Kevin Papatie - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Kevin Papatie

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Parce que CULTURAT est aussi une démarche de valorisation de la culture à travers le territoire régional, elle vous invite à découvrir l’une de nos richesses culturelles : celle des Premières Nations.

C’est presque par hasard que le réalisateur Kevin Papatie s’est retrouvé plongé dans le monde du cinéma. Heureusement d’ailleurs, car il a signé depuis plus d’une vingtaine de courts métrages et gagné plusieurs prix dans les festivals internationaux. Son dernier court métrage, Kokom (visionner la bande-annonce), faisait partie de la sélection officielle lors du dernier Festival international du film de Toronto.

Kevin Papatie – Tous droits réservés © 2014

Comme pour beaucoup d’autres réalisateurs autochtones professionnels (ils sont actuellement une bonne douzaine à fréquenter les festivals internationaux), c’est avec le Wapikoni mobile qu’il a commencé. « Au début, c’était censé être ma sœur qui devait être coordonnatrice, mais à cause d’un problème de santé, elle m’a refilé la coordination », précise celui qui se considère maintenant comme un ambassadeur de la culture anicinabe.

Ses films partagent en effet divers aspects de sa culture. D’abord parce qu’ils sont tous en langue algonquine (avec sous-titres), mais aussi parce qu’ils parlent de l’histoire de son peuple. À travers le cinéma, il dénonce, revendique. Il se bat pour valoriser sa culture, mais en faisant tout un travail d’échange avec la nôtre. Ces dernières années, il s’est impliqué à l’échelle régionale, participant entre autres à l’exposition Dialogue II, du Centre d’exposition de Rouyn-Noranda.

Source : Facebook

Source : Facebook

Ce qui marque surtout dans les films de Kevin Papatie, c’est sa technique plutôt originale. Il a trouvé une façon typiquement algonquine d’aborder la technologie en faisant participer la nature. « Je fais beaucoup d’effets visuels sur place, explique-t-il. Je ne fais pas ça sur la table de montage, je fais ça dans la nature. J’utilise de l’eau, des morceaux d’écorce… Je prends la technologie pour faire passer un message portant sur l’histoire, mais j’aime jouer avec les éléments : le feu, l’eau, les arbres… »

Il travaille actuellement sur un projet de long métrage de fiction, en plus d’un documentaire sur l’histoire de la population anicinabe de Kitcisakik.

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