Info-Conseil

Orientation

Boussoles et altimètres

Peu importe où vous allez en milieu sauvage, vous ne voulez certainement pas perdre le Nord.
   
Boussoles :

Grosso modo, une boussole est un boîtier qui contient une aiguille aimantée indiquant le champ magnétique de la Terre. L'aiguille d'une boussole pointe toujours dans la même direction; c'est pourquoi elle peut être utilisée comme référence pour s'orienter. Le champ magnétique terrestre est orienté sur un axe général nord-sud. L'une des extrémités d'une aiguille magnétique pointe vers le nord tandis que l'autre point vers le sud.

Aiguille :

L'aiguille magnétique pivote librement à l'intérieur d'une capsule en quartz ou en verre. Celle-ci est remplie d'un liquide (une huile transparente) réduisant l'oscillation et la vibration de l'aiguille, et permettant d'obtenir une lecture précise plus rapidement.

Cadran :

Les points cardinaux sont indiqués sur le cadran. Celui-ci permet de voir chacun des 360 degrés de la boussole et de faire des relèvements beaucoup plus précis. Les petits cadrans présentent généralement une gradation de 2, 5 ou 10 degrés.

Boussole à plaque :

Les échelles de la plaque de base de la boussole sont des petites règles graduées en pouces, en centimètres ou en unités spécifiques à une carte en particulier. Elles sont utilisées pour mesurer les distances en pieds ou en mètres.

La capsule de la plupart des boussoles contient également une flèche d'orientation et des méridiens. La flèche d'orientation indique si la boussole est correctement orientée par rapport à la direction voulue. La boussole indique donc la bonne direction lorsque l'aiguille est parfaitement alignée avec la flèche d'orientation et que son extrémité nord repose sur la pointe de la flèche. Certaines boussoles sont dotées d'un curvimètre permettant d'évaluer les distances sur une carte.

Miroir de visée :

Lorsque le couvercle de la boussole est ouvert à un angle de 45 degrés, le miroir de visée à l'intérieur permet de voir l'aiguille et la flèche d'orientation tout en regardant à travers le repère. Cela permet des relevés d'une précision accrue.

Déclinaison et inclinaison :

La différence entre le nord géographique et le nord magnétique se nomme déclinaison magnétique. Le nord magnétique changeant d'une année à l'autre de quelques minutes d'angle, la déclinaison magnétique varie selon l'année et l'endroit où l'on se trouve. Cela signifie qu'une boussole achetée au Canada ne fonctionnera pas en Australie. Les variations verticales des champs magnétiques terrestres peuvent déséquilibrer l'aiguille d'une boussole et causer des erreurs de relèvement d'un certain nombre de degrés ou même, dans certains cas, empêcher l'aiguille de pivoter. De nouveaux modèles de boussoles dites mondiales ont une aiguille non magnétisée montée sur un pivot-aimant qui permet d'obtenir une lecture précise, peu importe la zone où l'on se trouve.

Altimètres :

Un altimètre est un instrument servant à mesurer l'élévation verticale d'un point par rapport au niveau de la mer. Il fonctionne selon le principe suivant : La pression atmosphérique diminue à mesure que l'altitude augmente. En mesurant les variations de la pression atmosphérique, l'altimètre peut indiquer à quelle altitude on se trouve.
Les altimètres, notamment les ordinateurs-bracelets, affichent souvent des graphes couvrant plusieurs jours servant à connaître les variations de la pression atmosphérique. Ces graphes sont très utiles pour prévoir les conditions météorologiques.

Le cœur d'un altimètre est la capsule anéroïde. Cette capsule scellée se contracte et se dilate en fonction des modifications que subit la pression atmosphérique. Plus l'altitude augmente, plus la pression atmosphérique diminue. Les mesures sont exprimées en millibars ou en kilopascals, ou sont graduées en pieds ou en mètres. De façon générale, plus la plage de mesure est grande, moins les résultats sont précis.

Compensation de la température et réinitialisation de l'altitude :

Certaines conditions climatiques affectent la pression atmosphérique et, du coup, la précision d'un altimètre : les changements de température (l'air froid est plus lourd que l'air chaud et exerce une plus grande pression), les fronts météorologiques (zones de haute et de basse pression) et les changements du taux d'humidité (la vapeur d'eau alourdit l'air). Certains altimètres peuvent compenser les fluctuations de température.

Les altimètres possèdent différentes capacités de mesure d'altitude maximale. Avant de vous lancer à l'assaut de cimes vertigineuses, assurez-vous que votre altimètre possède une « limite de tolérance » plus élevée ou un dispositif de sécurité facilement remplaçable, conçu pour que l'instrument soit mis hors fonctions avant d'être endommagé. En avion, transportez votre altimètre dans la cabine pressurisée.


Source : Mountain Equipement Coop (site Internet)

Choisir un GPS

Un GPS (système mondial de localisation, de l'anglais Global Positioning System) est un appareil de navigation qui permet de calculer des positions à l'aide de signaux radio reçus d'un système de satellites. Un GPS s'utilise pratiquement aux quatre coins du globe. Il indique votre position et enregistre les coordonnées d'une destination, déterminées soit à partir des lignes de quadrillage d'une carte soit à partir d'un relevé sur le terrain. Un GPS peut fournir les coordonnées d'une position ou encore indiquer dans quelle direction partir pour atteindre une destination.

Les GPS sont d'une grande utilité pour aider les skieurs et les adeptes de l'alpinisme à retrouver leur chemin dans un blizzard, les pagayeurs à repérer la berge dans le brouillard, le personnel de recherche et sauvetage à transmettre des coordonnées précises à un aéronef ou les personnes perdues à suivre un itinéraire précis. Toutefois, comme il arrive qu'un GPS cesse de fonctionner en raison d'une perte de contact satellite, d'une diminution de sa charge électrique ou d'un bris, il ne devrait pas être votre unique outil de navigation. Équipez-vous aussi d'une boussole et d'une carte, évaluez si vous avez besoin d'un altimètre et exercez-vous à vous orienter.

Caractéristiques des GPS :

Il existe une grande variété de GPS sur le marché. Voici certaines de leurs caractéristiques

Technologie WAAS :

L'acronyme WAAS (de l'anglais Wide Area Accuracy Signal) correspond à un signal de renforcement à couverture étendue. En captant les signaux provenant de satellites géostationnaires particuliers, les GPS compatibles avec le WAAS sont précis à 3 m dans 95 % des cas (comparativement à une précision de 15 m pour les GPS non compatibles avec le WAAS). La couverture du WAAS est maximisée par une vision non obstruée (sur terre ou sur l'eau). Les signaux WAAS peuvent actuellement être captés seulement en Amérique du Nord, mais pourront bientôt l'être dans la plupart des régions du globe.

