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Opémican, le rêve

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Je veux vous faire rêver aujourd’hui. N’ayez crainte, je vous parle d’un grand rêve, mais tout ce qu’il y a de plus accessible.

Imaginez… Une expédition solo en kayak à la tombée de la nuit sur un lac immense. Camper à la belle étoile. Une escapade en canot entre amoureux autour de l’île aux fraises. Descendre une rivière en miniraft. Se baigner sur des plages de sable naturel. Une randonnée pique-nique entre amis à travers une forêt de grands pins agrémentée d’un paysage façonné par le passage des glaciers (et l’hiver, à raquettes,  admirer ces immenses conifères enneigés). Pourquoi pas un peu d’escalade ou de via ferrata (activité intermédiaire entre la randonnée et l’escalade) sur de hautes falaises avec un frère ou une sœur? Enivrant non? Emprunter d’anciens chemins forestiers avec un vélo de montagne. Taquiner le poisson avec papa et prendre un gros brochet (tant qu’à rêver). Observer les faucons pèlerins, les tortues et les chauves-souris avec les enfants. Sentir les orchidées. Visiter le site historique d’Opémican foulé par les autochtones, les voyageurs, les bûcherons et les premiers côlons avec un aïeul, participer à des recherches archéologiques… ouf…WOW!

Îles aux fraises

Crédit photo : MDDEP

Le parc national d’Opémican c’est 293,2 km2 de bonheur! Et ce n’est pas situé sur le territoire d’une destination exotique quelconque, c’est dans notre cours, en Abitibi-Témiscamingue. Pour ceux qui ne le savent pas, le projet se situe au sud du Témiscamingue, à approximativement 45 minutes de route de Ville-Marie, à 2 h de Rouyn-Noranda et à 3 h de Val-d’Or, Amos et La Sarre.

Nous en entendons parler depuis plusieurs années. Les représentants du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) ainsi que de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), nous ont finalement expliqué, la semaine dernière, ce projet qu’ils ont pour la région. Un projet d’aire protégée reconnue. Ils assurent que les aménagements favoriseront la découverte (centre de découverte et de services, sentier, aire de camping, etc.), respecteront les zones sensibles du territoire ou qu’ils n’exerceront qu’un impact minimal sur le milieu. Ainsi, les activités de découverte, la randonnée, le canot, le camping sont autant de moyens privilégiés de découvrir et d’apprécier les lieux. Du plaisir, en toute saison, à vivre au cœur de territoires protégés d’exception.

En kayak sur la rivière Kipawa

En kayak sur la rivière Kipawa / Crédit photo : Jonathan Boulet-Groulx

Au-delà du rêve il s’agit d’un projet de protection et de conservation de notre patrimoine naturel (762 espèces floristiques et fauniques dont 14 susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables). Il s’agit aussi un projet structurant pour l’économie locale avec 26 millions d’investissements et 7 millions de retombées annuelles, des sommes tellement significatives pour le Témiscamingue. Puis, il s’agit d’un projet qui bonifiera l’offre touristique et qui fera de l’Abitibi-Témiscamingue une destination plein air incontournable. Le Québec ne mise-t-il pas sur ses parcs nationaux pour attirer les étrangers? N’est-ce pas le genre de développement (durable) que l’on souhaite faire chez nous?

Site Historique Opémican

Site Historique Opémican

Ceci étant dit, rien n’est acquis. Ces temps-ci tout bon projet collectif semble froisser quelques libertés individuelles (certains vont perdre leur territoire de chasse, d’autres ne pourront plus circuler sur le territoire avec leur motoneige). Les opposants font du bruit. Si vous souhaitez que ce rêve se concrétise, comme citoyen ou comme organisation, il sera donc très important de vous faire entendre. Le processus est plutôt simple. Il n’y a qu’à envoyer un mémoire (qui peut simplement être une lettre) au MDDEP avant le 18 mai. Vous pourrez aussi, si vous le souhaitez, présenter vos arguments lors des audiences publiques les 9 et 10 juin (Modalités de participation, ainsi que lieu et horaire des audiences publiques) MAJ (Le parc national d’Opémican est maintenant une réalité au Témiscamingue!). « Les avis et commentaires reçus sont pris en compte et permettent de modifier et d’améliorer la proposition (…) Le projet est donc révisé en fonction de l’opinion de la population et, s’il obtient l’adhésion publique, le projet est soumis au Conseil des ministres, à qui revient la décision de créer le parc » d’expliquer le MDDEP.

Si le Conseil des ministres donne son aval au projet (ce qui pourrait se faire dès le début 2013), les travaux d’aménagements débuteraient aussitôt et pourraient s’échelonner sur quelques années. Encore quelques mois d’attente avant de concrétiser ce rêve, mais ces quelques mois ne seront rien quand nous pourrons bel et bien nous dire que nous sommes de la Génération Opémican.

Un commentaire

  1. olivier blanchard dit :

    Un petit Bonjour de France. Votre région fait rêver…

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