianca Bédard - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Bianca Bédard

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« C’est simple, je travaille pour voyager! » – Bianca Bédard.

En parlant avec Bianca, on réalise qu’on a à faire à une femme foncièrement joviale, certes volubile, mais définitivement intéressée par les autres. Au-delà de son intérêt pour la géographie, c’est sans doute ce qui fait d’elle une experte de voyages. Son ouverture sur le monde et sa grande curiosité fait aussi d’elle une personne toute désignée pour nos Gens de l’Abitibi-Témiscamingue!

Bianca Bédard est originaire de La Sarre en Abitibi-Ouest. Sa naissance est une anecdote en soi : « Je suis née le 13 avril 1988, à deux minutes d’intervalle d’un autre bébé, une autre petite blonde aux yeux bleus. Après l’accouchement, le personnel a procédé à la pesée et le check-up d’usage, une infirmière est revenue avec un bébé dans les bras, puis l’a donné à mon père. Mon père avait remarqué dès ma naissance que j’avais le même regard que ma mère, les cheveux blonds et un teint de lait ». Pour le père de Bianca, son bébé n’avait pas le même regard… Cauchemar! Les infirmières avaient accidentellement échangé les nouveau-nés. Heureusement, grâce à la vigilance de son père, Bianca a pu retrouver ses vrais parents et une tragédie a pu être évitée!

Plus tard, Bianca a joui d’une enfance heureuse à s’amuser tant avec ses Barbies en écoutant Passe-Partout qu’à jouer avec les camions dans le carré de sable. Elle a grandi entourée de parents dynamiques : « [Ils] m’organisaient des gros partys de fête, ils se déguisaient et animaient des jeux. Aussi, chaque année, on partait en vacances, en moto, en camping, dans une nouvelle destination, c’était excitant. », raconte Bianca.

Puis un jour, le malheur frappa : Bianca n’avait que 6 ans lorsque sa mère reçu un premier diagnostic de cancer : « Jusqu’à l’âge de 13 ans, j’ai eu une jeunesse atypique où j’ai dû vieillir un peu avant le temps.  Ma mère est décédée début juin 2001, juste avant mes examens de fin d’année de secondaire 1. J’ai donc commencé l’adolescence orpheline de mère. » (À lire : Montréal malgré moi)

La jeune femme est quand même parvenue à franchir cette étape majeure de sa vie grâce à un père extraordinaire qui a su accomplir les deux rôles de parents en lui laissant assez de latitude pour se développer personnellement : « Mon père c’est un bum, un esprit libre. Il savait que la liberté et la confiance, c’était important. Surtout à l’adolescence […] J’ai commencé à travailler à l’âge de 13 ans comme sauveteuse. J’ai eu un scooter l’été d’après! Je me sentais libre et indépendante. », raconte Bianca.

Bianca Bédard

Bianca Bédard – Photo gracieuseté.

Elle garde d’ailleurs un excellent souvenir de son passage au secondaire. C’est à ce moment qu’elle a développé son intérêt pour l’implication citoyenne, une autre valeur inculquée par son père. Elle s’est impliquée d’abord dans le conseil étudiant, dans le conseil d’établissement, puis au Parti québécois et dans une troupe de théâtre… : « Je faisais des partys à 40 personnes chez moi. Aucune idée comment j’arrivais à jongler avec tout ça à 15 ans! », se confie-t-elle.

Résolue à devenir psychologue, Bianca quitte la maison familiale à l’âge de 17 ans pour amorcer un DEC en sciences humaines, profil individu, à Rouyn-Noranda. Une erreur de parcours qui n’en sera pas une grâce à sa professeure de Cégep qui saura la guider vers la bonne discipline : la géographie. Après avoir passé un an à Ottawa, et malgré la mauvaise qualité de son anglais, elle décide de partir vivre à Londres avec un ami, une expérience marquante pour Bianca : « Je me suis fait voler mon passeport et mon visa de travail, et ce, dès notre 2e nuit. C’était dans une auberge de jeunesse miteuse qui sentait le parmesan. Somme toute, ça été 14 mois de voyages, d’aventures, de découvertes, de folies et des quantités gênantes de pintes de bières englouties dans les pub anglais et sur la colline de Primrose Hill, notre spot préféré […] »

En 2010, Bianca entreprend un baccalauréat en géographie; profil environnements physiques à l’Université Laval, pour ensuite compléter une maîtrise en biogéosciences de l’environnement. À son retour en région en août 2015, Bianca obtient un poste de chargée de projets au Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT) : « J’étais de retour depuis seulement deux mois quand un ami m’a envoyé l’offre d’emploi du CREAT, alors que j’étais en voyage au Honduras ! Quelle chance que j’ai de l’avoir obtenue! », témoigne la jeune femme.

