
Décider quoi manger est parfois une décision difficile même avec un frigo plein de bouffe. Imaginez alors le problème quand il faut s'arranger avec un sac plein d'aliments disparates choisis en vitesse ? Prenez le temps de planifier vos repas et vous risquez de vous régaler.
Planifier :
La nourriture apportée doit tenir compte du type de voyage que vous prévoyez effectuer, des préférences alimentaires et allergies des membres de votre groupe, ainsi que de la facilité et de la rapidité de préparation. Pour les randonnées de plusieurs jours, il vaut mieux prévoir des collations à consommer durant les excursions. Pour une randonnée d'une journée ou une escapade de quelques heures, n'oubliez pas d'apporter quelque chose à manger en cas d'urgence.
Le volume de nourriture que vous transporterez deviendra un facteur critique à mesure de la progession de votre voyage. Optez pour des aliments faciles à consommer, légers et riches en protéines et en glucides. Les aliments lyophilisés contiennent un minimum d'humidité (2 %) comparés aux aliments secs de l'épicerie (25 %). Les aliments lyophilisés sont légers, compacts et se conservent très bien. De plus, ils restent inodores jusqu'à ce que leurs emballages soient ouverts, ce qui risque moins d'attirer insectes et animaux. Ils coûtent toutefois relativement cher et certains les trouvent fades.
Une variété de facteurs détermineront quelle quantité de nourriture vous devrez apporter. Les besoins énergétiques varient selon l'âge, le sexe, la météo et le genre d'activité pratiquée. Parce que la quantité de calories que nous devrions consommer dépend de l'âge et du gabarit de chacun, il est difficile de vous recommander des quantités précises. Toutefois, sachez que lors d'une longue randonnée la consommation d'une personne peut varier entre 3 200 et 4 500 calories par jour.
Transporter :
Parce que le rangement de la nourriture est aussi important que sa planification, il existe des sacs de rangement pour la nourriture qui sont réutilisables. Des sacs de nylon qui sont dotés d'une fermeture à rabat comme les sacs étanches. Certaines personnes préfèrent des sacs Ziplock transparents pour congélateur. Qu'importe vos préférences, plusieurs petits sacs seront plus faciles à ranger et à atteindre qu'un seul très grand sac. Lorsque vous préparez votre sac à dos, évitez d'y ranger tout élément non essentiel qui pourrait vous gêner ou dont vous auriez du mal à disposer en cours de route. Et n'oubliez pas vos recettes préférées !
Autre conseil important : placez toujours votre nourriture dans un espace de rangement séparé et au-dessus de votre combustible. Et, puisque des émanations de combustible pourraient s'infiltrer dans votre sac à dos, il est recommandé de placer ce dernier dans un emballage double, mélange de sac en plastique et de fourre-tout en nylon, et de le ranger loin de votre nourriture.
Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)
Généralités :
Une bonne alimentation, en plein air comme dans toute activité humaine, est d’une importance primordiale. La nourriture emportée doit tenir compte des critères suivants :
• ressources à proximité (possibilité d’approvisionnement ou de réchaud, etc.);
• intensité de l’activité;
• saison;
• durée;
• nombre de participants;
• appétit des participants;
• goûts des participants;
• équilibre et représentation de chacun des groupes alimentaires;
• facilité de préparation;
• transport (poids et volume).
Pour répondre aux critères a) à f), il faudra faire une évaluation mathématique ou poser des questions aux participants.
Une solution aux trois derniers critères se retrouve sur les tablettes de La Cordée, à condition d’avoir un réchaud lors de votre sortie en pleine nature. Cette solution est la nourriture soit déshydratée, soit lyophilisée. En fait, il s’agit de 2 types de conservation des aliments, obtenus par la réduction du volume d’eau qu’ils contiennent. Les deux visent les mêmes buts, soit d’offrir à la fois une alimentation saine, équilibrée, variée et nutritive, un poids et un volume minimum et une grande facilité de préparation.
Nourriture lyophilisée :
Le contenu en eau des aliments est retiré par le froid. La saveur des aliments se préserve mieux ainsi. La cuisson est d’une simplicité enfantine; vous n’avez qu’à amener environ 500 ml d’eau à ébullition, puis à la verser dans le sachet en aluminium qui contient la nourriture et laisser reposer le tout une vingtaine de minutes. Vous aurez bien sûr compris qu’il n’y a aucune vaisselle à faire. Le sachet d’aluminium constitue à la fois un bol individuel et, par temps froid, une source de chaleur incomparable pour les mains pendant plus de trente minutes. De plus, vous pourrez préparer simultanément l’eau pour la cuisson et celle pour boire. Ne prenez toutefois pas à la lettre le nombre de portions mentionné par le manufacturier.
