De l'Abitibi-Témiscamingue à Cannes - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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De l’Abitibi-Témiscamingue à Cannes

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Les Journées de la culture 2014 à Rouyn-Noranda viendront clore une année chargée en émotion pour mon court métrage PETIT SIMON, alors qu’il sera présenté deux fois dans le cadre du circuit culturel en autobus. Réalisé dans le cadre du volet Les Vues d’ici du Festival de cinéma des gens d’ici en 2013, ce film m’a non seulement permis de me redonner la passion de la réalisation (moi qui agissais davantage comme productrice dans les dernières années), mais également de confirmer ma décision de pratiquer mon art en Abitibi-Témiscamingue et de vivre des moments uniques dans une carrière cinématographique.

Petit Simon

Affiche du film d’Émilie Villeneuve, Petit Simon, qui met en vedette le comédien Carol Courchesne

Cannes. Pas besoin de dire Festival de… c’est juste Cannes (tous ceux qui m’ont dit qu’ils avaient ou allaient visiter la ville de Cannes m’ont spécifié que ce n’était pas durant le festival, comme si c’était ce qui était le plus rare ou inusité). On est intime avec ce festival, même sans y avoir été tant on en a vu des images ou qu’on a rêvé y être. Ça me fait penser, à plus petite échelle, à notre festival de cinéma, ici à Rouyn-Noranda. Le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Ici on dit juste « Le Festival » — on sait duquel on parle même si, chez nous, côté festivals, on doit être parmi les plus choyés (au Québec? au monde?).

Bref, Cannes! J’ai eu du mal à le croire — même avec un courriel officiel confirmant que mon film avait été retenu dans le programme Talent tout court de Téléfilm Canada. Je suis fière de mon film PETIT SIMON. J’ai reçu de nombreux commentaires de spectateurs qui ont été hautement touchés par lui. Mais comme je suis habituellement assise dans la chaise de productrice, en soutien à d’autres réalisateurs, j’ai peut-être un peu de difficulté à assumer le succès de ma réalisation à moi!

C’est connu, c’est loin d’être tout le milieu du cinéma qui roule sur l’or. Et je ne fais malheureusement pas partie des privilégiés. Il était donc difficile pour moi d’imaginer aller à Cannes à crédit et de me payer ce coûteux voyage. La magie cannoise a cependant opéré rapidement… ou plutôt devrais-je dire la magie abitibienne! Car il peut parfois être plus difficile d’exercer son art de façon professionnelle en région éloignée. Mais s’il y a un avantage — et tout un —, c’est la solidarité et la fierté des gens. Dès que ma sélection a été rendue publique par [tous!] les médias régionaux, un vent de fierté collective a soufflé. On m’arrête à l’épicerie, sur la rue; on m’envoie des courriels pour me féliciter et me dire à quel point on est fier de moi — et « on » représente en bonne partie des gens que je ne connais pas ou à peine. Des entreprises nous ont commandités en argent et en vêtements. Des individus nous ont fait des dons personnels. Bref, une grande mobilisation a eu lieu afin que Carol [Courchesne] et moi ne rations pas l’occasion d’une vie, pour des raisons d’ordre financier.

Emilie et Carol

Émilie Villeneuve et Carol Courchesne à Cannes

Nous vivons en Abitibi-Témiscamingue, depuis le début des années 2000, une effervescence culturelle hors du commun. Et cela fait de plus en plus notre renommée. Je crois que le rayonnement qui a entouré mon modeste passage à Cannes renforce l’idée qu’il est possible de créer et d’exporter nos œuvres à partir de chez nous. Mais aussi à celle qu’appuyer nos artistes dans leur démarche de création et de diffusion apporte des retombées positives sur la région entière. Je dois dire qu’au point de vue personnel, cette aventure m’a donné une énergie nouvelle qui fait en sorte que j’ai très hâte d’achever le développement de mes nombreuses et prochaines réalisations.

C’est pourquoi ici je me permets un moment « plug » afin de saluer la généreuse collaboration de plusieurs partenaires qui ont permis à PETIT SIMON de vivre sa vie de film depuis un an. Le Festival de cinéma des gens d’ici, avec son initiative Les Vues d’ici, le cinéma Paramount de Rouyn-Noranda, qui a diffusé le court métrage en première partie d’ALEX MARCHE À L’AMOUR durant une semaine en salle commerciale, les nombreux collaborateurs de notre voyage à Cannes : Voyages Marc Bédard, le Saint-Exupéry, le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, Josée-Nat, L-Boutique Mode, Les Bijoux de la Mimi, 08 Cinéma Indépendant et l’Indice Bohémien. Et bien sûr merci à toutes les personnes qui ont offert leur appui à titre individuel.

Mon dernier remerciement va à Productions Balbuzard, puisqu’elle m’a permis de travailler avec des professionnels de talent que je respecte énormément. Vous me direz que ces artisans sont tous mes amis [c’est vrai!], mais j’ai enfin eu la chance de les rémunérer pour leur travail et pour leur expertise. Et je continuerai à travailler très fort pour que mes prochains projets sortent de l’artisanat et donne des conditions de travail décentes à des gens de talents qui ont fait le même pari que moi : faire du cinéma en Abitibi-Témiscamingue.

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