Traîneau à chiens: ma première Husky Aventure - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Traîneau à chiens: ma première Husky Aventure

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Le dernier vendredi du mois de janvier, je m’étais promis de prendre mon après-midi de congé. Je n’y suis pas arrivé. En soirée, on présentait l’une de nos meilleures soirées d’impro depuis un bout. Totalement brûlé, j’ai quand même suivi les amis sur le plancher de danse… une bouteille d’eau à la main. Pas question de l’échapper jusqu’aux petites heures… Samedi, j’allais être initié au traîneau à chiens!

Il est 10 h, samedi matin. Ma copine Marjorie me signale que c’est l’heure de me lever. Je suis fier de moi. Fier de ne pas m’être couché trop tard. Heureux d’être en pleine forme pour aborder la journée. Un café à la main, on déjeune en vitesse et on prend la route de Val-d’Or, destination Husky Aventure Harricana!

Le thermomètre de la voiture indique -7 degrés Celsius. Il a tombé pas mal de neige dans les derniers jours. Dans l’auto, on s’accorde sur une chose : c’est une journée parfaite pour jouer dehors. Même si le soleil n’est pas au rendez-vous, j’aime le ciel. La lumière est diffuse et la neige est d’un blanc pur. Arrivé sur place, on remarque la présence du vent. Pas de problème. Je troque mon polar pour un duvet et le tour est joué. Puis, nous nous dirigeons vers l’accueil pour faire la rencontre d’Alain et de son helper, sa fille Anaël qui nous explique rapidement le programme.

Husky Aventure Harricana

Une fois à l’extérieur, Alain rappelle les règles de l’art à sa cadette. Il semble que la petite ait pas mal de personnalité, pour ne pas dire « de jasette ». Mais détrompez-vous, il ne s’agit pas de discipline, mais bien d’ÉDUCATION. Deux minutes m’ont suffi pour saisir l’ampleur des responsabilités du Musher (Meneur de chiens) et la rigueur que ça implique. Quand tu vois une trentaine de chiens sur leurs pattes arrière, déterminés à capter ton attention pour faire partie de l’expédition, tu comprends encore mieux l’utilité de son bras droit.

Si votre intérêt pour les chiens de traîneau se résume à vous faire photographier avec des toutous ou vous faire balader dans les sentiers comme la princesse d’Angleterre – c’est moi qui vous le dis – vous faites fausse route! Vous allez devoir vous engager un minimum : écouter, apprendre et prendre contact avec les animaux. Vous aurez peut-être à sortir de votre zone de confort. Oh… Vous pourriez prendre part à une randonnée sans toucher à un seul chien. Mais, dans QUEL INTÉRÊT?!

Depuis plus de 12 ans, j’ai un chien à la maison. Très honnêtement, je suis à l’aise d’affirmer que je ne suis pas le meilleur maître. Cela dit, je crois que je connais bien l’animal. Or, il y a tout un monde entre la psychologie du chien à la maison et celui du chien de traîneau qui fonctionne en meute. J’ai donc saisi l’occasion de mettre mes vieilles conceptions aux poubelles et je suis reparti à neuf.

En ouvrant un peu les oreilles, on s’est vite rendu compte que l’homme en avait dans le casque! De l’expérience vous dites?! À 12 ans, Alain se faisait donner son premier chien, un samoyède. Puis, il a passé à deux. À 17 ans, il était responsable d’une meute de 15 chiens. À vingt ans, il possédait plus d’une quarantaine de chiens avec son cousin.

L’éducation semble un élément déterminant pour Alain. Je le soupçonne d’avoir compris le moyen de partager sa passion : en faisant participer les gens, ils sont plus sensibles aux besoins des chiens, à la nature et aux réalités du métier. Imaginez-vous simplement alimenter plus d’une trentaine de chiens, la logistique que ça demande; songez aux kilomètres de sentiers à entretenir; pensez au matériel : la motoneige, les traîneaux, les attelages, les cordages; les détails : les vêtements de spare pour les gens mal vêtus, le poêle à bois, la boisson à la fin de la randonnée…

 

Rassurez-vous, on ne vous demandera pas de gérer tout ça

Qu’est-ce que j’ai appris? J’ai surtout appris à mettre les attelages; attacher/détacher les chiens et manœuvrer le traîneau. Bref, juste ce qu’il faut pour attaquer les sentiers l’esprit en paix. Parce que la paix, c’est réellement ce qui t’attends dans les pistes. Autant j’ai été impressionné par l’énergie cacophonique des chiens avant de lâcher le frein, autant j’ai été frappé par le pur silence qui vient après.