Dimensions de l'écran :

Plus l'écran est grand, plus lourd et énergivore est le GPS. Les randonneurs qui trimballent un GPS dans leurs mains vont sans doute opter pour un modèle petit et compact. Toutefois, comme les cyclistes et les pagayeurs ont généralement les mains occupées et regardent l'écran de plus loin, ils préféreront probablement un modèle doté d'un plus grand écran.

Un écran de plus grande dimension n'affichera une image plus claire que s'il présente une police et des icônes de plus grande taille. Si possible, tenez le GPS à distance normale de consultation et voyez si vous êtes capable de lire les données sans forcer.

Affichage :

Un GPS conventionnel présente un certain nombre de pages qui affichent différents types de renseignements :
• Page de positionnement des satellites : Une option très utile vous permet de visualiser la position des satellites reçus par le GPS, ainsi que la position relative de tous les satellites qui devraient être en vue, mais dont le signal n'est pas reçu. Cette option vous permet de vous déplacer de façon à démasquer la réception de satellites supplémentaires, ce qui vous permettra d'obtenir un meilleur estimé de votre position.
• Page de navigation : L'affichage peut être de style boussole ou aiguille oscillante pour indiquer une direction.
• Cartes intégrées : Elles permettent au GPS d'afficher de façon continue votre position en temps réel et vous offrent la possibilité de cliquer sur une destination à atteindre au lieu d'en déterminer les coordonnées et de les entrer manuellement dans l'appareil. Malheureusement, de nombreuses cartes GPS omettent certains détails topographiques qui pourraient être utiles aux personnes se déplaçant dans la nature. Certains GPS peuvent être branchés à des ordinateurs afin de télécharger des cartes supplémentaires. Il est fortement conseillé de toujours avoir une boussole et une copie papier de vos cartes en votre possession au cas où votre GPS cesserait de fonctionner.

La plupart des GPS peuvent calculer une douzaine de variables à la fois : heure d'arrivée prévue (HAP), vitesse moyenne, vitesse moyenne de déplacement avant d'arriver à destination (VMD)… La plupart des gens n'utilisent toutefois que quelques-unes de ces fonctions sur une base régulière. Un bon GPS sera doté d'une ou plusieurs fenêtres servant à personnaliser les pages de navigation pour vous permettre d'afficher les données dont vous avez besoin.

Entretien d'un GPS :

Lorsque vous rangez votre GPS entre deux excursions, retirez-en les piles. Ainsi, si le liquide qu'elles contiennent fuit, l'appareil ne sera pas endommagé. Pour éviter de perdre les piles, attachez-les au boîtier à l'aide d'un élastique. Entreposez votre GPS dans un endroit frais et sec.


Source : Mountain Equipement Coop (site Internet)

Camping

Choisir une tente

Critères de sélection :

Voici quelques points de repère pour vous aider dans le choix de votre tente :

•  Utilisation anticipée : besoins en poids, espace et structure.
•  Climat dans lequel elle sera utilisée (structure et aération souhaitées).
•  Superficie nécessaire : plancher habitable, présence d’un vestibule, hauteur.
•  Poids total, incluant piquets, armature, sacs de transport, etc.
•  Compacité.
•  Structure habitable avec l’armature seulement ou piquets et tendeurs sont  indispensables.
•  Montage simple et rapide.
•  Qualité de la construction : tissus utilisés, qualité des coutures et leur scellement.
•  Armature de bonne qualité, assemblée par élastiques, dont les sections doivent être facilement  remplaçables au cas où l’une d’entre elles se briserait. On doit être capable de  retrouver le matériau utilisé dans les boutiques spécialisées.
•  Design de toile à simple ou à double paroi.
 
Une visite en boutique vous permettra d’évaluer chacun des modèles que nous offrons, en fonction de ces critères et de vos besoins. Les rubriques qui suivent contiennent de l’information supplémentaire qui devrait  vous aider à mieux apprécier certains détails du design des tentes.
 
Types de tentes :

On distingue principalement les quatre types de tentes suivants : estivale, 3 saisons, 4 saisons et hivernale.  Les tentes estivales et hivernales ne sont conçues que pour leur saison respective ou pour des conditions climatiques s’y rapprochant.  La tente 3 saisons est idéale pour qui couche sous la tente le printemps, l’été et l’automne. Il en va de même pour la tente 4 saisons qui, de plus, vous fournira un toit pour vos activités de plein air hivernales.

•  Estivale

Une excellente aération est primordiale. Sont incluses dans cette catégorie presque toutes les   tentes familiales. L’espace habitable et la hauteur intérieure priment sur le poids et la compacité dans le choix d’une tente familiale. Ces tentes gardent au sec pendant les pluies d’été, mais protègent  moins dans les conditions plus rudes du printemps et de l’automne.

•  3 saisons


Les tentes de cette catégorie vous procureront une excellente aération et un abri très efficace contre les intempéries.  Elles font généralement partie des tentes les plus légères sur le marché, en rapport avec le volume habitable offert.  Pour en minimiser le poids,  les manufacturiers ont réduit la structure de la tente au minimum.  Une bordée de neige accumulée sur le toit de la tente serait donc trop lourde pour une telle structure.  C’est pourquoi ce type de tente est  idéal en tout temps, sauf lorsqu’il y a risque de neige.

•  4 saisons

Vous retrouverez ici toutes les qualités de la tente 3 saisons,  mais avec une structure plus forte en prime.  Évidemment, le renforcement de la structure implique un léger gain de poids par rapport à la tente 3 saisons. Ce sont les tentes les mieux adaptées au Québec, contrée reconnue pour ses hivers froids et humides et pour ses automnes et printemps remplis de belles surprises.  L’aération de ce type de tente vous donnera un confort très adéquat par temps humide, été comme hiver.

•  Hivernale

Certains la nomment « tente d’expédition en haute montagne ».  Pour ce type de tentes, on privilégie d’abord une structure forte, pouvant supporter de grandes quantités de neige. L’aération de ces tentes est maintenue au minimum, ce qui empêche les forts vents de pénétrer et  donne tout de même une aération adéquate dans un climat sec.  Elles sont adaptées aux températures les plus froides et sèches des mois de janvier et février au Québec. Elles sont  indispensables lors d’expéditions en très haute altitude (+ de 6000 m), en montagnes australes (p. ex. Patagonie), nordiques (p. ex. Alaska) ainsi qu’aux pôles.  Ce sont des tentes d’utilisation plus restreinte et spécialisée.
 
