Mon été 2015, partie 2 - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Mon été 2015, partie 2

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Pour clore cette saison en beauté, j’ai choisi de faire un retour sur ma tournée des festivals de la région… (Lire la première partie)

AOÛT

Cet été, c’était ma première, et fort heureuse, visite à la Fête éclectique envahissante de l’Abitibi-Témiscamingue (FÉE) organisée par le Collectif des Fées en feu. Leur force? La folie et l’énergie (l’insouciance?) du collectif. Depuis sa fondation en 2012, on ne cesse d’entendre parler d’eux.  Ce qui fascine, c’est que l’organisme ne se limite pas à la réalisation du festival. En effet, en plus de la FÉE, il organise notamment La Chromatique 5 km ainsi que la Fête nationale du Québec à Amos, il coordonne le service de raccompagnement « Opération Nez Rouge » de son secteur et il participe activement au mouvement CULTURAT. Les Fées d’Amos contribuent bénévolement au développement culturel de la ville et même, de la région de façon inégalable!  Elles sont inspirantes et démontrent très bien l’impact important que peut avoir une poignée de jeunes « crinqués » sur son milieu. D’ailleurs, la région espère que ces jeunes crinqués ne se mettent pas à avoir des bébés tous en même temps! 😉

Eugene Auberge-Bistro

Eugene Auberge-Bistro

À la mi-août, j’ai eu la chance de passer la fin de semaine à la magnifique Auberge Eugène à Ville-Marie pour la Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien. Ce bel événement largement fréquenté est à mon avis transcendé par la beauté de son village. La grande scène sur le bord du lac Témiscamingue participe à sa mise en valeur, mais il suffit de marcher quelques minutes dans les rues de Ville-Marie pour tomber complètement sous le charme. On y retrouve de belles maisons centenaires et un nombre impressionnant de jolis commerces locaux. En effet, j’avais rarement vu un endroit avec si peu de chaînes commerciales aux couleurs criardes, et c’est d’un réel apaisement. J’étais aussi agréablement surprise de constater que toute la programmation musicale, particulièrement bien équilibrée entre têtes d’affiche et artistes émergents, était présentée gratuitement! Il y en a de moins en moins des événements gratuits même si c’est franchement pertinent pour favoriser l’inclusion culturelle.

SEPTEMBRE

Pour plusieurs, septembre est synonyme de rentrée, mais pour d’autres c’est désormais aussi synonyme de Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME). Pour moi, ce qui caractérise le FME, c’est la démesure. J’ai l’impression que dans les réunions du festival, y’a jamais personne qui dit : « C’est ben trop de trouble ».  Chaque année, il y a toujours plus d’animation, d’éléments de décor déraisonnables et d’activités impromptues! Il pourrait y en avoir la moitié et on trouverait déjà ça fou!

Franz le barbier à la boutique éphémère du Joubec lors du FME

Franz le barbier à la boutique éphémère du Joubec lors du FME
Source : Facebook

Un des projets parallèles que j’apprécie particulièrement du festival est la radio CFME. D’abord, c’est sûr que c’est compliqué à gérer et que les retombées sont limitées pour l’organisation, mais à mes yeux, ça contribue tellement au sentiment d’effervescence. CFME, c’est un laboratoire, la liberté y est pratiquement absolue et ça donne évidemment, du très mauvais, mais également du très intéressant et audacieux qu’on ne retrouve nul part ailleurs. (Lire le billet des MathieuPresqueParfa’ sur le FME 2015)

Ma saison de festival s’est terminée à la fin septembre avec le Festival de cinéma des gens d’ici (FCGI). Pour moi, ce dernier se démarque par son intelligence. Il cherche à se servir du cinéma pour stimuler la réflexion tout en encourageant la production cinématographique régionale. Même s’il a eu droit à une grande première cette année, le terreau du festival n’est pas la paillette. En 2015, il a notamment présenté des images d’archives de la région dans une résidence pour personnes âgées, un documentaire sur la chasse à Barraute, une série de films de l’ONF à la polyvalente, une dizaine de créations originales de cinéastes d’ici (incluant des films de la Wapikoni mobile) et des courts métrages d’un peu partout dans le monde à des enfants en bas âge. Un mot : respect!

Classe de maître avec Martin Léon sur la musique de film au Festival de cinéma des gens d’ici

Classe de maître avec Martin Léon sur la musique de film au FCGI – Crédit photo : Geneviève Lagrois.

S’il me fallait extraire un dénominateur commun à tous les festivals de la région, ce serait sans aucune hésitation le dévouement des bénévoles. Grâce à des dizaines d’entre eux, j’ai passé un été incroyable dans mon grand chez moi. Merci!

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