
Peu importe où vous allez en milieu sauvage, vous ne voulez certainement pas perdre le Nord.
Boussoles :
Grosso modo, une boussole est un boîtier qui contient une aiguille aimantée indiquant le champ magnétique de la Terre. L'aiguille d'une boussole pointe toujours dans la même direction; c'est pourquoi elle peut être utilisée comme référence pour s'orienter. Le champ magnétique terrestre est orienté sur un axe général nord-sud. L'une des extrémités d'une aiguille magnétique pointe vers le nord tandis que l'autre point vers le sud.
Aiguille :
L'aiguille magnétique pivote librement à l'intérieur d'une capsule en quartz ou en verre. Celle-ci est remplie d'un liquide (une huile transparente) réduisant l'oscillation et la vibration de l'aiguille, et permettant d'obtenir une lecture précise plus rapidement.
Cadran :
Les points cardinaux sont indiqués sur le cadran. Celui-ci permet de voir chacun des 360 degrés de la boussole et de faire des relèvements beaucoup plus précis. Les petits cadrans présentent généralement une gradation de 2, 5 ou 10 degrés.
Boussole à plaque :
Les échelles de la plaque de base de la boussole sont des petites règles graduées en pouces, en centimètres ou en unités spécifiques à une carte en particulier. Elles sont utilisées pour mesurer les distances en pieds ou en mètres.
La capsule de la plupart des boussoles contient également une flèche d'orientation et des méridiens. La flèche d'orientation indique si la boussole est correctement orientée par rapport à la direction voulue. La boussole indique donc la bonne direction lorsque l'aiguille est parfaitement alignée avec la flèche d'orientation et que son extrémité nord repose sur la pointe de la flèche. Certaines boussoles sont dotées d'un curvimètre permettant d'évaluer les distances sur une carte.
Miroir de visée :
Lorsque le couvercle de la boussole est ouvert à un angle de 45 degrés, le miroir de visée à l'intérieur permet de voir l'aiguille et la flèche d'orientation tout en regardant à travers le repère. Cela permet des relevés d'une précision accrue.
Déclinaison et inclinaison :
La différence entre le nord géographique et le nord magnétique se nomme déclinaison magnétique. Le nord magnétique changeant d'une année à l'autre de quelques minutes d'angle, la déclinaison magnétique varie selon l'année et l'endroit où l'on se trouve. Cela signifie qu'une boussole achetée au Canada ne fonctionnera pas en Australie. Les variations verticales des champs magnétiques terrestres peuvent déséquilibrer l'aiguille d'une boussole et causer des erreurs de relèvement d'un certain nombre de degrés ou même, dans certains cas, empêcher l'aiguille de pivoter. De nouveaux modèles de boussoles dites mondiales ont une aiguille non magnétisée montée sur un pivot-aimant qui permet d'obtenir une lecture précise, peu importe la zone où l'on se trouve.
Altimètres :
Un altimètre est un instrument servant à mesurer l'élévation verticale d'un point par rapport au niveau de la mer. Il fonctionne selon le principe suivant : La pression atmosphérique diminue à mesure que l'altitude augmente. En mesurant les variations de la pression atmosphérique, l'altimètre peut indiquer à quelle altitude on se trouve.
Les altimètres, notamment les ordinateurs-bracelets, affichent souvent des graphes couvrant plusieurs jours servant à connaître les variations de la pression atmosphérique. Ces graphes sont très utiles pour prévoir les conditions météorologiques.
Le cœur d'un altimètre est la capsule anéroïde. Cette capsule scellée se contracte et se dilate en fonction des modifications que subit la pression atmosphérique. Plus l'altitude augmente, plus la pression atmosphérique diminue. Les mesures sont exprimées en millibars ou en kilopascals, ou sont graduées en pieds ou en mètres. De façon générale, plus la plage de mesure est grande, moins les résultats sont précis.
Compensation de la température et réinitialisation de l'altitude :
Certaines conditions climatiques affectent la pression atmosphérique et, du coup, la précision d'un altimètre : les changements de température (l'air froid est plus lourd que l'air chaud et exerce une plus grande pression), les fronts météorologiques (zones de haute et de basse pression) et les changements du taux d'humidité (la vapeur d'eau alourdit l'air). Certains altimètres peuvent compenser les fluctuations de température.
