Info-Conseil

Prévention

Choix du circuit canotable et distance journalière recommandée

La distance journalière recommandée pour un circuit est de 10 km pour les novices, 15 km pour les intermédiaires et 20 km pour les experts. Toutefois, la distance parcourue peut varier d'une journée à l'autre dépendamment de la météo et des difficultés du circuit.

Vous parcourrez probablement plus de kilomètres si vous n'aurez pas à effectuer de portages. Aussi, si le circuit est entretenu fréquemment, il y aura moins de chances d'être ralenti par des arbres tombés dans des portages ou des ruisseaux.

Prévoyez toujours du temps pour aller reconnaître chaque rapide avant de vous y engager.  Ne vous aventurez que dans les rapides pour lesquels vous êtes certain d’avoir l’habileté. En cas de doute, n’hésitez pas à portager: il est toujours plus facile de portager que d’effectuer un sauvetage. De ce fait, le nombre de portages indiqué sur les cartes-guide n'est qu'à titre indicatif. De plus, les rapides qui y sont énumérés ont été cotés selon la classification internationale des rapides par des canoteurs et des kayakistes jugés suffisamment fiables et expérimentés mais les cotes peuvent varier considérablement avec la hauteur d’eau. Un arbre tombé en travers d’un rapide pourra en interdire l'accès ou le rendre dangereux.

Un autre facteur dont on doit tenir compte, mais malheureusement difficile à prévoir à l'avance, est le vent: il rend les grandes étendues d'eau plus difficiles à pagayer. Il vous faudra alors longer la rive en allongeant votre parcours ou attendre.

Enfin, n'oubliez pas de prendre en considération le temps de déplacement et la mise à l'eau.


Source : Canot-camping La Vérendrye (Site Internet)

Équipement

Petit lexique du canotage

Aviron :
Québécisme désignant la pagaie utilisée en canot. Dans l'usage international, l'aviron est une longue rame que l'on fait pivoter autour d'un point d'ancrage situé aux plats-bords.

Border :
Pagayer d'un côté en canot. (exemple: être bordé à gauche).

Bouchain :
Partie de la coque plus ou moins arrondie, servant de transition entre le fond et les flancs.

Chavirage :
Action de faire tourner l'embarcation à l'envers.

Combinaison isothermique :
Vêtement de protection utilisé dans les activités nautiques en eau froide. On distingue deux types de combinaison:

• La combinaison mouillée ou "wet suit" est faite d'un caoutchouc mousse poreux. Une petite quantité d'eau peut y pénétrer, mais comme le vêtement est en contact avec la peau, l'air emprisonné dans les pores du caoutchouc conserve la chaleur du corps.
• La combinaison sèche ou "dry suit" est faite de Nylon ou de caoutchouc mousse laminé, étanche à l'eau. La combinaison en Nylon est ample, donc plus confortable. Cependant, elle doit être bien ajustée au cou, aux poignets et aux pieds pour empêcher toute infiltration d'eau. La moindre fissure laisse passer toute l'eau qui veut bien y entrer et le vêtement perd ses propriétés isolantes.

Celle mouillé est très serrée et inconfortable. Par contre, elle ne perdent pas ses propriétés en cas de déchirure mineure. La combinaison sèche conserve beaucoup mieux la chaleur que la combinaison mouillée.

Dénager :
Pagayer en marche arrière, ce qui provoque la rétropulsion de l'embarcation.

Débordé :
Qualificatif d'un coup de pagaie ou d'une manoeuvre effectuée du côté opposé à celui où est bordé le pagayeur.

Dégagé :
Dans un coup de pagaie, action de sortir la pale de l'eau en fin de passée.

Dessalage :
Action de tomber à l'eau en chavirant son embarcation.

Eau vive :
Eau agitée; conditions de navigation comportant des rapides. Première cote de classification des rapides

Enfourner :
Synonyme de piquer du nez

Gouvernail :
Terme utilisé autrefois pour désigner le pagayeur arrière dans les embarcations de maître (ou canot de Montréal). Le pagayeur avant était appelé l'avant et les six autres pagayeurs les milieux.

Gîte :
Inclinaison selon l'axe longitudinal de l'embarcation.

Glisse :
Propriété d'une surface ayant une très faible résistance de friction sur l'eau (surface lisse et polie).

Gros volume :
Qualificatif d'un rapide ou d'une rivière qui possède un gros débit.

Maigre :
Passage peu profond sur une rivière; les bancs de sable forment des maigres.

Pagaie :
Instrument que l'on tient dans sa main pour propulser l'embarcation. On utilise aussi le Québécisme aviron.

Passée :
Moment d'un coup de pagaie pendant lequel la pale est immergée, entre l'attaque et le dégagé.

Pitoune :
Tronçon d'arbre, bille de bois mou, utilisé dans la fabrication de la pâte à papier, que l'on jette à la rivière pour l'acheminer du point de coupe à l'usine.

Planiol :
Zone d'eau calme qui se trouve à la fin d'un rapide.

Rappel :
Mouvement de ressac qui se produit à la suite d'une brusque dénivellation lorsque l'écoulement se fait à veine noyée.

Recouvrement :
Moment d'un coup de pagaie entre le dégagé et le retour à l'attaque pour le coup suivant.

Rétropulsion :
Synonyme de marche arrière et de dénage.

Redressement :
 
Moment d'un coup de pagaie, en fin de passée, destiné à corriger l'effet de rotation produit par la propulsion.