Nourriture déshydratée :
Le contenu en eau des aliments est retiré par le chaud. Cependant, dans la pratique, il reste aux alentours de 20% d’humidité dans les aliments. Ce procédé rend souvent les aliments sans saveur. Celles-ci sont restaurées par un apport massif en épices. Il vous faudra peut-être songer aux personnes parmi votre groupe qui ont un système digestif plus sensibles aux épices que les autres. La préparation, bien que fort simple comparée à des repas maisons, est quelque peu plus complexe que pour la nourriture lyophilisée. Vous devrez en plus, après le repas, faire une corvée de lavage de casseroles. Vous devrez également veiller à apporter un couvert (bol, assiette ou autre). Vous ne pourrez pas préparer ensemble l’eau pour boire et pour la cuisson. Ne prenez pas à la lettre le nombre de portions mentionné par le manufacturier.
Comparatif : nourriture lyophilisée et déshydratée :
• Saveur : Lyophilisée + / Déshydratée -
• Facilité de digestion : Lyophilisée + / Déshydratée -
• Poids : Lyophilisée - / Déshydratée +
• Volume : Lyophilisée = / Déshydratée =
• Facilité de préparation : Lyophilisée + / Déshydratée -
• Temps de préparation : Lyophilisée = / Déshydratée =
• Corvée de vaisselle : Lyophilisée Non / Déshydratée Oui
• Prix : Lyophilisée Un peu + / Déshydratée Un peu -
• Chauffe-mains en prime : Lyophilisée Oui / Déshydratée Non
Hydratation :
Les conséquences d’une carence en eau sont beaucoup plus graves et subites qu’une carence en nourriture. Sans un apport suffisant en eau, vous vous exposez au mal des montagnes, aux engelures, à l’hypothermie ou bien au coup de chaleur, etc. Vos besoins iront aisément jusqu’à deux litres par jour. Ils peuvent aller jusqu’à 4 litres par jour en activité de haute intensité, par temps chaud et humide ou par temps très froid. Une bonne façon de contrôler votre degré d’hydratation est d’observer la fréquence et la couleur de votre urine. Vous êtes bien hydraté si, trois fois par jour, vous urinez d’une couleur claire. Un substrat foncé et peu abondant laisse savoir que vous n’êtes pas bien hydraté.
Ration quotidienne :
Un être humain doit ingurgiter un peu plus de 2000 calories/ jour juste pour maintenir ses fonctions quotidiennes, sans effort physique appréciable. Selon la nature de votre activité, votre métabolisme, la température extérieure, etc., il vous faudra compter sur un apport calorique de 3 500 à 4 500 calories par jour. Que veut dire tout cela? En moyenne, dans les menus lyophilisés, vous allez absorber environ 330 calories par portion, une portion étant la moitié du sac. Bon. Vous semblez loin de vos 3 500 calories, mais il y a évidemment plusieurs repas dans une journée. Vous saisissez sûrement l’importance, autant pour la digestion que pour votre ration quotidienne, de prendre plusieurs collations. Les noix et autres « gourgandines » incluses dans le traditionnel GORP (Good Old Raisins and Peanuts) ont une haute valeur énergétique.
Que manger et en quelle proportion? :
• Glucides : 65%
• Lipides : 20 - 25%
• Protides : 10 - 15%
• Vitamines et minéraux
Les glucides ou hydrates de carbone (pâtes et autres féculents) devraient composer autour de 65% de votre diète, car ce sont des sucres rapidement assimilables, donc disponibles après quelques heures de digestion. De plus, le glucose est la seule nourriture acceptable pour le cerveau. Ils existe deux types de sucres : simples et complexes. Les simples, tels que le chocolat ou le miel, sont des sucres très rapidement assimilables. Ils sont à prendre en cas de panne sèche, pour un « boost » quasi instantané d’énergie. Les sucres complexes (féculents), quant à eux, vont donner plus d’énergie sur une plus longue période.
Les graisses sont plus difficilement assimilables et longues à digérer. Cependant, elles valent leur pesant d’or puisqu’une unité de lipides donne 6 à 7 fois plus d’énergie qu’une unité d’hydrates de carbone. C’est pourquoi les graisses constituent la ration de choix pour les expéditions extrême aux pôles, d’autant plus que les réserves de graisse accumulées fournissent une certaine isolation contre le froid. Quoi qu’il en soit, dans une activité de pleine nature exercée dans des conditions normales, environ 25 % de votre alimentation devrait être constituée de graisses.
Source : La Cordée (site Internet)
Vous vous ennuyez de votre four lorsque vous êtes en camping? Peu importe si vous êtes au fin fond du bois et que vous ne disposez que d'un matériel restreint, cuire un pain, une lasagne ou un gâteau est un jeu d'enfant en utilisant cette méthode inspirée d'un procédé tibétain.
