L'Abitibi-Témiscamingue connaît l'art de s'exprimer - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
Partager

L’Abitibi-Témiscamingue connaît l’art de s’exprimer

Par

L’Abitibi-Témiscamingue est un grand territoire riche en découvertes et la route qui nous y mène est belle et simple. À l’époque où je n’y habitais plus, j’aimais m’y rendre. Prendre cette route me permettait de laisser derrière moi le bagage du quotidien, le long de celle-ci. Sous son immense ciel bleu, la région est un territoire propice pour les nouvelles expériences et les rencontres authentiques et ce, même si on croit la connaître de fond en comble.

Quand je veux décrocher, je laisse mon instinct me guider, suivre des chemins encore inconnus.  Des petits chemins, des routes secondaires, des petites rues et des ruelles, il n’en manque pas ici! À gauche ou à droite, il y a toujours une occasion de changer de cap au gré de l’intuition et de la curiosité.

L’Abitibi-Témiscamingue profite d’une culture vivante et omniprésente

La vitalité culturelle est fertile sur la terre de tous les possibles. Dans mon coin de pays, de nombreux artistes y sont établis et imprègnent l’ensemble des lieux culturels, des festivals et des événements. Ils ont su donner une âme à certains lieux et moments. Il nous suffit uniquement d’y être pour en profiter. Et les occasions ne manquent pas!

Les lieux de diffusion artistiques et culturels sont nombreux et variés. J’apprécie particulièrement les petits cafés chaleureux qui offrent des expositions de photos ou d’artistes peintres alors que les gens du coin s’y rendent pour, eux aussi, décrocher du quotidien. Le Cabaret de la dernière chance, Le Trèfle Noir, l’Abstracto et le Gisement à Rouyn-Noranda, Le Prospecteur et l’Entracte à Val d’Or, Rouge Café à La Sarre, le Café Elkoza à Macamic, La P’tite Bouteille à Amos ou chez Eugène à Ville Marie. Pour ceux qui veulent pousser l’expérience encore plus loin, il y a même chez nous un musée d’art où tout y est pour combler la curiosité et la soif de découverte autant du passant que de celui qui reste à côté. Qu’on soit d’ici ou d’ailleurs, ces lieux restent pour tous des endroits propices aux rencontres.

Ces mêmes lieux communs font d’ailleurs partie de l’expérience culturelle authentique. Ces endroits sont remplis d’habitués, mémoire collective du lieu et de la ville dans laquelle ils se trouvent. En fait, ils sont pour moi un concentré vivant de ce que nous sommes, le Bovril de ta soupe Lipton.

La culture est en plein essor, elle est en constante évolution. La jeunesse de notre région en est pour beaucoup.  Si elle évolue à vitesse grand V, c’est parce qu’elle se construit avec la fougue et le besoin de s’affirmer des gens qui la façonnent. Nous sommes tous, gens d’Abitibi-Témiscamingue, appelés à y contribuer. Alors, quand les visiteurs viennent nous rendre visite, c’est avec un peu tout le monde qu’ils font connaissance. C’est aussi parce que la communauté dans son ensemble l’embrasse, y participe et se l’approprie que son éclat ne ternit pas. La culture est au cœur du territoire et de ces habitants, chacun en porte une partie en lui.

Une fois l’idée de se laisser guider par l’intuition adoptée, on s’ouvre à une tout autre expérience. En Abitibi-Témiscamingue, l’audace, la créativité et l’originalité des créateurs est aussi directement dans la rue, fixée au mur des entreprises, au cœur d’espaces publics et dans les veines de ses citoyens. Les occasions sont belles de dénicher une magnifique murale réalisée par un artiste professionnel d’ici égaillant un mur auparavant anonyme, une sculpture éphémère marquant un évènement ou d’entendre un musicien inconnu laisser aller ses doigts sur les touches d’un piano public. C’est aussi simple que d’aller au guichet automatique et, chemin faisant, croiser une œuvre belle et gigantesque, « Équilibre » de Karine Berthiaume,  faite de près de 4000 clés, représentant un arbre, une force de la nature. Ou bien, en allant déguster une bière brasée localement au Prospecteur, admirer « Les hommes et la mine », l’œuvre du Muraliste Omen qui représente l’importance de l’homme dans l’extraction des métaux de notre sous-sol.

Autant sur les routes de campagne qu’en lieux urbains, vous verrez aussi des œuvres autochtones. Cette marque culturelle n’est pas uniquement pour embellir nos lieux, c’est une affirmation que vous êtes en territoire anicinabe. Nous apprenons l’histoire de notre territoire et c’est aussi pour vous, une invitation à découvrir cette culture.

En marquant le territoire et les espaces publics, c’est une façon d’exposer la fierté des gens d’ici, mais aussi une manière de vous dire « bienvenue chez nous! ». Si j’apprécie mon milieu de vie, je sais à coup sûr que vous l’apprécierez aussi. Facile de décrocher quand on est bien dans le décor!

Il ne faut pas laisser passer les occasions d’emprunter un autre chemin, de pousser une porte ou de risquer une rencontre. Si jamais vous êtes dans le coin de Rouyn-Noranda, près de la Fonderie, vous aurez peut-être la chance de croiser mon ami Alexandre Castonguay, avec sa troupe éphémère de résidents du quartier, qui vous offre une visite ludique des ruelles du boomtown de Noranda dans la production de théâtre déambulatoire « Ma Noranda ». Chacun de ces moments peuvent devenir une expérience enrichissante ou un moment qui marquera votre passage, vous donnant le goût de revenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

×