L'été au Chenil du Chien-Loup... ou comment être heureux en toute saison! - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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L’été au Chenil du Chien-Loup… ou comment être heureux en toute saison!

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Lucky mène la marche, fier et fort, un peu plus costaud que les autres, avec une dignité toute particulière dans sa démarche. C’est le seul du groupe qui se jettera sans crainte dans la rivière, tout à l’heure, qui nagera jusqu’à la rive opposée et qui se retournera comme pour inviter les autres à le suivre. Pour aller explorer les sentiers de l’autre côté de la Davy, il faudra attendre l’hiver. Lucky replonge et revient en soupirant. Tous les chiens ne comprennent pas la liberté de la même manière…

P1250086Zooboo, quant à lui, gambade. Il ne court pas, il saute, il culbute, il tourbillonne. Il fait des sauts périlleux au-dessus des vagues de foin mûr. Zooboo est un clown, une vedette, un extra-terrestre. Il ne rêve que d’une chose : le retour des clients. Son pelage a soif des caresses des enfants ébahis. Il sait déjà quelles poses il adoptera pour plaire aux objectifs, pour que ses yeux d’un bleu si pâle brillent parfaitement dans la lumière des flashs. Zooboo profite de la promenade pour taquiner et enquiquiner, pour mordiller et faire des jambettes aux plus jeunes. Zooboo est beau et fou, le reste, il s’en fout.

Wow! reste près de sa maîtresse. Il la surveille. Si elle tourne à gauche dans un sentier qu’elle n’emprunte  pas habituellement, il s’arrête, surpris. Wow! aime la routine et le silence. Son plus grand bonheur consiste, outre celui de guetter les moindres gestes de sa maîtresse adorée, à se vautrer dans les flaques de boue. Il ne peut pas s’en empêcher. Même si la flaque en question est beaucoup trop petite et presque asséchée, il doit s’y rouler en grognant de plaisir, c’est plus fort que lui. Le nouveau sentier le rend nerveux. Il sursaute à l’envol d’une perdrix dans les fourrés. Il renifle partout, à l’affût du danger. S’il fallait qu’il arrive quelque chose à sa Annie, il serait prêt à tout pour la sauver. Wow! a un œil bleu et un œil brun, mais il n’a d’yeux que pour elle.

arctique

Waterloo court. Waterloo fonce droit au bout du champ, puis revient à toute allure à travers les hautes herbes de la peupleraie, Waterloo repart comme une flèche en direction opposée, soulevant derrière lui de petits nuages de poussière. Waterloo chien rapide. Waterloo chien heureux.

photos pour blogue

Antarctica, la petite dernière, a tellement mangé que son dodu bedon frôle presque la terre humide. Elle voudrait suivre les autres, mais ses jambes minuscules ne le lui permettent pas encore. Patience. Chouchou, elle se fait encore prendre sur de longues distances. Du haut des bras de sa maman, elle voit plus loin, elle ferme les yeux doucement pour mieux goûter la tiédeur du vent. La tête posée sur l’épaule de sa maman, Antarctica se balade dans la forêt, sans effort, sans souci, sans savoir qu’un jour, elle sera trop grande et qu’elle devra marcher comme les autres, qu’un nouveau bébé trop mignon aura pris sa place là-haut, bien au chaud contre le coeur de SA maman. Profite, bébé, profite.

La forêt accueille la joyeuse troupe tous les jours. Ils se rendent à la rivière. S’y abreuvent un court moment en attendant que Lucky revienne, puis ils rebroussent chemin et retournent ensemble à la maison.

Pendant ce temps, Éric a sorti tous les autres chiens. Il joue avec eux dans le grand enclos extérieur attenant au chenil. Ils sont plus d’une vingtaine à se délier les pattes, à marquer leur territoire, à former des alliances ou à chercher l’âme sœur. Les huskies communiquent entre eux, ils respectent la hiérarchie ou tentent de la défier malgré les avertissements des plus forts. Ils ont besoin les uns des autres et ça se voit. Éric en profite pour flatter les femelles enceintes en quête de réconfort. Il regarde Ulu et Picolo, ses chiens de tête. Il les imagine à l’attelage, dans quelques mois. Ulu et Picolo sont l’âme et le courage de la meute. Sans eux… non, Éric ne veut même pas y penser. Il se tient debout au centre de l’enclos, entouré de ceux qu’il nourrit, guérit, nettoie, entouré de ses chiens chéris. Annie revient de sa promenade quotidienne, elle est encore loin, mais il la salue quand même en battant l’air de grands gestes amoureux. Et elle lui répond.

Éric Forget – Heureux propriétaire du Chenil du Chien-Loup, Berry.

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3 commentaires

  1. Nathalie de Carufel dit :

    Depuis qlqs semaines déjà, je rêve du moment ou la neige tombera et ou je pourrai être enfin de retour derrière ces bêtes pour qu’ils puissent me faire voir (une seconde fois) la vie sous un autre jour.J’ai tellement aimé ma balade l’an dernier que je compte y retourner dès que possible.Au plaisir!

  2. christiane gosselin dit :

    Bravo pour votre belle entreprise, je suis tellement contente pour vous, vos chiens sont privilégiés d’avoir des maîtres comme vous, bravo lâchez pas

  3. Jolanta dit :

    Le parc d’attraction Eftelings, tu as déjà fait? moi c’est un truc qui me tente aussi. Normalement, je vais à Disney en décembre (youpiiiiie). Et pour le reste, je sais pas trop… on peut trainer sans voir de gens râler, ça existe pas ! On peut créer des après-midi ateliers café-ptitgateaux-tricot quand ton monsieur est parti si tu veux 😀

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