Vivre le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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Vivre le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

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Je le répète à chaque fois que j’en parle, nous n’allons pas au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, nous le vivons.

Chaque année, j’attends le dévoilement de la programmation avec impatience. Les organisateurs ont parcouru le monde à la recherche de perles rares. Ils ont visionné des centaines de films afin de m’offrir une programmation aussi riche que diversifiée. Le dévoilement arrive deux semaines avant l’ouverture, alors que les feuilles ont déserté les arbres et que la neige menace de tomber.

L’attente sera un baume sur le temps gris. Je fais des recherches, vais lire les synopsis, regarde la bande-annonce, en discute avec les copains amateurs de cinéma, etc. Je fais mes choix, j’achète rapidement mes billets. L’expérience m’a appris que la salle du Théâtre du cuivre peut se remplir plus vite que l’on peut le croire. Je vais faire les magasins à la recherche de cette robe que je porterai à la soirée d’ouverture. Je vois les vitrines du centre-ville prendre les couleurs de l’événement qui s’en vient, il y a des bobines de film un peu partout. Amusant! Toute la ville, voire la région semble vibrer au même rythme que moi. Le jour J je passe chez la coiffeuse, je pense aux invités qui débarquent en bloc à l’aéroport. La frénésie embarque.

Avant de me rendre aux festivités, je constate encore une fois, émerveillée, que les premiers flocons de l’année tombent sur Rouyn-Noranda, comme pour ajouter à la magie… Le vent est doux, mais à mon arrivée, je suis frappée par la chaleur qui règne à l’intérieur. La réputation du comité d’accueil n’est plus à faire. Cette chaleur, c’est de la chaleur humaine.

Le Théâtre du cuivre sous la neige, Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

J’en ai pour six jours de découvertes. Je m’abreuve de courts métrages, de moyens, de longs métrages, de documentaires, de fiction, d’animation, d’expérimentation, etc. Des films qui me font rire, réfléchir, voyager, qui me choquent aussi à l’occasion. Je découvrirai même les talents des artisans de chez nous. Je me sens privilégiée d’assister à des premières, comme Tout ce que tu possèdes, de Bernard Émond, qui sort en salle ce week-end, et de voir des films primés lors des plus prestigieux festivals du monde.

Bernard Émond à Rouyn-Noranda, Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Le Festival ouvre une fenêtre sur ce qui se fait sur la scène québécoise, canadienne et internationale. Ils nous donnent accès à des œuvres cinématographiques, qui ne se rendraient peut-être pas chez nous autrement. Il est, avec les nombreux autres événements organisés dans la région, le fer de lance de notre qualité de vie.

J’écoute les artisans du cinéma me dire pourquoi ils sont heureux de présenter leur film ici, devant une salle toujours bondée. Nous sommes un fin public, nous ne faisons pas dans la dentelle. L’an dernier, j’ai ri, j’ai pleuré en regardant le film, Monsieur Lazhar, avec le réalisateur Philippe Falardeau au-dessus de mon épaule.

Après les projections, je surpasse toujours cette petite gêne pour aller échanger avec un réalisateur, trinquer et féliciter un comédien, recueillir leurs impressions. Parfois, j’écoute d’une oreille leurs entrevues avec les journalistes. C’est comme cela, il y a quelques années que j’ai entendu Michel Pageau raconter l’histoire derrière la seule cicatrice qui lui est restée malgré tout ce chamaillage avec les animaux. Quel conteur! Ce week-end j’ai participé à une magnifique discussion sur la vie, le temps qui passe et la mort avec le généreux comédien Marcel Sabourin. Des moments magiques!

Salle de projection du Théâtre du cuivre – Photo: Cyclopes

Le matin, je jette toujours un œil aux journaux. Je suis curieuse de savoir ce que les journalistes invités ont pensé de tel ou tel film. Lorsqu’ils parlent du caractère unique de notre Festival, je bombe un peu le torse de fierté. On parle de nous pour autres choses que le froid, les maringouins, les ours ou les mines.

Un midi, un soir, avant les projections, je vais manger au restaurant avec des amis. Parfois, nous tombons sur des invités du Festival. C’est comme cela qu’un jour nous sommes tombés sur Denys Arcand et Denise Robert, Robert Morin, François Papineau, Guillaume Lemay-Thivierge…

Tout cela, c’est sans parler des soirées déjantées au Cabaret de la dernière chance, des conférences, des discussions, des hommages…

Lorsque cela se termine, que la première neige a fondu, que les invités sont repartis, que les décorations sont démontées tranquillement, j’ai toujours cette impression de sortir d’un rêve… ça se termine ce soir, je suis déjà un peu nostalgique!

Foyer du Théâtre du cuivre, Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

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