Forme :

On retrouve sur le marché des tentes aux formes différentes: dôme modifié, tunnel, dôme classique et pyramidale.  Pour certains, la forme n’est pas un critère de sélection.  Pourtant, chacune de ces formes offre des avantages et des désavantages.  Le dôme modifié est le type de tentes que l’on trouve en plus grand nombre dans les boutiques depuis une bonne dizaine d’années, car c’est la forme qui offre le plus d’avantages.
Dans une catégorie à part, nous glisserons également un mot sur les bivouacs et les bâches.

•  Dôme modifié

Les tentes à dôme modifié sont inspirées du principe auto-portant de la structure.  La forme du dôme modifié a très peu en commun avec la forme hémisphérique du dôme dont elle est issue.  Souvent  demi-cylindriques, les formes de ce type de tentes n’ont pour seule limite que l’imagination de leurs concepteurs.

Avantages :
• Grand volume habitable par rapport à la surface de plancher.
• Structure très solide, puisque les arceaux se croisent en plusieurs points.
• Elle est auto-portante, i.e., les piquets et tendeurs n’ont aucun rôle structural à jouer. Cependant, pour un rendement optimal, la structure nécessite d’être montée avec piquets et tendeurs.

Inconvénients :
• Certains dômes modifiés n’ont, comme le dôme, qu’un seul désavantage connu; leurs faibles pentes de toit au faîte, qui cause l’accumulation de neige. Les concepteurs apportent des solutions avantageuses à cet inconvénient. Si vous achetez une tente de type dôme modifié que vous prévoyez utiliser en hiver, vérifiez que la pente du toit soit assez prononcée pour ne pas que la neige s’y accumule.
 
•  Tunnel

La tente en forme de tunnel, qui était très populaire sur le marché il y a quelques années, est encore disponible. Elle n’est pas auto-portante;  en plus de l’armature, sa structure nécessite l’emploi de piquets et de tendeurs pour que le tout donne un volume habitable. Il n’y a aucun croisement des arceaux dans cette structure.

Avantages :
• Légèreté de l’armature, qui ne nécessite des arceaux qu’aux extrémités.
• Simplicité de montage; 1 ou 2 arceaux et quelques tendeurs et piquets.
• Forme et profil relativement bas qui donnent peu de prise au vent.
• Vestibule souvent intégré à la structure pour maximiser l’espace disponible.

Inconvénients :
• Structure moins forte qu’une tente ayant une structure auto-portante. Dans un sol mou, de neige poudreuse ou de sable fin, l’intégrité de la structure est compromise. Les piquets sont indispensables au support de cette tente, mais les piquets standards fournis avec la tente ont peu de prise dans ces types de sol.  Dans ces conditions, il faut employer d’autres types de « piquets »; des skis, des sacs remplis de neige ou de sable auxquels on fixe une corde, etc.
• La pente du faîte du toit est peu prononcée; accumulation de précipitations possible.
 
•  Dôme classique

Ce type de tente a littéralement révolutionné le monde du plein air lors de son introduction sur le marché, à la fin des années . C’était surtout la structure de la tente qui, pour l’époque, était révolutionnaire. Plusieurs croisements d’arceaux lui permettaient de s’auto-porte, c’est-à-dire que les piquets et les tendeurs n’étaient nullement nécessaires pour que la tente offre bon un volume habitable.  Aujourd’hui, ce principe est toujours une base du design d’un grand nombre de tentes. Cependant le dôme pur, l’hémisphère, tend à disparaître du marché, parce que les concepteurs modifient la forme hémisphérique afin d’éliminer ses désavantages.

Avantages :
• Grand volume habitable par rapport à la surface de plancher.
• Structure très solide, puisque les arceaux se croisent en plusieurs points.
• Elle est auto-portante, i.e., les piquets et tendeurs n’ont aucun rôle structural à jouer. Cependant, pour un rendement optimal, la structure nécessite d’être montée avec piquets et tendeurs.

Inconvénients :
• La pente supérieure du toit est parfois peu prononcée et rend possible l’accumulation de précipitations.
 
•  Pyramidale

Il s’agit d’une tente qui n’a souvent pas de plancher et qui est supportée par un mât unique en son centre. C’est, ni plus ni moins, une bâche dont les côtés descendent jusqu’au sol, fermées aux vents et aux intempéries. La tente du légionnaire romain illustre bien ce type de structure. Quelques manufacturiers construisent des modèles de cette forme. Toutefois, son utilisation demeure encore marginale; limitée surtout à des groupes de plusieurs personnes, on la retrouve souvent chez ceux qui pratiquent des activités de plein air en hiver. Quoique les modèles offerts diffèrent beaucoup d’un manufacturier à l’autre, on peut dresser le portrait de ces avantages et désavantages suivants :

Avantages :
• Grande légèreté pour la surface habitable au sol ; pas d’armature, pas de plancher, pas de vestibule, aucune ou peu de fermeture éclairs et une seule paroi imperméable qui, souvent, ne respire pas.
• Pente de toit très prononcée donc aucune accumulation de précipitations.
• Montage simple ; un mât et quelques tendeurs et piquets.

Inconvénients :
• Structure reposant en grande partie sur les piquets et les tendeurs. Ces derniers doivent être resserrés régulièrement pour être bien tendus en tout temps.
• Très haute donc exposée au vent, ce qui peut causer quelques impondérables lorsque les vents sont forts. Il faut alors resserrer les tendeurs plus fréquemment.
• Généralement peu d’espace en hauteur, sauf en son centre.
• Aération laissant à désirer, étant donné la simplicité de construction et le peu de détails techniques,  lorsque le climat exige la fermeture des portes d’accès. Recherchez la présence d’orifices de ventilation.
 
•  Bâche et bivouac

Une bâche est une toile imperméable qui protège de la pluie et des forts rayons du soleil. Certaines sont légères et compactes, d’autres lourdes et volumineuses. Pour certains, il s’agit d’un équipement idéal en randonnée, remplaçant avantageusement la tente. Pour d’autres, il s’agit de l’équipement idéal pour le camping grand confort.

Quant au bivouac, il existe en plusieurs  modèles.  Certains sont des tentes monoplaces, d’autres sont des sacs d’appoint et de protection contre les intempéries pour votre sac de couchage.  Les mieux conçus combinent même ces deux caractéristiques. Idéalement, le bivouac est fabriqué d’un tissu imperméable qui respire. Pour plus de détails sur ce type de tissu, lisez la rubrique intitulée : Simple ou double paroi?
 
Simple ou double paroi?

•  Simple paroi
 
Une tente à simple paroi est une toile imperméable qui respire.  La toile est constituée de trois couches, soit :
•  un nylon extérieur;
•  une membrane microporeuse, totalement imperméable mais qui respire peu;
•  un revêtement interne, qui devrait empêcher l’humidité contenue dans la tente de se condenser.

Les tissus utilisés dans les tentes à simple paroi ont une résistance au feu  améliorée par comparaison avec le vêtement.  Ceci dans le but de sécuriser les utilisateurs et, à tout le moins, de rencontrer les normes du gouvernement en la matière.

