Retomber en enfance en « fat bike » - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Retomber en enfance en « fat bike »

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Avec le fat bike nous n’en sommes pas à la première révolution dans l’industrie du vélo de montagne. Depuis aussi loin que je me rappelle, nous avons vu apparaître les premiers vélos de descente, le trial, le freeride, le cyclocross (à mi-chemin avec le vélo de route), le single speed, les roues de 24″, de 29″ et maintenant les 650b (27,5″).

Bien que le fat bike jouisse d’un élan de popularité hors du commun, le désir de faire du vélo dans toutes les conditions ne date pas d’hier…

L’historique du fat bike (en bref) [1]

Au début des années 90, Michelin testait des pneus plus larges dans le désert du Sahara. Puis, des jantes plus larges ont vus le jour à Fairbanks, Alaska pour les besoins de l’IditaSport, événement lors duquel les compétiteurs avaient à parcourir plusieurs centaines de kilomètres dans des conditions hivernales extrêmes (disparu en 2004). Parallèlement, des concepteurs ont réfléchi à des moyens de fabriquer des cadres et des fourches pouvant accueillir des pneus encore plus larges (jusqu’à 3,5 pouces). Il a fallu plus d’une dizaine d’années pour que les grands fabricants y voient un marché potentiel. En 2005, Surly Bikes lançait le premier fat bike; en 2014, RockShox la première fourche conçue expressément pour ça.

 

Rouler l’hiver c’est à la mode

Aujourd’hui, faire du vélo l’hiver est particulièrement tendance[2]. Cela dit, il y a « faire du vélo l’hiver » et « se déplacer en ville à vélo l’hiver ».  Pour moi, le premier a pour principal but de s’amuser, profiter de la saison hivernale pour pratiquer un nouveau sport et s’entraîner par la bande (sans mauvais jeu de mot). Le deuxième vise à continuer d’aller du point A au point B en tout temps. De plus, il y a un monde entre voyager en ville par temps froid dans les rues et pistes cyclables déneigées la majorité de l’hiver et aller au boulot sur les trottoirs et rues damées d’un fond de glace en région. Contrairement aux grands centres, nous avons de la neige en permanence dans les rues.

J’ai jadis été coach de vélo de montagne à Amos, puis à Rouyn-Noranda et pour m’être rendu à l’école en bicycle tous les hivers du collège à l’université, je peux vous dire qu’il faut avoir une très bonne technique pour rouler dans les rues enneigées; à éviter si vous êtes un cycliste débutant en montagne ou même un intermédiaire sur route. Les rues sont ornées de roulières, les trottoirs sont parsemés de vilaines et sournoises plaques de glaces. De plus, nos amis automobilistes n’ont pas le réflexe de penser « vélo » en hiver; avec raison! Si vous choisissez quand même de partager la rue avec eux, soyez vigilants pour deux et soyez prudents pour cinq.

 

Faire du vélo l’hiver – le chapitre « hors-route »

Rocky Mountain Blizzard

Philippe Dessureault sur son fat bike

Avec ce billet, j’avais plutôt envie de vous parler du volet plus ludique du sport : celui où vous avez du fun! En décembre, j’ai eu le plaisir de faire l’essai d’un fat bike de marque Rocky Mountain Blizzard. Il m’a été gentiment prêté par Philippe de La Source du Sport à Rouyn-Noranda. La bête est équipée de pneus Bulldozer de 4,7″ de large et une suspension RockShox Bluto RL qui, disons-le, est presque facultative.

Loin de moi l’envie de me transformer en testeur/critique de produit, je vais me contenter de vous faire part de ma brève expérience.

J’ai récupéré le vélo vendredi après le travail. Samedi matin, je me suis rendu à 5 minutes au nord de la ville de Rouyn-Noranda. Reconnues pour la beauté de ses sentiers, les collines D’Alembert sont traversées par de nombreuses pistes de raquettes qui se changeront en plus tard en de sublimes single tracks.