Les altimètres possèdent différentes capacités de mesure d'altitude maximale. Avant de vous lancer à l'assaut de cimes vertigineuses, assurez-vous que votre altimètre possède une « limite de tolérance » plus élevée ou un dispositif de sécurité facilement remplaçable, conçu pour que l'instrument soit mis hors fonctions avant d'être endommagé. En avion, transportez votre altimètre dans la cabine pressurisée.
Source : Mountain Equipement Coop (site Internet)
Un GPS (système mondial de localisation, de l'anglais Global Positioning System) est un appareil de navigation qui permet de calculer des positions à l'aide de signaux radio reçus d'un système de satellites. Un GPS s'utilise pratiquement aux quatre coins du globe. Il indique votre position et enregistre les coordonnées d'une destination, déterminées soit à partir des lignes de quadrillage d'une carte soit à partir d'un relevé sur le terrain. Un GPS peut fournir les coordonnées d'une position ou encore indiquer dans quelle direction partir pour atteindre une destination.
Les GPS sont d'une grande utilité pour aider les skieurs et les adeptes de l'alpinisme à retrouver leur chemin dans un blizzard, les pagayeurs à repérer la berge dans le brouillard, le personnel de recherche et sauvetage à transmettre des coordonnées précises à un aéronef ou les personnes perdues à suivre un itinéraire précis. Toutefois, comme il arrive qu'un GPS cesse de fonctionner en raison d'une perte de contact satellite, d'une diminution de sa charge électrique ou d'un bris, il ne devrait pas être votre unique outil de navigation. Équipez-vous aussi d'une boussole et d'une carte, évaluez si vous avez besoin d'un altimètre et exercez-vous à vous orienter.
Caractéristiques des GPS :
Il existe une grande variété de GPS sur le marché. Voici certaines de leurs caractéristiques
Technologie WAAS :
L'acronyme WAAS (de l'anglais Wide Area Accuracy Signal) correspond à un signal de renforcement à couverture étendue. En captant les signaux provenant de satellites géostationnaires particuliers, les GPS compatibles avec le WAAS sont précis à 3 m dans 95 % des cas (comparativement à une précision de 15 m pour les GPS non compatibles avec le WAAS). La couverture du WAAS est maximisée par une vision non obstruée (sur terre ou sur l'eau). Les signaux WAAS peuvent actuellement être captés seulement en Amérique du Nord, mais pourront bientôt l'être dans la plupart des régions du globe.
Dimensions de l'écran :
Plus l'écran est grand, plus lourd et énergivore est le GPS. Les randonneurs qui trimballent un GPS dans leurs mains vont sans doute opter pour un modèle petit et compact. Toutefois, comme les cyclistes et les pagayeurs ont généralement les mains occupées et regardent l'écran de plus loin, ils préféreront probablement un modèle doté d'un plus grand écran.
Un écran de plus grande dimension n'affichera une image plus claire que s'il présente une police et des icônes de plus grande taille. Si possible, tenez le GPS à distance normale de consultation et voyez si vous êtes capable de lire les données sans forcer.
Affichage :
Un GPS conventionnel présente un certain nombre de pages qui affichent différents types de renseignements :
• Page de positionnement des satellites : Une option très utile vous permet de visualiser la position des satellites reçus par le GPS, ainsi que la position relative de tous les satellites qui devraient être en vue, mais dont le signal n'est pas reçu. Cette option vous permet de vous déplacer de façon à démasquer la réception de satellites supplémentaires, ce qui vous permettra d'obtenir un meilleur estimé de votre position.
• Page de navigation : L'affichage peut être de style boussole ou aiguille oscillante pour indiquer une direction.
• Cartes intégrées : Elles permettent au GPS d'afficher de façon continue votre position en temps réel et vous offrent la possibilité de cliquer sur une destination à atteindre au lieu d'en déterminer les coordonnées et de les entrer manuellement dans l'appareil. Malheureusement, de nombreuses cartes GPS omettent certains détails topographiques qui pourraient être utiles aux personnes se déplaçant dans la nature. Certains GPS peuvent être branchés à des ordinateurs afin de télécharger des cartes supplémentaires. Il est fortement conseillé de toujours avoir une boussole et une copie papier de vos cartes en votre possession au cas où votre GPS cesserait de fonctionner.