Avantages :
•  grande légèreté de la tente;
•  grande résistance de la structure.
 
Désavantages :
•  aération à problèmes dans certaines conditions climatiques, notamment lorsque l’humidité relative est très élevée.
•  prix élevé.

Bref, c’est une tente hyperspécialisée, adaptée aux activités nécessitant un équipement très léger et au climat généralement sec. Certains modèles sont disponibles sur commande spéciale seulement. Renseignez-vous!
 
•  Double paroi

La tente à double paroi est constituée de deux toiles : un habitacle, au plancher imperméable et aux murs qui respirent, et un double toit, imperméable lui aussi. Les deux toiles sont retenues et supportées par une structure d’arceaux et de points d’ancrages.

Avantages :
• Design adaptable à plusieurs utilisations : tente ultralégère de cyclotourisme, tente de très haute montagne, tente familiale, etc.;
• Modèle polyvalent permettant l’utilisation dans des conditions climatiques variées;
Coût moindre.

Désavantages :
• Poids plus important, pour le même espace habitable et la pour même utilisation, qu’une tente à simple paroi.
 
Autres détails de design :

Certains petits détails de construction de votre tente sont parfois bien utiles, d’autres sont  moins importants.  À vous de juger selon vos besoins.  Les détails qui sont énumérés ci-dessous, si ingénieux qu’ils soient, ne devraient pas être des critères de sélection de première importance.  Seulement, lorsque vous aurez considéré tous les critères mentionnés précédemment et que vous hésiterez entre certains modèles dans une même gamme de prix, peut-être voudrez-vous considérer ces détails :

•  Des sangles d’ancrage au sol, cousues solidement au double toit, stabiliseront votre habitacle sous les forts vents.
•  Vous retrouverez votre tente facilement dans la nuit à l’aide de bandes réfléchissantes. Nous les retrouvons souvent sur les sangles d’ancrage du double toit.
•  Vous pourrez également avoir des bandes réfléchissantes sur les languettes des fermetures à glissière, pour les retrouver plus facilement pendant la nuit.
•  Un système rapide de tension des toiles, à l’aide de boucles mâle/femelle comme sur les ceintures de taille de sac à dos, peut faciliter et accélérer le montage de la tente. Le plastique de ces boucles demande une certaine délicatesse lorsqu’utilisé par temps très froid.
•  Certaines tentes d’hiver bénéficient d’un apport supplémentaire en ventilation, souvent au moyen d’une moustiquaire au toit.  Le tout est recouvert d’une toile amovible, afin d’évacuer adéquatement le surplus d’humidité ou, dans la direction contraire, d’empêcher les forts vents de pénétrer à l’intérieur de l’habitacle.
•  La possibilité de fixer une toile ou un filet utilitaire de rangement au toit « gear loft »,  disponible auprès de plusieurs manufacturiers et souvent conçu pour un modèle en particulier,  maximise la gestion d’un espace exigu.
•  Un sac de rangement simple d’utilisation sert à ranger l’armature et les piquets séparément, tandis que l’on range les toiles dans un sac de compression, puisque tout l’espace est compté.
•  La toile faisant office de sous-plancher est disponible auprès de certains manufacturiers. Une toile est conçue spécifiquement pour chaque modèle de tente. Sa coupe offrira quelques millimètres de moins de surface que le plancher avec lequel elle doit s’associer. Elle protège la partie la plus solide, mais également la plus vulnérable de votre tente, le plancher.


Source : La Cordée (site Internet)

Matelas de sol

Rôle :

Pour juger des avantages et désavantages des différents types de matelas, il nous faut d’abord identifier les rôles que joue le matelas de sol dans l’arsenal du campeur.  Ils sont au nombre de deux : confort et isolation.  Parmi la panoplie de produits disponibles, peu nombreux sont ceux qui peuvent jouer ces deux rôles à la perfection.  Certains s’en rapprochent drôlement, dont les matelas autogonflants, les mousse à cellules fermées. Toutefois, quelques compromis devront être faits, selon l’utilisation envisagée par l’acheteur.
 
Matelas autogonflant :

La solution aux problèmes de la mousse ouverte consistait à l’envelopper pour  sauvegarder ses propriétés et éliminer ses défauts.  Ce type de matelas de sol existe depuis plus de 20 ans maintenant et est appelé matelas autogonflant :

•  confort moyen à élevé;
•  isolation moyenne à élevée, en fonction de l’épaisseur choisie.  L’air contenu dans les cellules ouvertes est emprisonné dans l’enveloppe de nylon et ne se déplace pratiquement pas;
•  imperméabilité;
•  compressibilité;
•  gonflage facile et automatique par la valve en quelques minutes, avec quelques souffles supplémentaires pour un matelas plus ferme;
•  grande durabilité;
•  quelques précautions d’entretien (voir la section entretien);
•  précautions à prendre contre les objets pointus;
•  prix moyen à élevé;
•  3 catégories offertes : ultra-léger, standard et luxueux :

•  l’ultra-léger est constitué de mousse ouverte mais évidée, ce qui lui permet de réduire son poids et d’être très compressible;
•  le standard est le modèle original, offrant à la fois une bonne compressibilité, un bon confort et une bonne isolation;
•  le luxueux est le matelas des superlatifs.  Plus large, plus épais, plus isolant, plus confortable et plus cher, mais moins compressible.

Il existe, parmi les catégories ultra-léger et standard, des matelas de longueur plus courte appelé « ¾ ».  Ces matelas sont à prendre en considération pour ceux qui sont restreints au niveau du poids et/ou de l’espace.  Si vous les utilisez, vous devrez cependant compromettre votre confort.
 
Mousse à cellules fermées :


Le matelas à cellules fermées est constitué d’une multitude de cellules  indépendantes les unes des autres, par opposition au matelas à cellules ouvertes.
•  grande fermeté, que certaines personnes trouvent peu confortable;
•  bon pouvoir isolant;
•  légèreté;
•  compacité raisonnable;
•  pas d’absorption d’humidité;
•  grande durabilité.  Plus le contenu en évazote est élevé, plus le matelas est résistant à l’abrasion, plus son •  pouvoir isolant est élevé et plus sa flexibilité est accrue par temps froid;
•  aucun entretien;
•  prix avantageux, une fraction du coût d’un matelas autogonflant.