D'Alembert en fat bike

Le pont des collines D’Alembert tordu par le gel en hiver

Mon plan était parfait en tout point. La température était parfaite (-15 degré Celsius), rendant la neige suffisamment dure pour rouler; j’ai tout prévu avec moi : mon casque, mes gants, ma tuque, de l’eau, des bottes chaudes… À l’entrée des sentiers, deux trucs clochent : 1. une fine couche de neige (+/- 7 cm) s’est déposée durant la nuit rendant mon premier coup de pédale totalement inefficace; 2. même au plus bas, mon poteau de selle est trop long. Résultat, je suis aussi habile pour embarquer qu’une sorcière dont le ballet se tiendrait constamment à hauteur de la poitrine.

J’ai tombé à quelques reprises. La bonne nouvelle, c’est qu’on ne se fait pas mal. Si la neige peut vous faire faire des erreurs de pilotage, elle sera votre meilleure amie quand viendra le temps d’amortir votre chute. Seul dans les bois, vous vous relèverez dans de grands éclats de rires pour mieux retomber… en enfance!

 

Chemin du Lac Marlon

Sur le chemin Powell, direction lac Marlon

Direction : lac Marlon

Loin d’être rassasié, je quitte les collines pour mieux y revenir un autre jour. Quinze minutes plus tard je suis chez moi, dans mon atelier pour récupérer ma propre selle (c’est une fi’zi:k  qui doit avoir plus de 10 ans maintenant). En route vers le lac Marlon.

Pour les habitués du vélo de montagne, le secteur est peuplé de sentiers particulièrement techniques. Entretenus par des bénévoles, on y tient l’une des étapes de la coupe régionale durant l’été. Pour les besoins de la cause, j’ai choisi d’emprunter le sentier principal qui est un peu plus large. Du sommet jusqu’à la sortie des pistes c’est plus de 250 pieds de dénivelé sur près de 2,5 km. Du haut de la pente, j’ai une petite pensée pour mes amis Vincent et Anne-Marie avec qui j’affronte habituellement ces pistes.

Lac Marlon

À l’entrée des sentiers (au sommet), sur le chemin Powell

Une seule motoneige était passée par-là et pourtant, la neige était parfaitement compacte. Emballé, j’ai mis les mains sur les poignées et poussé sur les pédales… Wow! C’est là où j’ai vu le meilleur potentiel de la machine. J’y ai tellement mis la gomme que je suis retourné en ville avec un mal de gorge!

 

En ville…

Une fois en ville, je n’ai pu m’empêcher de tester la bête dans les rues, sur les bancs de neige, puis sur la patinoire du lac Osisko. Sur la glace, les pneus de 4,7 pouces font le travail. Cela dit, ne vous faites pas d’idées… Avec ou sans clous, quand ça décroche… ça décroche. Là où j’ai été vraiment le plus impressionné par le fat bike, c’est dans les marches. J’ai commencé par les descendre, puis j’ai rapidement vu que ça ne valait plus la peine de les toucher. Le plus drôle, c’est que je me suis surpris à les monter avec une facilité tout aussi déconcertante. Le petit garçon en moi jubilait; j’étais au volant d’un Monster truck! …Ça en dit gros sur les capacités du vélo en été!

Lac Osisko

Les marches menant à l’anneau de glace du lac Osisko


En amour avec le fat bike…?

Bien qu’il soit reconnu pour ses vertus sur la neige et le sable, le fat bike a également la qualité d’être agile dans les grosses racines et les roches. Si, comme moi vous ne faites pas de compétition et faites du vélo de montagne uniquement pour le plaisir; si comme moi votre budget ne vous permet pas de vous munir d’un 2e vélo exclusivement pour l’hiver, songez à changer votre présente monture pour un fat bike. Avant de passer à l’action, je vous suggère de lire un peu sur le sujet : commencez ici.

5 commentaires

  1. Eric Larochelle dit :

    Fatbike Abitibi sur facebook!!

  2. Réjean Lavoie dit :

    Merci pour l’info! Vous être administrateur de ce groupe? Il est accessible à tous?

  3. Eric Larochelle dit :

    Oui on a ouvert cette page il y a plus d’un an afin de sensibiliser les Abitibiens à notre pratique et depus le nombre d’adeptes a décuplé!

  4. pierluc b dit :

    Aller à la pêche sur glace en velo 😉 sa fait tourner les tête et sa tien en forme 🙂 vive les fat bike

  5. Réjean Lavoie dit :

    Je serais curieux de savoir de quelle façon vous ramenez vos prises! 😛

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