La plupart des GPS peuvent calculer une douzaine de variables à la fois : heure d'arrivée prévue (HAP), vitesse moyenne, vitesse moyenne de déplacement avant d'arriver à destination (VMD)… La plupart des gens n'utilisent toutefois que quelques-unes de ces fonctions sur une base régulière. Un bon GPS sera doté d'une ou plusieurs fenêtres servant à personnaliser les pages de navigation pour vous permettre d'afficher les données dont vous avez besoin.
Entretien d'un GPS :
Lorsque vous rangez votre GPS entre deux excursions, retirez-en les piles. Ainsi, si le liquide qu'elles contiennent fuit, l'appareil ne sera pas endommagé. Pour éviter de perdre les piles, attachez-les au boîtier à l'aide d'un élastique. Entreposez votre GPS dans un endroit frais et sec.
Source : Mountain Equipement Coop (site Internet)
Généralités :
Une bonne alimentation, en plein air comme dans toute activité humaine, est d’une importance primordiale. La nourriture emportée doit tenir compte des critères suivants :
• ressources à proximité (possibilité d’approvisionnement ou de réchaud, etc.);
• intensité de l’activité;
• saison;
• durée;
• nombre de participants;
• appétit des participants;
• goûts des participants;
• équilibre et représentation de chacun des groupes alimentaires;
• facilité de préparation;
• transport (poids et volume).
Pour répondre aux critères a) à f), il faudra faire une évaluation mathématique ou poser des questions aux participants.
Une solution aux trois derniers critères se retrouve sur les tablettes de La Cordée, à condition d’avoir un réchaud lors de votre sortie en pleine nature. Cette solution est la nourriture soit déshydratée, soit lyophilisée. En fait, il s’agit de 2 types de conservation des aliments, obtenus par la réduction du volume d’eau qu’ils contiennent. Les deux visent les mêmes buts, soit d’offrir à la fois une alimentation saine, équilibrée, variée et nutritive, un poids et un volume minimum et une grande facilité de préparation.
Nourriture lyophilisée :
Le contenu en eau des aliments est retiré par le froid. La saveur des aliments se préserve mieux ainsi. La cuisson est d’une simplicité enfantine; vous n’avez qu’à amener environ 500 ml d’eau à ébullition, puis à la verser dans le sachet en aluminium qui contient la nourriture et laisser reposer le tout une vingtaine de minutes. Vous aurez bien sûr compris qu’il n’y a aucune vaisselle à faire. Le sachet d’aluminium constitue à la fois un bol individuel et, par temps froid, une source de chaleur incomparable pour les mains pendant plus de trente minutes. De plus, vous pourrez préparer simultanément l’eau pour la cuisson et celle pour boire. Ne prenez toutefois pas à la lettre le nombre de portions mentionné par le manufacturier.
Nourriture déshydratée :
Le contenu en eau des aliments est retiré par le chaud. Cependant, dans la pratique, il reste aux alentours de 20% d’humidité dans les aliments. Ce procédé rend souvent les aliments sans saveur. Celles-ci sont restaurées par un apport massif en épices. Il vous faudra peut-être songer aux personnes parmi votre groupe qui ont un système digestif plus sensibles aux épices que les autres. La préparation, bien que fort simple comparée à des repas maisons, est quelque peu plus complexe que pour la nourriture lyophilisée. Vous devrez en plus, après le repas, faire une corvée de lavage de casseroles. Vous devrez également veiller à apporter un couvert (bol, assiette ou autre). Vous ne pourrez pas préparer ensemble l’eau pour boire et pour la cuisson. Ne prenez pas à la lettre le nombre de portions mentionné par le manufacturier.
Comparatif : nourriture lyophilisée et déshydratée :
• Saveur : Lyophilisée + / Déshydratée -
• Facilité de digestion : Lyophilisée + / Déshydratée -
• Poids : Lyophilisée - / Déshydratée +
• Volume : Lyophilisée = / Déshydratée =
• Facilité de préparation : Lyophilisée + / Déshydratée -
• Temps de préparation : Lyophilisée = / Déshydratée =
• Corvée de vaisselle : Lyophilisée Non / Déshydratée Oui
• Prix : Lyophilisée Un peu + / Déshydratée Un peu -
• Chauffe-mains en prime : Lyophilisée Oui / Déshydratée Non
Hydratation :
Les conséquences d’une carence en eau sont beaucoup plus graves et subites qu’une carence en nourriture. Sans un apport suffisant en eau, vous vous exposez au mal des montagnes, aux engelures, à l’hypothermie ou bien au coup de chaleur, etc. Vos besoins iront aisément jusqu’à deux litres par jour. Ils peuvent aller jusqu’à 4 litres par jour en activité de haute intensité, par temps chaud et humide ou par temps très froid. Une bonne façon de contrôler votre degré d’hydratation est d’observer la fréquence et la couleur de votre urine. Vous êtes bien hydraté si, trois fois par jour, vous urinez d’une couleur claire. Un substrat foncé et peu abondant laisse savoir que vous n’êtes pas bien hydraté.