Comparatif :

Évidemment, il ne s’agit que de généralisations.  Certaines catégories offrent un choix de plusieurs modèles. Les qualités diffèrent d’un modèle à l’autre. Certains critères, le confort notamment, sont teintés de subjectivité.  Toutefois, ce tableau devrait vous aider à saisir les différences entre chacune des catégories :

•  Confort : Autogonflant xxx / Mousse xx
•  Isolation : Autogonflant xxx / Mousse xxx
•  Compacité ou compressibilité : Autogonflant xxx / Mousse xx
•  Durabilité : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
•  Facilité d’entretien : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
•  Convivialité (Facilité d’utilisation) : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
•  Imperméabilité / Absorption d’humidité : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
•  Prix : Autogonflant Moyen à élevé  / Mousse Faible à moyen
 
Conseils d’achat :

L’achat d’un matelas de sol devrait tenir compte des points suivants :
•  le type d’activité envisagée : avec des crampons dans les parages, le matelas autogonflant n’est pas la meilleure solution.
•  la saison : même si vous achetez un sac de couchage coté pour résister à des froids de –40<sup>o</sup>C, vous ne bénéficierez de toutes ses qualités isolantes que sur un matelas de sol au pouvoir isolant semblable, car le sac est compressé sous votre corps et n’a presque plus de pouvoir isolant.  Le matelas de sol doit compenser.
•  l’importance accordée au confort : Pouvez-vous dormir convenablement sur un matelas mince, étroit, dur, de longueur ¾?  Si non, mieux vaut opter pour un certain confort malgré le poids et le volume supplémentaires.
•  le budget : critère important s’il en est un!  Même si des économies pourraient être à considérer sur d’autres pièces d’équipement, est-ce un luxe de bien  dormir pendant vos vacances et vos loisirs?


Source : La Cordée (site Internet)

Sac de couchage

Caractéristiques à identifier :

Les caractéristiques suivantes sont à considérer avant d’arrêter son choix sur l’un ou l’autre des sacs que l’on vous propose :

• cote de confort suggérée
• type d’isolant
• construction
• forme

Cote de confort :

Le choix d’un sac doit se faire en fonction de la cote de confort. Celle-ci, pour les mêmes conditions climatiques, variera d’un individu à l’autre selon plusieurs facteurs dont le métabolisme de la personne, son degré d’hydratation, l’aspect diététique des derniers jours, semaines ou mois, le taux d’humidité ambiante, etc. De plus, la région du globe où vous habitez a sa propre opinion en ce qui a trait aux cotes de confort. Par exemple, un sac d’hiver au Québec n’est pas le même qu’un sac d’hiver en Colombie-Britannique. Par contre, au Québec, nous pouvons considérer les catégories suivantes :
• estival : plus de – 5°C
• 3 saisons : de – 5°C à –18° C
• hiver: –18° C et moins

Les cotes de confort sont attribuées par les manufacturiers en fonction de l’épaisseur et du type d’isolant utilisé. En fait, le véritable facteur d’isolation est l’air retenu par le matériau isolant. L’air n’est pas un bon conducteur thermique, en comparaison d’autres matières comme le métal et l’eau, de là ses qualités isolantes. Plus l’isolant de votre sac peut emprisonner une grande quantité d’air, plus la température reliée à sa cote de confort est basse. Afin d’être efficace, cet air doit toutefois être emprisonné et non renouvelé continuellement. L’emprisonnement de l’air est le rôle de l’enveloppe. Plus cette quantité d’air stable est grande, moins vous sentirez les différences entre la température externe et la température interne.

Type d’isolant : Deux types d’isolant sont utilisés dans les sacs de couchage : le duvet et les synthétiques. Ces deux types d’isolant ont des qualités très distinctes avec chacun leurs avantages et inconvénients. Voici les avantages et inconvénients du duvet et des synthétiques.

Duvet

Avantages :
• rapport poids / chaleur obtenue plus efficace;
• durabilité (un duvet bien entretenu peut durer toute une vie);
• compressibilité;
• sensation de grand confort (pouvoir enveloppant inégalé).

Désavantages :
• perte momentanée d’une partie du pouvoir isolant lorsqu’humide;
• prix élevé.

Synthétique

Avantages :
• prix abordable;
• rétention du pouvoir isolant même humide.

Désavantages :
• compressibilité moindre;
• durabilité moindre;

• poids plus élevé que le duvet pour une même cote de confort.

Cependant, certaines fibres synthétiques développées par les fabricants ces dernières années diminuent considérablement les désavantages reliés à leur utilisation. Elles se rapprochent beaucoup plus des avantages combinés du duvet et des synthétiques.

Construction :

Le tissu utilisé doit avoir une structure assez serrée pour ne pas permettre le passage des fibres isolantes à travers les parois du sac. Il doit de plus présenter une bonne résistance au vent et à l’humidité externe, tout en permettant une bonne évacuation de l’humidité générée par le corps (crucial pour un duvet, vu sa moindre capacité à supporter l’humidité). Les manufacturiers utilisent dans les sacs les plus chers des membranes imper-respirantes.

Les autres caractéristiques souhaitables dans un sac sont un collet aux épaules et une bande isolante (parfois deux) le long de la fermeture éclair. Cela afin d’éliminer toute perte de chaleur et éviter la création de ponts thermiques. De plus, certains sacs auront une épaisseur différente selon la partie du corps à envelopper. Par exemple, certains fabricants concentreront plus d’isolant là où les pertes de chaleur sont les plus significatives comme à la tête, aux pieds, de même qu’au torse.

En dernier lieu, la qualité des fermetures éclairs est très importante. Les fermetures éclairs en métal offrent une meilleure durabilité que celles de plastique. Ces dernières ont toutefois un poids moindre.

Forme :

Il existe un certain lien entre le pouvoir isolant procuré par un sac et sa forme. Règle générale, plus le sac enveloppe de près le corps, plus l’air à l’intérieur du sac est réchauffé rapidement. On distingue trois formes de sacs de couchage : momie, rectangulaire et semi-rectangulaire.
• Momie : Forme de la plupart des sacs de couchage sur le marché, le sac « momie » épouse la forme du corps. Son coût est un peu plus élevé parce que sa construction est plus complexe qu’un sac rectangulaire.
• Rectangulaire : Ce type de sac a un coût minime grâce à sa simplicité de construction. Aussi, certaines personnes aiment mieux ce type de sac car elles s’y sentent moins coincées que dans une momie. On rencontre cette forme surtout chez les sacs estivaux.
• Semi-rectangulaire : Sa forme représente un compromis entre le rectangulaire et la momie, tant au niveau de la performance que du coût. Toutefois, les sacs de couchages de cette forme sont plutôt rares sur le marché.

