Ma moto, mon pays, l'Abitibi-Témiscamingue - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Ma moto, mon pays, l’Abitibi-Témiscamingue

Par

patrice dionne moto

Patrice Dionne sur sa Heritage Softail

Pour aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours rêvé de posséder une rutilante moto Harley Davidson. Ce concert de pétarades lorsque plusieurs Harley se suivaient a toujours embrasé mon imagination. Je me voyais chevauchant ma moto les cheveux dans le vent et profitant de ce sentiment de liberté que seule une moto peut nous procurer.

J’ai déjà eu trois motos dans ma jeunesse, trois japonaises. C’étaient de bonnes motos, mais ce n’étaient pas des Harley. Après avoir pris ma retraite, j’ai finalement réalisé mon rêve et je suis devenu l’heureux propriétaire il y a 4 ans d’une très belle moto Harley Héritage Softail.

Et l’aventure commença. Je me sentais rajeuni. Un matin mon épouse me demanda d’aller chercher des croissants aux amandes pour déjeuner. Le St-Honoré à Rouyn-Noranda nous propose des croissants délicieux. Mais ce n’était pas assez loin. Deux heures plus tard, je téléphone à mon épouse pour lui demander combien je devrais ramener de croissants. Elle me répond « Où es-tu? J’ai faim. Ça fait deux heures que tu es parti ». « Je suis chez Chocolats Martine à Ville-Marie et je serai de retour dans un autre deux heures avec 4 croissants. Prends un café en attendant ». Le Témiscamingue m’a toujours séduit et étrangement, comblé par tant d’autres sensations, j’avais oublié la faim. Et emporté par le ronronnement de ma moto j’ai roulé 260 km en cette belle matinée d’été avant de rentrer à la maison où j’ai quand même mangé ces très bons croissants. Les images des villages traversés le matin défilaient encore toutes dans ma tête. Le pittoresque village de Notre-Dame-du-Nord sur la pointe du lac Témiscamingue, Ville-Marie, superbe village fleuri, Angliers et son barrage. Enfourcher ma monture vrombissante et rouler dans ce décor bucolique m’a fait décrocher du quotidien. J’adore rouler au Témiscamingue. Il y a tant à découvrir. Tous mes sens étaient en éveil. Mes yeux admiraient cette forêt mixte, les herbes sauvages le long de la route, les impressionnants champs de canola brillants de mille éclats sous ce soleil radieux, les magnifiques terres agricoles, le spectaculaire lac Témiscamingue. Et ce voilier de grues du Canada venu égayer ce grand champ tout près de Nédélec. La lumière est partout au Témiscamingue. Mon odorat me révélait les senteurs de la nature, des pins, bouleaux et autres conifères, le fumier dans les champs. Prendre de grandes respirations. Même l’eau envoyait sa fraîcheur dans l’air qui me fouettait le visage. C’est cela la moto. C’est une monture pour découvrir. Nous ne sommes jamais perdus en moto. Nous explorons. J’aime ma région d’Abitibi-Témiscamingue, mais ma Harley me l’a révélée comme je ne l’avais jamais vue. Il y a tant de choses à vivre dans notre environnement immédiat, tant de monde à rencontrer. C’est ça le bonheur. C’est ça être en vie.

J’aime rouler seul. Liberté totale. Comme Brigitte Bardot nous chantait « Je n’ai besoin de personne… en Harley Davidson ». Mais j’aime aussi rouler en groupe et entendre ce grondement du tonnerre quand nous nous déplaçons et partageons ensuite nos impressions d’avoir roulé sur ces routes du Témiscamingue. L’Abitibi-Témiscamingue est une région jeune, mais il y a plein d’histoires à y découvrir et c’est encore plus facile à faire en chevauchant une moto. L’histoire que l’on découvre le long de ces routes est impressionnante. N’est-ce pas le long de ce lac que les premiers explorateurs se sont reposés en allant à la baie d’Hudson pour en revenir avec plein de fourrures? C’est aussi là sur cette route du terroir qu’on voit toute la fierté de ses habitants écrite sur les panneaux bordant la route : vignoble, miel, fromage, charcuteries, pâtisseries, chocolaterie, etc. Que de saveurs! Témiscamingue, terre d’évasion. La nature, l’histoire, les routes du terroir. Et tout cela couronné par le ronronnement de ma Harley. Le parfait bonheur.

Vous l’aurez compris. L’Abitibi-Témiscamingue c’est mon pays et je l’apprécie beaucoup parce que j’ai appris à le connaître. La moto c’est ma passion et j’adore mon Héritage Softail. Et j’aime les croissants aux amandes.

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Un groupe de motocyclistes au Témiscamingue – crédit : Hugo Lacroix

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Randonnée sous le ciel magnifique du Témiscamingue – Crédit Hugo Lacroix

3 commentaires

  1. Jocelyne Lacasse dit :

    Bravo Patrice pour ce billet, je crois que ta moto commence à te manquer… comme la plupart d’entre nous d’ailleurs. Plus que quelques mois et nous pourrons continuer de rouler sur ces belles routes qui nous font découvrir des endroits ignorés comme ceux que tu nous a fait visiter lors de tes randonnées bien préparés.

  2. Frank Beauvais dit :

    Super article ! Grâce à la moto je redécouvre ma région. La route d’Angliers, les champs dorés de Guigues, le lac Témiscamingue et Preissac !

  3. Réjean Lavoie dit :

    Frank, quelle genre de moto est-ce que tu conduis?

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