Ration quotidienne :
Un être humain doit ingurgiter un peu plus de 2000 calories/ jour juste pour maintenir ses fonctions quotidiennes, sans effort physique appréciable. Selon la nature de votre activité, votre métabolisme, la température extérieure, etc., il vous faudra compter sur un apport calorique de 3 500 à 4 500 calories par jour. Que veut dire tout cela? En moyenne, dans les menus lyophilisés, vous allez absorber environ 330 calories par portion, une portion étant la moitié du sac. Bon. Vous semblez loin de vos 3 500 calories, mais il y a évidemment plusieurs repas dans une journée. Vous saisissez sûrement l’importance, autant pour la digestion que pour votre ration quotidienne, de prendre plusieurs collations. Les noix et autres « gourgandines » incluses dans le traditionnel GORP (Good Old Raisins and Peanuts) ont une haute valeur énergétique.
Que manger et en quelle proportion? :
• Glucides : 65%
• Lipides : 20 - 25%
• Protides : 10 - 15%
• Vitamines et minéraux
Les glucides ou hydrates de carbone (pâtes et autres féculents) devraient composer autour de 65% de votre diète, car ce sont des sucres rapidement assimilables, donc disponibles après quelques heures de digestion. De plus, le glucose est la seule nourriture acceptable pour le cerveau. Ils existe deux types de sucres : simples et complexes. Les simples, tels que le chocolat ou le miel, sont des sucres très rapidement assimilables. Ils sont à prendre en cas de panne sèche, pour un « boost » quasi instantané d’énergie. Les sucres complexes (féculents), quant à eux, vont donner plus d’énergie sur une plus longue période.
Les graisses sont plus difficilement assimilables et longues à digérer. Cependant, elles valent leur pesant d’or puisqu’une unité de lipides donne 6 à 7 fois plus d’énergie qu’une unité d’hydrates de carbone. C’est pourquoi les graisses constituent la ration de choix pour les expéditions extrême aux pôles, d’autant plus que les réserves de graisse accumulées fournissent une certaine isolation contre le froid. Quoi qu’il en soit, dans une activité de pleine nature exercée dans des conditions normales, environ 25 % de votre alimentation devrait être constituée de graisses.
Source : La Cordée (site Internet)
Rôle d’un sac à dos :
• Le rôle du sac est évidemment de porter votre charge de la façon la plus confortable possible. Par contre, certains sacs remplissent mieux leur rôle que d’autres parce que leur design tient mieux compte des principes suivants : Une charge portée sur le dos reculera et haussera votre centre de gravité et, ce, quel que soit le sac ou la charge.
• Par conséquent, si l’emplacement du centre de gravité est changé, c’est tout votre schème d’équilibre qui est changé.
• De plus, si cette charge a des mouvements impromptus et non contrôlés, votre centre de gravité sera instable. Il vous faudra alors jouer de finesse pour garder en équilibre la masse instable. Pas facile.
L’armature, pierre angulaire du sac à dos :
Plusieurs manufacturiers se sont attardés aux problèmes énumérés ci-dessus. Ceux-ci savent qu’une charge sur votre dos déplace le centre de gravité. Personne ne peut changer cet état de choses. Par contre, nous pouvons minimiser les contraintes reliées au transport de cette charge de trois façons :
Assurer la transmission de la plus grande partie possible de la charge au niveau du bassin :
C’est à peu près à cet endroit qu’est notre centre de gravité lorsque l’on est allège. De plus, ce « déplacement de la charge » (la masse n’est pas déplacée, elle est plutôt transmise par un axe, l’armature), nous assure une moindre compression de la colonne vertébrale (le dos adore!) et un dégagement de la cage thoracique afin de mieux respirer. Souvent, une trop grande portion de la charge du sac est maintenue au niveau des épaules. Une respiration inconfortable s’ensuit. Ce poids aux épaules empêche une prise de volume de la cage thoracique qui, à chaque inspiration, doit faire intervenir une grande quantité d’énergie pour s’opposer à la charge et laisser entrer l’air dans les poumons.