Le matériel :
Mode d'emploi :
Variante pour la cuisson du pain :
Pour le pain, vous pouvez (au choix) utiliser les deux casseroles ou une seule. Placez-la alors sur une poêle dans laquelle vous aurez mis le sable ou encore sur une pierre fine et plate. Selon l'épaisseur de la pierre, vous n'aurez peut-être pas besoin de sable et le feu devra être plus fort. Le pain doit être retourné en milieu de cuisson... mais pas le gâteau, le gratin dauphinois ou encore la lasagne!
Source : Revue Espaces, par Nathalie Dieul, mars 2011
Que votre sortie en ski de fond soit de quelques heures ou de quelques jours, vous devez la préparer minutieusement. La planification des aliments nécessaires peut devenir un casse-tête : on ne veut pas voyager trop lourd, ni manquer d'énergie durant le parcours. Voici les lignes à suivre pour manger à sa faim.
Randonnée de deux heures :
Comme les glucides servent à maintenir votre niveau d'énergie à l'effort, lessorties de plus d'une heure et d'intensité élevée doivent être accompagnées d'une boisson sucrée. Vous pouvez tout simplement ajouter du jus dans votre eau (voir notre recette maison ci-bas) ou boire une boisson pour sportifs comme du Gatorade. La déshydratation peut se manifester par des maux de tête, des crampes musculaires ou une sensation de soif plus ou moins intense. N'attendez pas ces signes avant de vous hydrater : buvez au moins 200 ml (quatre à cinq bonnes gorgées) toutes les 20 minutes.
Si vous n'aimez pas les boissons énergétiques, choisissez de l'eau et des collations riches en glucides chaque heure (barres de fruits, biscuits aux figues ou aux dattes, mélange de fruits séchés et noix salées, gels ou bouchées énergétiques).
Boisson énergétique maison :
Réduisez la quantité de jus si vous trouvez le goût trop sucré.
Randonnée d'une journée (environ six heures) :
Le déjeuner du matin (et idéalement les repas précédents) doit être composé principalement de glucides et être faible en matières grasses (qui sont plus difficiles à digérer). Vous pouvez opter pour des céréales, du gruau, de la crème de blé, des rôties, du pain aux raisins, des bagels, des muffins anglais, des fruits et jus de fruits, des confitures, du miel ainsi que du lait, du lait au chocolat et du yogourt faible en gras. Deux heures avant le départ, buvez 500 ml (deux tasses) de liquide.
Quoi mettre dans son sac à dos?
Pour une sortie d'une journée, vous devez prévoir plusieurs collations, sinon vous risquez d'avoir une faim de loup! Il est préférable de manger souvent, mais en petite quantité. L'apport idéal est de 30 à 60 grammes de glucides par heure pour pouvoir garder la même intensité et faciliter la digestion.
Aliments qui fournissent 30 g de glucides :
- 1 banane
- 1 barre de céréales (mélange du randonneur)
- 2 biscuits aux figues
- 4 petites dattes
- 2 petites barres de fruits séchés
- 1/3 tasse (80 ml) de mélange de noix et de fruits secs
- 1 gel énergétique (entre 25 et 30 grammes de glucides)
Vous pouvez aussi cuisiner vos propres barres et les couper en morceaux pour le parcours. Voici une recette délicieuse et sans cuisson :
Recette de barres énergétiques sans cuisson :
500 ml (2 t) Céréales de flocons de son ou vos céréales préférées
250 ml (1 t) Gruau à cuisson rapide
175 ml (¾ t) Sirop de maïs ou miel
60 ml (¼ t) Beurre d'arachide
60 ml (¼ t) Noix de Grenoble
125 ml (½ t) Raisins secs
125 ml (½ t) Canneberges séchées
125 ml (½ t) Noix de coco (facultatif)
Mélanger tous les ingrédients dans un grand bol. Truc : utilisez vos mains! Étendre dans un moule et réfrigérer avant de servir. Donne environ 12 barres.
Si vous vous arrêtez pour le dîner, privilégiez les aliments faibles en gras, mais riches en glucides, comme :
- Craquelins et fromage faible en gras, fruits séchés et yogourt
- Tortillas au thon, graines de soya rôties et jus de fruits
- Sandwich à la dinde, soupe aux légumes, fruits et lait
Randonnée de deux ou trois jours avec coucher en refuge ou sous la tente :
Lors d'excursions plus longues, le poids et le volume des aliments sont importants. Vous devez opter pour des aliments très énergétiques, légers et qui supportent le gel. Ces repas principaux respectent ces critères (ajoutez les collations mentionnées ci-haut entre les repas) :
JOUR 1 :
Déjeuner : À la maison avant de partir (riche en glucides).