Tranche :
Surface que présente un corps dans le sens de l'épaisseur; en l'occurrence, la tranche de la pale.

Trou :
Expression imagée pour désigner un rouleau à rappel.

Nutrition

Planifier ses repas et transporter ses aliments

Décider quoi manger est parfois une décision difficile même avec un frigo plein de bouffe. Imaginez alors le problème quand il faut s'arranger avec un sac plein d'aliments disparates choisis en vitesse ? Prenez le temps de planifier vos repas et vous risquez de vous régaler.

Planifier :

La nourriture apportée doit tenir compte du type de voyage que vous prévoyez effectuer, des préférences alimentaires et allergies des membres de votre groupe, ainsi que de la facilité et de la rapidité de préparation. Pour les randonnées de plusieurs jours, il vaut mieux prévoir des collations à consommer durant les excursions. Pour une randonnée d'une journée ou une escapade de quelques heures, n'oubliez pas d'apporter quelque chose à manger en cas d'urgence.

Le volume de nourriture que vous transporterez deviendra un facteur critique à mesure de la progession de votre voyage. Optez pour des aliments faciles à consommer, légers et riches en protéines et en glucides. Les aliments lyophilisés contiennent un minimum d'humidité (2 %) comparés aux aliments secs de l'épicerie (25 %). Les aliments lyophilisés sont légers, compacts et se conservent très bien. De plus, ils restent inodores jusqu'à ce que leurs emballages soient ouverts, ce qui risque moins d'attirer insectes et animaux. Ils coûtent toutefois relativement cher et certains les trouvent fades.

Une variété de facteurs détermineront quelle quantité de nourriture vous devrez apporter. Les besoins énergétiques varient selon l'âge, le sexe, la météo et le genre d'activité pratiquée. Parce que la quantité de calories que nous devrions consommer dépend de l'âge et du gabarit de chacun, il est difficile de vous recommander des quantités précises. Toutefois, sachez que lors d'une longue randonnée la consommation d'une personne peut varier entre 3 200 et 4 500 calories par jour.

Transporter :

Parce que le rangement de la nourriture est aussi important que sa planification, il existe des sacs de rangement pour la nourriture qui sont réutilisables. Des sacs de nylon qui sont dotés d'une fermeture à rabat comme les sacs étanches. Certaines personnes préfèrent des sacs Ziplock transparents pour congélateur. Qu'importe vos préférences, plusieurs petits sacs seront plus faciles à ranger et à atteindre qu'un seul très grand sac. Lorsque vous préparez votre sac à dos, évitez d'y ranger tout élément non essentiel qui pourrait vous gêner ou dont vous auriez du mal à disposer en cours de route. Et n'oubliez pas vos recettes préférées !

Autre conseil important : placez toujours votre nourriture dans un espace de rangement séparé et au-dessus de votre combustible. Et, puisque des émanations de combustible pourraient s'infiltrer dans votre sac à dos, il est recommandé de placer ce dernier dans un emballage double, mélange de sac en plastique et de fourre-tout en nylon, et de le ranger loin de votre nourriture.


Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)

Vêtement

Système multicouche

La meilleure façon de rester au chaud et au sec est de porter plusieurs couches de vêtements. Vous pouvez ainsi vous adapter à une variété de conditions météorologiques et à l'intensité de l'activité pratiquée.

Couche de base :

Communément appelée « sous-vêtement », la couche de base joue un rôle clé puisqu'elle est en contact direct avec la peau. Elle sert à évacuer l'humidité vers les couches extérieures pour en faciliter l'évaporation. Comme l'eau est un bon conducteur de chaleur, les vêtements humides refroidissent le corps et en abaissent la température interne, ce qui peut provoquer l'hypothermie.

Les sous-vêtements en polypropylène et en polyester sont légers, résistants, absorbent très peu l'humidité et sèchent très rapidement. La soie est très efficace par temps chaud si vous désirez éprouver une sensation de fraîcheur, mais elle s'avère un mauvais choix par temps froid. Le coton est déconseillé comme couche de base, car il absorbe facilement la transpiration et sèche très lentement. Qu'ils présentent ou non des coutures réduites ou plates offrant un confort accru, les sous-vêtements doivent être moulants, mais ne doivent pas être trop serrés ni entraver la liberté de mouvement.

Il existe des sous-vêtements légers, mi-épais et épais. Ceux de la catégorie « légers » sont conçus pour les activités intenses où l'évacuation de la sueur est essentielle. Les couches de base mi-épaisses évacuent l'humidité en plus d'offrir une certaine isolation, ce qui en fait le choix idéal pour des activités durant lesquelles vous n'êtes pas toujours actif. Enfin, les sous-vêtements épais sont tout indiqués pour les froids extrêmes ou lorsque vous êtes relativement inactif.

Couche intermédiaire :

La couche intermédiaire assure une isolation supplémentaire et poursuit le transfert de l'humidité vers l'extérieur. Cette couche intermédiaire doit pouvoir retenir la chaleur du corps. La laine et les étoffes synthétiques constituent des isolants efficaces, car la structure de leurs fibres emprisonne l'air chaud.
Une glissière frontale ou aux aisselles facilite la ventilation. Tout comme la couche de base, la couche intermédiaire doit être ajustée sans être inconfortable.

Couche externe :

La couche externe est la première ligne de défense contre les intempéries. Il existe différents types de couches externes, dont les vêtements imper-respirants, les vêtements coupe-vent, les coquilles souples et les vêtements imperméables, tous conçus pour être portés dans des conditions météorologiques précises.


Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)