J'ai appris à patiner dans la forêt boréale - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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J’ai appris à patiner dans la forêt boréale

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Je voulais tellement y aller. J’en rêvais! À partir du moment où on a annoncé l’ouverture du Sentier glacé Agnico-Eagle à Val-d’Or, c’est devenu la chose à faire absolument cet hiver.

L’idée que je m’en faisais était magique, romantique. Un sentier glacé qui serpente la forêt boréale, la neige, le givre qui recouvre les conifères, les flocons qui tombent doucement, mon souffle qui condense, la nuit qui tombe, les luminaires, la main de mon amoureux, nos joues roses… digne d’un film.

Je faisais donc tranquillement mon chemin dans cet hiver assez rude que l’on connaît. J’attendais la possibilité d’aller à Val-d’Or. Elle s’est finalement présentée…

Je devais me rendre à Val-d’Or pour le boulot. J’ai envoyé un texto à une amie de Val-d’Or. Elle est d’accord pour venir patiner avec moi et me demande si j’ai des patins… quelle question?! Si j’étais dans un film, la musique venait d’arrêter brusquement, les images tombaient au noir…: « des patins? Ben non, je ne sais même pas patiner…! »

Dans toute mon imagination, j’avais COMPLÈTEMENT fait abstraction de ce détail. J’ai un peu honte… Une jeune Canadienne qui ne sait pas patiner, euh… j’ai peut-être un peu fait l’autruche là.

Plus jeune, en voulant apprendre, je suis tombée, je me suis foulé le coccyx. Traumatisée que j’étais! J’ai voulu m’y reprendre à l’âge adulte, mais je me suis vite rendu compte qu’un adulte qui fait ses premiers balbutiements de patin, ça l’air ridicule… j’avais abandonné…

Mais là, ce sentier, je voulais le faire. Alors j’ai fait des concessions : mon amoureux ne viendrait pas, mon amie non plus. Si je devais m’humilier, ça ne serait certainement pas devant mes proches. Tout le monde sait que les proches se paient notre gueule beaucoup plus facilement. De plus, j’irais un soir de semaine et j’éviterais les foules.

L'entrée du sentier de glace

L’entrée du sentier de glace Agnico Eagle à Val-d’Or

J’y suis donc allée un jeudi en fin de journée. J’ai chaussé mes patins, craintive. Nous étions deux dans la cabane où on change nos bottes pour des patins. J’ai choisi de laisser passer le jeune homme… question de le laisser filer et me retrouver seule avec mes démons.

En embarquant sur la glace, il s’est écroulé. Il a maugréé un peu avant de s’enfuir. Il ne le saura probablement jamais, mais ce gars-là venait de me réconcilier avec ce que j’étais! Nous sommes tous humains: nous tombons, nous nous relevons et nous survivons.

Sentier de glace

Éclairé la nuit, le sentier offre des moments magiques

Alors je me suis élancée…

Mon coup de patin n’était certes pas assuré, mais j’avançais. J’étais drôlement fière de moi. Je serpentais tranquillement, c’était beau, comme dans mon film, même plus.

Les organisateurs avaient garni certains arbres de lumières style Noël, blanches. Il y avait de jolis bancs pour s’arrêter. Il faisait doux. Le soleil se couchait, l’horizon était doré, la neige scintillait, mon souffle qui condensait était plein d’espoir. Si je pouvais patiner ce soir-là, tout était possible.

Il y a de ces moments comme ça… Enfin… vous savez!?

Moi, tout sourire sur la piste

Moi, tout sourire sur la piste

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