L’importance du cercle - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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L’importance du cercle

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Parce que CULTURAT est aussi une démarche de valorisation de la culture à travers le territoire régional, il vous invite à découvrir l’une de nos richesses culturelles : celle des Premières Nations.

Vous connaissez peut-être déjà l’importance du cercle dans la culture algonquine? Mais savez-vous quelle en est la signification et comment il peut vous aider à mieux comprendre la vie? Aînée de la communauté de Kitcisakik, Louisa Papatie a, depuis plusieurs années, renoué avec la spiritualité traditionnelle anicinabe et a, en plus de ses activités d’enseignement et d’artisanat, contribué à ce que la médecine traditionnelle soit intégrée dans l’approche du Centre de santé du lac Dozois. Nous avons eu la chance de la rencontrer afin qu’elle nous explique son interprétation de la roue de médecine.

Roue de médecine

Le cercle de la roue de médecine représente le cycle de la vie. 

Comme la vie et la terre tournent, chaque être humain doit circuler tour à tour dans les différentes parties du cercle pour atteindre l’équilibre. Le cercle n’a ni début ni fin. « Le soleil est rond, la terre est ronde », précise Mme Papatie, et c’est la raison pour laquelle c’est le cercle qui représente le cycle de la vie. Divisé en quatre, il symbolise les quatre ensembles qui composent la vie et qui sont nécessaires à l’équilibre : les éléments, les points cardinaux, les saisons, les principales races humaines (asiatique, caucasienne, africaine et autochtone), les quatre périodes dans la vie de l’humain, de la naissance à l’aîné, en passant par l’adolescence et l’âge adulte.

Mais la roue ne symbolise pas seulement l’équilibre individuel. C’est tout l’équilibre de la communauté, la relation entre l’humain, la nature, les animaux et les esprits, qui s’intègrent dans ce cercle. Concrètement, la roue de médecine nous fait comprendre que « chacun a sa place dans le cercle, ajoute-t-elle. C’est être en harmonie avec les autres, avec son corps et son esprit et avec les esprits qui sont autour de nous.»

Par le respect les uns des autres et surtout par le respect des gens qui sont dans la misère, les cercles de partage permettent d’échanger dans le but de rétablir l’harmonie. « Il faut qu’on soit à l’écoute des autres qui en ont besoin, qui ne comprennent pas bien c’est quoi la vie, explique l’aînée. Mais on ne dit pas à la personne quoi faire. C’est à la personne elle-même à aller voir son animal et à parler avec lui. » Parce que les quatre parties du cercle sont également associées à des animaux. Tout comme les animaux possèdent des qualités et des caractères différents, la société humaine aussi, et chaque individu peut trouver l’animal qui lui correspond. « Par exemple, moi, je suis une tortue. Je suis bien lente. Je me laisse le temps d’écouter, d’observer la personne et quand elle n’est pas vraie, je m’en vais. Regarde la tortue. Elle s’arrête et observe. Et si ce n’est pas une bonne personne, elle va partir.»

Loin d’être une tradition païenne obscure, la roue de médecine est donc avant tout un outil de développement qui peut être utilisé dans toutes les sphères de la vie (personnelle, sociale, familiale, scolaire, etc.). Cependant, il est important de mentionner que son interprétation peut varier d’un enseignement à l’autre.

Un commentaire

  1. coocoo banana Bob dit :

    Bravo!

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