Un autre aspect que vous devriez considérer dans le choix de votre sac est sa longueur. Chaque modèle de sac vient en 2 différentes grandeurs au minimum. Les chartes de grandeur ne sont pas les mêmes chez tous les fabricants. Par exemple, un sac régulier chez tel fabricant peut accommoder une personne de 1,83 m, alors que cette même personne sera trop grande pour un sac de même grandeur chez un autre fabricant. Renseignez-vous en magasin auprès de nos conseillers. Certaines personnes, particulièrement les adeptes du camping d’hiver, voudront d’un sac plus long que celui prescrit pour leur taille afin d’y insérer avec eux certains items qui devront passer la nuit au chaud comme, par exemple, une gourde à eau, des bas, des chaussons, etc. Certains manufacturiers offrent également des momies dites « larges » (wide) afin d’accommoder les personnes ayant un plus fort gabarit. Renseignez-vous en magasin.


Source : La Cordée (site Internet)

Nutrition

Nourriture en plein air

Généralités :

Une bonne alimentation, en plein air comme dans toute activité humaine, est d’une importance primordiale.  La nourriture emportée doit tenir compte des critères suivants :
•  ressources à proximité (possibilité d’approvisionnement ou de réchaud, etc.);
•  intensité de l’activité;
•  saison;
•  durée;
•  nombre de participants;
•  appétit des participants;
•  goûts des participants;
•  équilibre et représentation de chacun des groupes alimentaires;
•  facilité de préparation;
•  transport (poids et volume).
 
Pour répondre aux critères a) à f), il faudra faire une évaluation mathématique ou poser des questions aux participants.

Une solution aux trois derniers critères se retrouve sur les tablettes de La Cordée, à condition d’avoir un réchaud lors de votre sortie en pleine nature.  Cette solution est la nourriture soit déshydratée, soit lyophilisée.  En fait, il s’agit de 2 types de conservation des aliments, obtenus par la réduction du volume d’eau qu’ils contiennent.  Les deux visent les mêmes buts, soit d’offrir à la fois une alimentation saine, équilibrée, variée et nutritive, un poids et un volume minimum et une grande facilité de préparation.
 
Nourriture lyophilisée :

Le contenu en eau des aliments est retiré par le froid.  La saveur des aliments se préserve mieux ainsi.  La cuisson est d’une simplicité enfantine; vous n’avez qu’à amener environ 500 ml d’eau à ébullition, puis à la verser dans le sachet en aluminium qui contient la nourriture et laisser reposer le tout une vingtaine de minutes.  Vous aurez bien sûr compris qu’il n’y a aucune vaisselle à faire.  Le sachet d’aluminium constitue à la fois un bol individuel et, par temps froid, une source de chaleur incomparable pour les mains pendant plus de trente minutes.   De plus, vous pourrez préparer simultanément l’eau pour la cuisson et celle pour boire.  Ne prenez toutefois pas à la lettre le nombre de portions mentionné par le manufacturier.
 
Nourriture déshydratée :

Le contenu en eau des aliments est retiré par le chaud.  Cependant, dans la pratique, il reste aux alentours de 20% d’humidité dans les aliments.  Ce procédé rend souvent les aliments sans saveur.  Celles-ci sont restaurées par un apport massif en épices.  Il vous faudra peut-être songer aux personnes parmi votre groupe qui ont un système digestif plus sensibles aux épices que les autres.  La préparation, bien que fort simple comparée à des repas maisons, est quelque peu plus complexe que pour la nourriture lyophilisée.  Vous devrez en plus, après le repas, faire une corvée de lavage de casseroles.  Vous devrez également veiller à apporter un couvert (bol, assiette ou autre).  Vous ne pourrez pas préparer ensemble l’eau pour boire et pour la cuisson.  Ne prenez pas à la lettre le nombre de portions mentionné par le manufacturier.
 
Comparatif : nourriture lyophilisée et déshydratée :

•  Saveur : Lyophilisée + / Déshydratée -
•  Facilité de digestion : Lyophilisée + / Déshydratée -
•  Poids : Lyophilisée - / Déshydratée +
•  Volume : Lyophilisée = / Déshydratée =
•  Facilité de préparation : Lyophilisée + / Déshydratée -
•  Temps de préparation : Lyophilisée = / Déshydratée =
•  Corvée de vaisselle : Lyophilisée Non / Déshydratée Oui
•  Prix : Lyophilisée Un peu + / Déshydratée Un peu -
•  Chauffe-mains en prime : Lyophilisée Oui / Déshydratée Non
 
Hydratation :
 
Les conséquences d’une carence en eau sont beaucoup plus graves et subites qu’une carence en nourriture.  Sans un apport suffisant en eau, vous vous exposez au mal des montagnes, aux engelures, à l’hypothermie ou bien au coup de chaleur, etc.  Vos besoins iront aisément jusqu’à deux litres par jour.  Ils peuvent aller jusqu’à 4 litres par jour en activité de haute intensité, par temps chaud et humide ou par temps très froid.  Une bonne façon de contrôler votre  degré d’hydratation est d’observer la fréquence et la couleur de votre urine.  Vous êtes bien hydraté si, trois fois par jour, vous urinez d’une couleur claire.  Un substrat foncé et peu abondant laisse savoir que vous n’êtes pas bien hydraté.
 
Ration quotidienne :


Un être humain doit ingurgiter un peu plus de 2000 calories/ jour juste pour maintenir ses fonctions quotidiennes, sans effort physique appréciable.   Selon la nature de votre activité, votre métabolisme, la température extérieure, etc., il vous faudra compter sur un apport calorique de 3 500 à 4 500 calories par jour.  Que veut dire tout cela?  En moyenne, dans les menus lyophilisés, vous allez absorber environ 330 calories par portion, une portion étant la moitié du sac.  Bon.  Vous semblez loin de vos 3 500 calories, mais il y a évidemment plusieurs repas dans une journée.  Vous saisissez sûrement l’importance, autant pour la digestion que pour votre ration quotidienne, de prendre plusieurs collations.  Les noix et autres « gourgandines » incluses dans le traditionnel GORP (Good Old Raisins and Peanuts) ont une haute valeur énergétique.
 
Que manger et en quelle proportion? :

•  Glucides : 65%
•  Lipides : 20 - 25%
•  Protides : 10 - 15%
•  Vitamines et minéraux
 
Les glucides ou hydrates de carbone (pâtes et autres féculents) devraient composer autour de 65% de votre diète, car ce sont des sucres rapidement assimilables, donc disponibles après quelques heures de digestion.  De plus, le glucose est la seule nourriture acceptable pour le cerveau.  Ils existe deux types de sucres : simples et complexes.  Les simples, tels que le chocolat ou le miel, sont des sucres très rapidement assimilables.  Ils sont à prendre en cas de panne sèche, pour un « boost » quasi instantané d’énergie.  Les sucres complexes (féculents), quant à eux, vont donner plus d’énergie sur une plus longue période.