Rapprocher la charge de notre dos :
Plus la charge est accolée à notre dos, plus elle se rapproche du véritable emplacement du centre de gravité lorsque l’on est allège, d’où la nécessité d’avoir des sangles de compression. Par contre, certaines sont mieux conçues que d’autres. Quelques-unes ne font que diminuer le volume du chargement sans approcher la charge du dos de façon bénéfique ou notable, alors que d’autres, mieux conçues, compressent la charge contre l’armature qui, elle, épouse notre dos.
Stabilité de la charge versus les mouvements du corps :
Grâce à l’armature, la charge doit suivre les mouvements du corps. Le sac ne doit donc pas rester totalement rigide; il n’aurait pas la souplesse voulue pour épouser les mouvements du corps, particulièrement en escalade ou dans toute activité sur un terrain qui demande des jeux d’équilibre délicats impliquant le torse. Une armature trop rigide oblige le porteur du sac à compenser de façon musculaire. Quand certains mouvements de compensation de l’équilibre sont nécessaires avec une lourde charge, le risque de blessures peut être augmenté. Suite à ces quelques lignes, il apparaît évident que la pierre angulaire de votre sac soit l’armature. Tout à fait. Plusieurs compagnies offrent des armatures permettant de répondre aux critères énumérés ci-dessus. Toutefois, quelques exceptions d’utilisation infirment ces critères. Dans ces cas particuliers, qui sont en majorité décrits ci-dessous, on pourra attacher une moindre importance à l’armature, parce qu’on aura décidé de mettre l’accent sur d’autres données. Ces exceptions peuvent être :
• Vous êtes une force brute de la nature; une charge de 20 kg, voire 30, est supportée aisément et sans conséquences sur votre système musculo-squelettique, respiratoire, etc.
• Vous êtes un aficionado de l’ultra léger et redoutez les quelques 2,5 kg additionnels qu’indiquent à la balance certains sacs avec armature de qualité. À ce compte, c’est, pour vous, un boulet trop lourd. • Vous ne transportez pas de lourdes charges, donc les charges transportées ont peu ou pas d’incidence sur le contrôle du centre de gravité déplacé. Le tout, s’il y a lieu, est compensé amplement par un système musculaire adéquat.
• L’activité que vous pratiquez nécessite en priorité un poids minime et près du corps, tout autre avantage n’étant que très secondaire. De plus, le sac doit présenter une surface des plus lisses possible, afin d’éviter les accrocs entre les éléments extérieurs et le sac. C’est souvent le cas pour l’alpinisme extrême et le ski extrême jusqu’à un certain point.
• L’utilisation n’est pas intensive; quelques jours annuels où le grand confort n’est pas au rendez-vous ne limiteront pas la qualité de votre expérience de plein air.
Caractéristiques d’une bonne armature :
L’armature, pour qu’elle épouse votre dos, doit lui être reliée d’une façon quelconque. Le premier système entrant en ligne de compte est celui des ceintures et des bretelles. Tous les sacs, toutes marques confondues, en ont. Certaines sont mieux adaptées à la morphologie des êtres humains et sont, conséquemment, plus confortables. Par contre, ces ceintures et bretelles ne font que relier votre dos à la charge à transporter. C’est plutôt le système de sangles de rappel qui a une incidence sur l’armature et, par conséquent, sur la stabilisation de la charge et son rapprochement au dos. Ces sangles sont ainsi nommées parce qu’elles rappellent ou ramènent la charge près de votre dos. Ainsi, tous les sacs ont des rappels aux épaules. Par contre, peu de systèmes d’armature offrent des rappels aux hanches. Parmi ceux qui en ont, peu sont efficaces à jouer leur rôle. C’est l’interdépendance qui existe entre toutes les composantes de l’armature qui rend un système efficace ou non. Toutes les composantes doivent être organiquement liées. Une action sur une sangle a des incidences sur l’ensemble des composantes. Pour vous rendre compte du confort offert par l’armature d’un ou plusieurs sacs, il n’y a qu’une seule solution : essayer et comparer les sacs convoités avec une charge qui représente la charge maximum que vous allez porter lors de toutes vos randonnées en pleine nature. Vous trouverez dans nos magasins les ressources nécessaires pour faire ces essais.
