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Nadia Lachance, maître dans l’art de festoyer

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Le ciel d’un bleu cyan éclatant se miroite dans les eaux calmes du Lac Témiscamingue, sous un soleil resplendissant. C’est ce que vous offre la ville pittoresque de Ville-Marie et comme vous comptez bien en profiter, vous passez prendre des provisions et descendez dans le Parc du Centenaire aux abords du lac.

Vous êtes à peine installé qu’arrive tout près de vous une jeune fille, aux cheveux courts et blonds, dont les lunettes et la robe fleurie vous rappellent agréablement le style des années 50 (celui qui revient à la mode, pas les vieilles robes douteuses que votre tante essaie obstinément de refiler à tout le monde). Tranquillement, minutieusement, elle s’installe pour un pique-nique. Tout y est : la nappe à carreau, le panier, les couverts. En voyant la nourriture alléchante qu’elle extrait de son panier, vous vous dites que cette jeune femme maîtrise sans aucun doute l’art de festoyer et ne pouvez vous empêcher d’entreprendre la conversation.

Nadia Lachance

Nadia Lachance – Photo : Christian Leduc

Vous apprenez alors que cette jeune fille souriante et dynamique, c’est Nadia Lachance, la copropriétaire du Bistro Elle et Louis. Si vous la voyez aujourd’hui prendre le temps de pique-niquer tranquillement au bord du lac, c’est loin d’être un hasard, comme elle le dit elle-même : « Je suis une personne très, très active et qui aime beaucoup le temps, avoir du temps. On a réussi à ouvrir le resto juste quatre jours semaines, ce qui est vraiment rare dans la vie. Ça faisait partie de mes valeurs pour avoir du temps pour vivre, regarder le soleil et le ciel bleu. »

Elle ne se serait probablement pas imaginé, durant la première année du bistro, qu’elle et Louis, son amoureux, parviendraient à retrouver autant de liberté parce que, soyons francs, ouvrir un bistro, ce n’est pas de tout repos. « Partir le resto, confie-t-elle, ça été une idée folle. Des fois je me dis que je vais faire tel projet et je n’ai aucune idée de ce que ça demande et quel genre de travail ça suppose.  Et finalement, en bout de ligne, je me dis que, ouin, c’était pas mal de travail finalement… c’était pas si facile que ça. » Ouvrir le bistro, c’était le projet le plus difficile de sa vie, la décision qui lui a fait perdre une partie de sa naïveté d’enfant et l’a fait entrer, non sans quelques souffrances, dans le monde des adultes.

Aujourd’hui, par contre, elle se dit vraiment heureuse de ses choix et des décisions qu’ils ont prises : « Ce que j’aime de mon travail, c’est que les gens viennent pour se faire plaisir, donc c’est un rapport de plaisir avec les gens. Ils viennent pour être ensemble, pour être en famille, pour fêter. Même ceux qui viennent par affaires, ils ne sont pas chez eux, donc ça leur fait du bien et ils sont impressionnés que ça soit si le fun et si bon. T’as toute la gratitude et tu ressens toute la joie de ces gens-là. Les gens ne sont pas juste des numéros chez nous, on les accueille beaucoup, on les accompagne dans le choix. On veut rendre ça super humain, avec une proximité. C’est une expérience, une rencontre en soi. C’est comme si j’avais accès à un livre d’histoire avec plein de petites histoires! »

Avec son cours en cuisine, son cours en pâtisserie et son cours en boulangerie, Nadia peut affirmer que dans le fond, elle a fait ça toute sa vie. Dans le fait d’être sa propre patronne, elle trouve cependant une liberté qu’elle n’avait pas avant : « J’aime le fait que je puisse faire ce que je veux, que tout est possible. On imagine quelque chose, puis on le fait!  J’avais arrêté de travailler en restauration parce que je travaillais dans des endroits où je ne respectais pas ce qu’ils faisaient ou les matières qu’ils utilisaient, tandis que dans mon resto, on se lance et on fait les choses! Si un matin, je me lève et que je me dis qu’on pourrait faire des poutines du temps des sucres, ben on le fait! Y’a pas de limites à la création. »

Vous regardez les pâtisseries qu’elle vous présente et vous êtes étonnés par l’originalité et la créativité de Nadia. « Oui, créer, c’est ce que j’aime le plus, vous confie-t-elle. Et j’ai le chum parfait pour ça. Il est plus terre à terre, donc c’est l’idéal. Moi, j’ai plein d’idées et lui les réalise avec brio, donc c’est super le fun! »

Avec un adage comme « Y’a juste la mort qui tue », ce n’est pas trop surprenant que cette grande rêveuse ne s’impose pas trop de limites et qu’elle soit également une grande voyageuse. En vous parlant de tous les pays qu’elle a visités (la République Tchèque et l’Italie, dernièrement), de ceux qu’elle compte découvrir (la Croatie!) et de tous les endroits au Québec où elle a habité, elle vous avoue l’inavouable : même si elle est née à Amos et y a vécu toute son enfance, ce n’est que vers l’âge de 31 ans qu’elle a mis les pieds au Témiscamingue. « Je sais, c’est un peu ridicule, dit-elle. » C’est probablement pourquoi elle invite les visiteurs à bien profiter de leur voyage pour découvrir l’ensemble de l’Abitibi-Témiscamingue : « Faites le tour!  Arrivez par un bord et ressortez par l’autre. Souvent, les gens font des voyages trop vite. Ne visitez pas juste l’Abitibi ou juste le Témiscamingue, venez voir la différence. Le climat, l’ambiance, c’est pas pareil, c’est deux régions en une, finalement, et ça vaut la peine de les visiter toutes les deux! »

Nadia Lachance

Nadia Lachance, maître dans l’art de festoyer – Photo : Christian Leduc

 

Les coups de cœur de Nadia Lachance en Abitibi-Témiscamingue :

– La chute Topping

– Visiter le lac Témiscamingue en bateau

Kayak à la Baie Gillies

– Cueillir des fraises à la Ferme Nordvie

– Dormir dans un chalet d’Aventures Obikoba

– Prendre un chocolat chaud fleur de sel au Gisement

– Prendre une bière au Trèfle noir

– Samiyo sushi aux Promenades du cuivre

– Souper au bistro Le Cachottier

– Le Jardin Spa de l’Hôtel Gouverneur Le Noranda

– Faire du vélo sur la piste cyclable de Rouyn (Vélo Cité)

– Les thés de Tea taxi d’Amos

– La bière de la Microbrasserie Le Prospecteur

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