Les graisses sont plus difficilement assimilables et longues à digérer.  Cependant, elles valent leur pesant d’or puisqu’une unité de lipides donne 6 à 7 fois plus d’énergie qu’une unité d’hydrates de carbone.  C’est pourquoi les graisses constituent la ration de choix pour les expéditions extrême aux pôles, d’autant plus que les réserves de graisse accumulées fournissent une certaine isolation contre le froid.  Quoi qu’il en soit, dans une activité de pleine nature exercée dans des conditions normales, environ 25 % de votre alimentation devrait être constituée de graisses.



Source : La Cordée (site Internet)

Planifier ses repas et transporter ses aliments

Décider quoi manger est parfois une décision difficile même avec un frigo plein de bouffe. Imaginez alors le problème quand il faut s'arranger avec un sac plein d'aliments disparates choisis en vitesse ? Prenez le temps de planifier vos repas et vous risquez de vous régaler.

Planifier :

La nourriture apportée doit tenir compte du type de voyage que vous prévoyez effectuer, des préférences alimentaires et allergies des membres de votre groupe, ainsi que de la facilité et de la rapidité de préparation. Pour les randonnées de plusieurs jours, il vaut mieux prévoir des collations à consommer durant les excursions. Pour une randonnée d'une journée ou une escapade de quelques heures, n'oubliez pas d'apporter quelque chose à manger en cas d'urgence.

Le volume de nourriture que vous transporterez deviendra un facteur critique à mesure de la progession de votre voyage. Optez pour des aliments faciles à consommer, légers et riches en protéines et en glucides. Les aliments lyophilisés contiennent un minimum d'humidité (2 %) comparés aux aliments secs de l'épicerie (25 %). Les aliments lyophilisés sont légers, compacts et se conservent très bien. De plus, ils restent inodores jusqu'à ce que leurs emballages soient ouverts, ce qui risque moins d'attirer insectes et animaux. Ils coûtent toutefois relativement cher et certains les trouvent fades.

Une variété de facteurs détermineront quelle quantité de nourriture vous devrez apporter. Les besoins énergétiques varient selon l'âge, le sexe, la météo et le genre d'activité pratiquée. Parce que la quantité de calories que nous devrions consommer dépend de l'âge et du gabarit de chacun, il est difficile de vous recommander des quantités précises. Toutefois, sachez que lors d'une longue randonnée la consommation d'une personne peut varier entre 3 200 et 4 500 calories par jour.

Transporter :

Parce que le rangement de la nourriture est aussi important que sa planification, il existe des sacs de rangement pour la nourriture qui sont réutilisables. Des sacs de nylon qui sont dotés d'une fermeture à rabat comme les sacs étanches. Certaines personnes préfèrent des sacs Ziplock transparents pour congélateur. Qu'importe vos préférences, plusieurs petits sacs seront plus faciles à ranger et à atteindre qu'un seul très grand sac. Lorsque vous préparez votre sac à dos, évitez d'y ranger tout élément non essentiel qui pourrait vous gêner ou dont vous auriez du mal à disposer en cours de route. Et n'oubliez pas vos recettes préférées !

Autre conseil important : placez toujours votre nourriture dans un espace de rangement séparé et au-dessus de votre combustible. Et, puisque des émanations de combustible pourraient s'infiltrer dans votre sac à dos, il est recommandé de placer ce dernier dans un emballage double, mélange de sac en plastique et de fourre-tout en nylon, et de le ranger loin de votre nourriture.


Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)

Équipement

Sac à dos

Rôle d’un sac à dos :

• Le rôle du sac est évidemment de porter votre charge de la façon la plus confortable possible. Par contre, certains sacs remplissent mieux leur rôle que d’autres parce que leur design tient mieux compte des principes suivants : Une charge portée sur le dos reculera et haussera votre centre de gravité et, ce, quel que soit le sac ou la charge.
• Par conséquent, si l’emplacement du centre de gravité est changé, c’est tout votre schème d’équilibre qui est changé.
• De plus, si cette charge a des mouvements impromptus et non contrôlés, votre centre de gravité sera instable. Il vous faudra alors jouer de finesse pour garder en équilibre la masse instable. Pas facile.

L’armature, pierre angulaire du sac à dos :

Plusieurs manufacturiers se sont attardés aux problèmes énumérés ci-dessus. Ceux-ci savent qu’une charge sur votre dos déplace le centre de gravité. Personne ne peut changer cet état de choses. Par contre, nous pouvons minimiser les contraintes reliées au transport de cette charge de trois façons :

Assurer la transmission de la plus grande partie possible de la charge au niveau du bassin :

C’est à peu près à cet endroit qu’est notre centre de gravité lorsque l’on est allège. De plus, ce « déplacement de la charge » (la masse n’est pas déplacée, elle est plutôt transmise par un axe, l’armature), nous assure une moindre compression de la colonne vertébrale (le dos adore!) et un dégagement de la cage thoracique afin de mieux respirer. Souvent, une trop grande portion de la charge du sac est maintenue au niveau des épaules. Une respiration inconfortable s’ensuit. Ce poids aux épaules empêche une prise de volume de la cage thoracique qui, à chaque inspiration, doit faire intervenir une grande quantité d’énergie pour s’opposer à la charge et laisser entrer l’air dans les poumons.

Rapprocher la charge de notre dos :

Plus la charge est accolée à notre dos, plus elle se rapproche du véritable emplacement du centre de gravité lorsque l’on est allège, d’où la nécessité d’avoir des sangles de compression. Par contre, certaines sont mieux conçues que d’autres. Quelques-unes ne font que diminuer le volume du chargement sans approcher la charge du dos de façon bénéfique ou notable, alors que d’autres, mieux conçues, compressent la charge contre l’armature qui, elle, épouse notre dos.

Stabilité de la charge versus les mouvements du corps :