Outre l’armature, autres critères de sélection :
• modèles disponibles en plusieurs grandeurs pour personnaliser le sac;
• ergonomie de la structure qui s’adapte aux formes de votre corps;
• possibilité d’adapter le volume du sac selon les différentes utilisations par la fermeture de compartiments, un sac de taille, etc.;
• qualité des matériaux et de la construction dans les coutures, fermetures éclair, tissus, etc.;
• selon l’utilisation préconisée, vérifier le volume, la possibilité d’y attacher des skis, des piolets, des crampons, la capacité de le transformer en bivouac ou en matelas de sol partiel, un design simple (peu accrochant aux éléments extérieurs);
• imperméabilité efficace, car malgré l’utilisation de tissu résistant à l’eau, les sacs à dos verront leur étanchéité compromise lors de fortes pluies. Seule, l’utilisation d’une housse imperméable garantit son imperméabilité dans ces conditions. Certains sacs ont une housse intégrée. Pour tous les autres sacs, il faudra en acheter une, souvent à un coût minime.
Comment charger le sac? :
Le principe général pour charger un sac est le suivant : le sac de couchage est situé au bas complètement. Ensuite, les objets les plus lourds sont placés le plus près possible du dos. Puis, les objets plus légers remplissent l’espace autour des objets lourds, graduellement vers le haut du sac. Tous les objets et équipements qui doivent être à portée de main sont placés dans la pochette supérieure du rabat du sac. Il s’agit évidemment d’un modèle théorique vers lequel on doit tendre, mais dans la pratique, certains objets lourds qui doivent être à portée de main pourront être placés ailleurs que ce qui est proposé par ces règles.
Source : La Cordée (site Internet)
La meilleure façon de rester au chaud et au sec est de porter plusieurs couches de vêtements. Vous pouvez ainsi vous adapter à une variété de conditions météorologiques et à l'intensité de l'activité pratiquée.
Couche de base :
Communément appelée « sous-vêtement », la couche de base joue un rôle clé puisqu'elle est en contact direct avec la peau. Elle sert à évacuer l'humidité vers les couches extérieures pour en faciliter l'évaporation. Comme l'eau est un bon conducteur de chaleur, les vêtements humides refroidissent le corps et en abaissent la température interne, ce qui peut provoquer l'hypothermie.
Les sous-vêtements en polypropylène et en polyester sont légers, résistants, absorbent très peu l'humidité et sèchent très rapidement. La soie est très efficace par temps chaud si vous désirez éprouver une sensation de fraîcheur, mais elle s'avère un mauvais choix par temps froid. Le coton est déconseillé comme couche de base, car il absorbe facilement la transpiration et sèche très lentement. Qu'ils présentent ou non des coutures réduites ou plates offrant un confort accru, les sous-vêtements doivent être moulants, mais ne doivent pas être trop serrés ni entraver la liberté de mouvement.
Il existe des sous-vêtements légers, mi-épais et épais. Ceux de la catégorie « légers » sont conçus pour les activités intenses où l'évacuation de la sueur est essentielle. Les couches de base mi-épaisses évacuent l'humidité en plus d'offrir une certaine isolation, ce qui en fait le choix idéal pour des activités durant lesquelles vous n'êtes pas toujours actif. Enfin, les sous-vêtements épais sont tout indiqués pour les froids extrêmes ou lorsque vous êtes relativement inactif.
Couche intermédiaire :
La couche intermédiaire assure une isolation supplémentaire et poursuit le transfert de l'humidité vers l'extérieur. Cette couche intermédiaire doit pouvoir retenir la chaleur du corps. La laine et les étoffes synthétiques constituent des isolants efficaces, car la structure de leurs fibres emprisonne l'air chaud.
Une glissière frontale ou aux aisselles facilite la ventilation. Tout comme la couche de base, la couche intermédiaire doit être ajustée sans être inconfortable.
Couche externe :
La couche externe est la première ligne de défense contre les intempéries. Il existe différents types de couches externes, dont les vêtements imper-respirants, les vêtements coupe-vent, les coquilles souples et les vêtements imperméables, tous conçus pour être portés dans des conditions météorologiques précises.
Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)