Journal de bord d'un ATventurier : Jour 2 - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Journal de bord d’un ATventurier : Jour 2

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Aujourd’hui, direction Preissac afin de redorer ma réputation de pêcheur qui, soyons honnêtes, est assez exécrable dans mon cercle immédiat et complètement inexistante dans tout autre cercle. En terme de hockey, on pourrait me décrire comme un sympathique plombier : je travaille fort, je passe beaucoup de temps sur la glace à tenter de m’améliorer, je n’ai pas le choix de bousculer mes partenaires si je veux toucher à la rondelle et je n’ai pas tellement de talent. Je suis le Francis Bouillon de la pêche sportive! Il y a encore quelques fidèles qui croient en moi, mais je pense qu’ils m’amènent avec eux davantage parce que je fais le ménage quand je suis frustré de ne pas avoir pogné un poisson de la journée que pour mes capacités à ramener le souper.

Donc, lorsque j’ai appris que j’allais passer une journée sur un lac avec le célèbre Félix Goulet dans le cadre de l’émission ATventure, je me suis dit : « Est-ce que j’aurai enfin droit à une journée de pêche légendaire comme il en arrive tant aux autres quand je suis absent? » Eh bien oui!

Pascal Binette_doré

Pascal Binette, ATventurier, à la pêche au lac Preissac

Un mot pour décrire ma première impression de Félix Goulet : crédible! À notre arrivée, le gars est assis dans un bateau qui hurle : « Tu vas pogner du gros poisson aujourd’hui, Pascal Binette ». Il est prêt, sympathique, équipé, modeste et érudit! La journée débute en force, presqu’en face de la marina de Preissac, alors que « Maître Goulet », sur son Princecraft perché, détecta une dénivellation attrayante au fond du lac sur son écran sonar aussi gros que ma télé de salon. On discute de direction du vent, de brassage des eaux, de lumière dans l’eau et de la visibilité des poissons en profondeur. Avec mes « partners » de pêche habituels, on discute plutôt de femmes et… c’est ça! On lance donc notre ligne à l’eau, le cœur plein d’espoir. Le « Guidenator » m’a armé d’un marcheur de fond avec 6 pieds de monofilament et d’un « jigger » bleu et argent… Deux choses que j’avais dans mon coffre et qui n’avaient jamais vu la lumière du jour. Je me fie toutefois au maestro et j’en suis grandement récompensé en partant avec un magnifique Sander vitreus, mieux connu sous le nom de doré jaune, de 2 livres et demi! C’est parti pour une pêche comme on en voit seulement à la T.V. et qui, en plus, va passer à la télé! On circule, grâce à un moteur électrique programmable, autour de la structure sous-marine où se trouve cet attroupement royal de beaux dorés. On passe l’avant-midi à capturer des beautés et c’est la larme à l’œil que je regarde notre vivier se remplir. Pour la première fois de ma vie, je m’entends dire cette phrase maintenant culte dans mon esprit : « 16 pouces, on va le remettre à l’eau… ». J’ai déjà hâte d’aller me vanter la gueule en ville et il n’est pas encore midi.

Pascal et Felix

Pascal Binette, ATventurier, avec Félix Goulet, guide et pêcheur professionnel

On dine sur une ile déserte, avant de changer de spot afin d’aller taquiner l’achigan à petite bouche, une espèce de poisson reconnu pour être aussi combattive que Brendan Gallagher et pour son habileté à faire des sauts dignes du Cirque du Soleil. C’est à ce moment que je réalise le pouvoir d’un bon guide. Nous sommes à un endroit manifestement connu des pêcheurs du lac Preissac, puisqu’à notre arrivée, il y a déjà 4 ou 5 bateaux sur place. Félix fait circuler notre embarcation autour d’eux, les yeux fixés sur son écran et choisit finalement de s’arrêter juste un peu à l’écart des autres. Ce fut magique! Nous n’avions même pas le temps de laisser nos leurres descendre au fond du lac qu’ils étaient sauvagement attaqués par de puissants achigans dont la vigueur est inversement proportionnelle à la taille. Comme quoi, la taille, ce n’est pas ça le plus important (c’est la tendresse…). Donc, durant tout l’après-midi, nous prenons du poisson, très souvent les deux en même temps, et ce, sous le regard déconfit des membres des équipages aux alentours qui semblent, de leur côté, pas mal plus tranquilles au niveau de la récolte. À un certain moment, on atteint le nombre hallucinant de 50 poissons capturés (évidemment, nous n’avons conservé que les 12 plus gros, je veux dire, les 12 plus tendres…). La journée s’achève, mais Félix refuse qu’on s’arrête là : « C’est trop rond comme chiffre, tes chums ne te croiront pas. On va y aller jusqu’à 53, c’est plus crédible. »

Une journée de pêche parfaite couronnée avec une petite bière frette payée par Marika à notre retour au quai! Le bonheur. Si vous désirez vivre une journée féérique comme la mienne avec laquelle vous pourrez taper sur les nerfs de vos amis (e) s pendant des années, louez les services de l’extraordinaire Félix Goulet.

Bien à vous, en espérant que ce témoignage vous donne envie de lâcher Candy Crush pour aller découvrir que jouer dehors en Abitibi-Témiscamingue, c’est For me Formidable.

 

Visionner l’épisode

 

atventurier

Marika, Félix et Pascal après une journée de pêche qui ne s’invente pas

 

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