Grâce à l’armature, la charge doit suivre les mouvements du corps. Le sac ne doit donc pas rester totalement rigide; il n’aurait pas la souplesse voulue pour épouser les mouvements du corps, particulièrement en escalade ou dans toute activité sur un terrain qui demande des jeux d’équilibre délicats impliquant le torse. Une armature trop rigide oblige le porteur du sac à compenser de façon musculaire. Quand certains mouvements de compensation de l’équilibre sont nécessaires avec une lourde charge, le risque de blessures peut être augmenté. Suite à ces quelques lignes, il apparaît évident que la pierre angulaire de votre sac soit l’armature. Tout à fait. Plusieurs compagnies offrent des armatures permettant de répondre aux critères énumérés ci-dessus. Toutefois, quelques exceptions d’utilisation infirment ces critères. Dans ces cas particuliers, qui sont en majorité décrits ci-dessous, on pourra attacher une moindre importance à l’armature, parce qu’on aura décidé de mettre l’accent sur d’autres données. Ces exceptions peuvent être :
• Vous êtes une force brute de la nature; une charge de 20 kg, voire 30, est supportée aisément et sans conséquences sur votre système musculo-squelettique, respiratoire, etc.
• Vous êtes un aficionado de l’ultra léger et redoutez les quelques 2,5 kg additionnels qu’indiquent à la balance certains sacs avec armature de qualité. À ce compte, c’est, pour vous, un boulet trop lourd. • Vous ne transportez pas de lourdes charges, donc les charges transportées ont peu ou pas d’incidence sur le contrôle du centre de gravité déplacé. Le tout, s’il y a lieu, est compensé amplement par un système musculaire adéquat.
• L’activité que vous pratiquez nécessite en priorité un poids minime et près du corps, tout autre avantage n’étant que très secondaire. De plus, le sac doit présenter une surface des plus lisses possible, afin d’éviter les accrocs entre les éléments extérieurs et le sac. C’est souvent le cas pour l’alpinisme extrême et le ski extrême jusqu’à un certain point.
• L’utilisation n’est pas intensive; quelques jours annuels où le grand confort n’est pas au rendez-vous ne limiteront pas la qualité de votre expérience de plein air.

Caractéristiques d’une bonne armature :

L’armature, pour qu’elle épouse votre dos, doit lui être reliée d’une façon quelconque. Le premier système entrant en ligne de compte est celui des ceintures et des bretelles. Tous les sacs, toutes marques confondues, en ont. Certaines sont mieux adaptées à la morphologie des êtres humains et sont, conséquemment, plus confortables. Par contre, ces ceintures et bretelles ne font que relier votre dos à la charge à transporter. C’est plutôt le système de sangles de rappel qui a une incidence sur l’armature et, par conséquent, sur la stabilisation de la charge et son rapprochement au dos. Ces sangles sont ainsi nommées parce qu’elles rappellent ou ramènent la charge près de votre dos. Ainsi, tous les sacs ont des rappels aux épaules. Par contre, peu de systèmes d’armature offrent des rappels aux hanches. Parmi ceux qui en ont, peu sont efficaces à jouer leur rôle. C’est l’interdépendance qui existe entre toutes les composantes de l’armature qui rend un système efficace ou non. Toutes les composantes doivent être organiquement liées. Une action sur une sangle a des incidences sur l’ensemble des composantes. Pour vous rendre compte du confort offert par l’armature d’un ou plusieurs sacs, il n’y a qu’une seule solution : essayer et comparer les sacs convoités avec une charge qui représente la charge maximum que vous allez porter lors de toutes vos randonnées en pleine nature. Vous trouverez dans nos magasins les ressources nécessaires pour faire ces essais.

Outre l’armature, autres critères de sélection :

• modèles disponibles en plusieurs grandeurs pour personnaliser le sac;
• ergonomie de la structure qui s’adapte aux formes de votre corps;
• possibilité d’adapter le volume du sac selon les différentes utilisations par la fermeture de compartiments, un sac de taille, etc.;
• qualité des matériaux et de la construction dans les coutures, fermetures éclair, tissus, etc.;
• selon l’utilisation préconisée, vérifier le volume, la possibilité d’y attacher des skis, des piolets, des crampons, la capacité de le transformer en bivouac ou en matelas de sol partiel, un design simple (peu accrochant aux éléments extérieurs);
• imperméabilité efficace, car malgré l’utilisation de tissu résistant à l’eau, les sacs à dos verront leur étanchéité compromise lors de fortes pluies. Seule, l’utilisation d’une housse imperméable garantit son imperméabilité dans ces conditions. Certains sacs ont une housse intégrée. Pour tous les autres sacs, il faudra en acheter une, souvent à un coût minime.

Comment charger le sac? :

Le principe général pour charger un sac est le suivant : le sac de couchage est situé au bas complètement. Ensuite, les objets les plus lourds sont placés le plus près possible du dos. Puis, les objets plus légers remplissent l’espace autour des objets lourds, graduellement vers le haut du sac. Tous les objets et équipements qui doivent être à portée de main sont placés dans la pochette supérieure du rabat du sac. Il s’agit évidemment d’un modèle théorique vers lequel on doit tendre, mais dans la pratique, certains objets lourds qui doivent être à portée de main pourront être placés ailleurs que ce qui est proposé par ces règles.


Source : La Cordée (site Internet)

Vêtement

Système multicouche

La meilleure façon de rester au chaud et au sec est de porter plusieurs couches de vêtements. Vous pouvez ainsi vous adapter à une variété de conditions météorologiques et à l'intensité de l'activité pratiquée.

Couche de base :

Communément appelée « sous-vêtement », la couche de base joue un rôle clé puisqu'elle est en contact direct avec la peau. Elle sert à évacuer l'humidité vers les couches extérieures pour en faciliter l'évaporation. Comme l'eau est un bon conducteur de chaleur, les vêtements humides refroidissent le corps et en abaissent la température interne, ce qui peut provoquer l'hypothermie.

Les sous-vêtements en polypropylène et en polyester sont légers, résistants, absorbent très peu l'humidité et sèchent très rapidement. La soie est très efficace par temps chaud si vous désirez éprouver une sensation de fraîcheur, mais elle s'avère un mauvais choix par temps froid. Le coton est déconseillé comme couche de base, car il absorbe facilement la transpiration et sèche très lentement. Qu'ils présentent ou non des coutures réduites ou plates offrant un confort accru, les sous-vêtements doivent être moulants, mais ne doivent pas être trop serrés ni entraver la liberté de mouvement.

Il existe des sous-vêtements légers, mi-épais et épais. Ceux de la catégorie « légers » sont conçus pour les activités intenses où l'évacuation de la sueur est essentielle. Les couches de base mi-épaisses évacuent l'humidité en plus d'offrir une certaine isolation, ce qui en fait le choix idéal pour des activités durant lesquelles vous n'êtes pas toujours actif. Enfin, les sous-vêtements épais sont tout indiqués pour les froids extrêmes ou lorsque vous êtes relativement inactif.

Couche intermédiaire :

La couche intermédiaire assure une isolation supplémentaire et poursuit le transfert de l'humidité vers l'extérieur. Cette couche intermédiaire doit pouvoir retenir la chaleur du corps. La laine et les étoffes synthétiques constituent des isolants efficaces, car la structure de leurs fibres emprisonne l'air chaud.
Une glissière frontale ou aux aisselles facilite la ventilation. Tout comme la couche de base, la couche intermédiaire doit être ajustée sans être inconfortable.

Couche externe :

La couche externe est la première ligne de défense contre les intempéries. Il existe différents types de couches externes, dont les vêtements imper-respirants, les vêtements coupe-vent, les coquilles souples et les vêtements imperméables, tous conçus pour être portés dans des conditions météorologiques précises.


Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)