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HuskyAventureHarricana2016_RL002Ça y est, on est parti! Un seul son : les skis qui lissent la neige. Puis Alain : « HAW! », « GEE! »… Durant la balade, le Musher communique continuellement avec les chiens. Dans un entre-deux, Alain m’explique leur dynamique. Lequel(le) mène, qui est le frère de qui, qui est le plus fort, etc. Plus tard après la balade, il prendra même du temps pour me définir les 4 types de chiens qui forment les équipes. De l’avant vers l’arrière, vous avez les chiens de tête, les chiens de pointe, de centre puis de roue aussi appelés des « bas culs ».

Une fois dans les bois, on ne peut que prendre connaissance du courage et de l’intelligence dont ont du faire preuve les premiers meneurs de chiens. En ce qui me concerne, je pense que c’est ce qui a rendu l’expérience aussi impressionnante et magique à mes yeux. Grâce à Alain, l’expérience est d’autant plus magique qu’il prend aussi soin de nous laisser profiter du moment. Le C.B. à la main, il n’hésitera pas à demander le « Silence radio. » Que vous ne manquerez pas de respecter.

 

Ceci étant dit, difficile de rester muet devant de si beaux espaces. Quand je tripe, la gueule ne m’arrête pas : « Ça va Boubou?! …T’es correcte? T’as pas froid?! » Bien assise dans le fond du traineau et bien emmitouflée dans les fourrures, ma blonde est comme : « Oui, ça va! » Dans sa face c’est écrit « ta gueule, je suis bien! » Je la connais assez pour savoir quand elle ment pis là, elle a vraiment du fun.

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Du vrai fun!

Il reste que la balade qu’on nous fait vivre est vraiment chouette. Prenez le feeling de la motoneige (la neige, la nature, les beaux paysages, etc.), tuez le son du moteur et donnez-lui une âme et vous avez soudain un traîneau à chiens. Les chiens travaillent fort et c’est beau à voir. De chaque côté du sentier, les arbres sont bordés de neige. Debout, leurs branches nous frôlent le dessus de la tête.
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Dieu sait que la météo n’aura pas rendu la tâche facile cette année…! Comme de fait, un peu en avant dans le sentier, on constate que la petite Anaël est en panne avec la motoneige. Les chiens sont visiblement fatigués, mais Alain insiste pour que nous revenions tous dans le traîneau. Du coup, je suis subjugué par la force de tire de ces bêtes. Bien assis dans le traîneau avec Anaël, toute souriante, je profite de l’occasion pour capter un portrait d’elle.

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Puis, je me rends compte que nous sommes déjà rentrés. Les chiens sont visiblement contents d’être arrivés. À leur voir la bouille, on voit qu’ils ont passé un bon temps eux aussi.

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Pendant que ma blonde se chauffe près du poêle avec une boisson chaude à la main, je m’offre auprès d’Alain pour détacher les chiens tandis qu’Anaël nourrit l’ensemble de la meute. Discrètement, je remercie chacun des pitous pour leur effort. Pour nous avoir offert cette belle journée de rêve, je leur dois bien une caresse!

 

Un repas bien mérité!

Bien déterminés à revenir avec nos familles, nous remercions Alain et sa fille pour son accueil (et pour nous avoir partagé sa passion). Saviez-vous que ses chiens étaient nourris principalement de viande sauvage (caribou, orignal, cerf) avec du vrai bœuf en complément? Le tout, cuisiné sur place. Moi qui s’imaginais des stocks inépuisables de croquettes… En y pensant bien, ces chiens ont besoin d’un régime riche en calories comparativement à un chien de foyer qui ne fournit pas autant d’efforts.

Ce qui me fait dire qu’après une journée si bien remplie, le reste de la meute doit aussi se nourrir… Alain est attendu quelque part (on ne sait où)… Sa femme lui prépare une surprise pour son 50e anniversaire. Il semble impatient de savoir ce qu’il va manger. En ce qui nous concerne (moi et ma blonde), il n’y a plus une seconde à perdre… Destination : Bar Bistro l’Entracte. J’ai une faim de loup!

Plus tard, on termine ça en beauté. Assis devant une bonne bière, mon assiette est digne d’un roi …Vêtu d’un jogging, on se repasse les photos de la journée en diaporama. Un seul constat : la Husky aventure est une réussite sur toute la ligne!

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Pour voir l’aventure en vidéo, c’est ici!

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