Les expériences de voyage ont toujours influencé son parcours : « Les voyages m’ont inconsciemment amené vers la géographie. J’ai toujours été curieuse et intéressée par plein de choses. Puisque la géographie est une science multidisciplinaire qui touche l’environnement, la géologie, la géomorphologie, la climatologie, l’hydrologie, la biologie, la sociologie, l’histoire, la politique, l’économie, etc… j’étais certaine d’y trouver mon compte! Puis, j’aime l’idée que je mène des combats contre des problèmes et des menaces méconnus des gens dans le but de prévenir ou d’atténuer des problématiques environnementales. »

Photo : gracieuseté.

Travailler pour voyager

« Je suis comme Obélix, c’est comme si j’étais tombée dedans quand j’étais petite! J’ai été conçue alors que mes parents étaient en voyage. J’étais très jeune quand je suis partie pour la première fois en voyage avec mes parents, en moto. Assise dans mon side-car, j’adorais dévorer les kilomètres à moto, sentir les odeurs, les changements de température, l’air salin sur la côte Est, été après été. J’adore encore quand l’air salin me chatouille les narines. […] J’en suis à 34 pays visités, majoritairement en Europe à l’exception de l’Égypte, du Honduras, du Vietnam et des États-Unis. »

L’année 2017 a été bénéfique pour Bianca qui revient d’un voyage au Vietnam, qu’elle décrit comme « surprenant ». Elle a également réalisé un rêve de géographe : le tour de l’Islande! À court terme, 2018 promet d’être toute aussi intéressante puisque son père a choisi de l’amener dans les Alpes suisses, italiennes et autrichiennes pour célébrer son 30e anniversaire : « J’y suis déjà aller mais y retourner et prendre mon temps pour les découvrir avec les deux hommes de ma vie, ce sera fou! », s’exclame Bianca.

Bianca Bédard

Photo : gracieuseté.

Quelques anecdotes de voyage amusantes :

« J’ai failli me faire kidnapper à Brooklyn, en 1991. Nous étions en moto et mes parents étaient perdus. On s’est retrouvé dans un quartier pas très sécuritaire de Brooklyn et alors que mes parents roulaient, des hommes se sont dirigés sur nous, pour tenter de m’arracher du side-car. Mon père a du faire un 180 degrés en moto, levant le side-car dans les airs, frappant quelques-uns au passage, pour quitter en vitesse le secteur. Une prouesse digne d’une scène d’action d’un film ! Une chance que mon père est un peu cowboy, ça m’a sauvé la vie ! Ma mère a mis du temps à s’en remettre de ce que mon père me dit ! Mon père est retourné à Brooklyn pour la première fois depuis, cette année. »

« J’ai failli mourir au rocher Percé ! Un énorme fragment de roche s’est détaché du rocher et est tombé quelques centimètres devant moi. Si je l’avais reçu sur la tête, j’aurais probablement perdu la vie sur le coup! Après ces émotions, on a continué à marcher vers le trou… La marée montait et quelques mètres avant d’atteindre le trou, j’ai glissé sur une roche et je suis tombée dans l’eau. Trempée, insultée, piquée dans mon orgueil du haut de mes 4 ans, j’ai dit à mes parents que je rebroussais chemin ! Je n’ai jamais atteint le trou du rocher percé à ce jour! »

« On a offert de m’échanger pour 100 chameaux en Égypte ! L’Égypte, c’était un rêve d’enfant. J’adore être dépaysé et je savais que j’en aurais pour mon argent dans ce pays. Un ami et moi, on y a passé 19 jours, en train, en bateau sur le Nil, à dos d’âne dans la vallée des rois, en chameau et en jeep dans le désert, bref, c’était complètement fou. Après quelques demandes en mariages franchement désagréables dans les rues, un jeune égyptien probablement mineur s’est adressé à mon ami (comme si j’étais absente) et lui a offert 100 chameaux en échange de ma main. Évidemment, on a eu un fou rire et mon ami a répondu : « je vais refuser, elle a déjà payé son billet d’avion. Ça va me coûter cher de billets tous ces chameaux ! » »

Bianca Bédard

Photo : gracieuseté.

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