Dîner : Couscous aux fruits séchés (mangues, dattes, canneberges, pommes) et noix d'acajou ou de Grenoble.
Souper : Riz instantané aux morceaux de poulet cuit (qu'on a préalablement mis en conserve ou déshydraté).
JOUR 2 :
Déjeuner : Crème de blé ou mélange de crêpes + lait en poudre + cassonade.
Dîner : Boulgour au thon en conserve.
Souper : Coucous aux lentilles.
JOUR 3 :
Déjeuner : Gruau + lait en poudre + cassonade.
Dîner : Soupe en sachet (ex. : Lipton) aux morceaux de poulet + craquelins.
Souper : Boulgour aux pois chiches et fruits séchés.
Finalement, pensez à prendre une petite collation avant de vous coucher pour vous permettre de produire un peu de chaleur pendant la nuit. Mangez par exemple une barre, quelques noix et des fruits secs, du fromage et des craquelins, etc. Une boisson chaude (comme une tisane, un chocolat chaud, un bouillon ou un jus de pomme chaud) pourrait très bien compléter votre collation de soirée.
Source : Revue Espaces, janvier 2011 par Mélanie Mantha, Dt.P., atp nutrition
Lorsque vous avez passé la journée à marcher au grand air, un plat de nouilles ramen peut satisfaire votre estomac. Toutefois, pourquoi vous contenter de peu quand vous pouvez prendre le temps de cuisiner de bons mets ? Voici quelques conseils qui vous aideront à transformer vos aliments déshydratés en de délicieux repas.
L'attirail culinaire
La plupart des repas peuvent être préparés à l'aide d'un seul réchaud et d'une ou deux casseroles. Cependant, si vous avez décidé de vous lancer dans la grande cuisine et que votre sac à dos est déjà plein de victuailles, ce n'est pas quelques ustensiles de plus qui feront la différence.
- Les mets plus raffinés nécessitent un réchaud sur lequel on peut faire mijoter des aliments. Ces réchauds permettent de cuire les aliments plus longtemps mais consomment davantage de combustible.
- En plus des casseroles et des poêles à frire, apportez un bon couteau, une planche à découper et une spatule.
- Les fours Outback Oven permettront aux cordons bleus de préparer toutes sortes de bonnes choses, allant du pain frais à la pizza.
- Un petit wok est idéal pour les créations asiatiques.
- Un batteur manuel vous procurera une petite activité physique supplémentaire.
- Une cocotte-minute vous permettra de manger plus rapidement en plus de conserver les vitamines et les minéraux hydrosolubles des aliments mis à cuire.
- Finalement, il n'y a rien comme un bon café matinal. Une cafetière espresso ou à piston peut très bien faire l'affaire lorsque vous êtes à des kilomètres de votre cafetière sophistiquée.
Le garde-manger
La saveur, la texture et la consistance des aliments déshydratés et des produits lyophilisés ont énormément évolué au fil des dernières années. Cependant, même les meilleurs de ces produits peuvent parfois avoir un goût fade. La solution ? Apporter un assortiment d'épices.
En plus des choix évidents, comme le sel et le poivre, essayez nos petites trouvailles exotiques :
- tomates séchées
- origan et basilic
- poivre de Cayenne
- huile d'olive, sauce soya, sauce piquante, vinaigre balsamique et cubes de bouillon
gousses ou poudre d'ail
- flocons d'oignons séchés, piments chili et champignons séchés
En rangeant vos épices dans de petits contenants Nalgene à couvercle vissable, vous pourrez relever la saveur de vos mets sans trop ajouter de poids à votre sac à dos.
Plus que du bonbon
Variez vos collations en remplaçant :
- le mélange de noix par des pois séchés au wasabi
- les abricots séchés par des papayes ou des mangues séchées
- la viande séchée par du saumon fumé
- les bonbons M&M par des grains de café recouverts de chocolat
Le luxe en pleine nature
Si vous prévoyez une randonnée de quelques jours, si vous établissez un camp de base permanent ou si vous vous déplacez en kayak ou de toute autre façon où le poids du bagage transporté n'a pas d'importance, ne lésinez pas sur les détails.
- Coupez vos légumes d'avance et faites-les mariner la veille de votre départ. L'heure du lunch venue, vous n'aurez qu'à les sortir et à les faire sauter dans une poêle. Préparez du riz instantané et vous voilà prêt à savourer un sauté de légumes.
- Les fruits frais tels que les pommes et les bananes sont de belles récompenses en milieu de journée, mais n'oubliez pas qu'ils sont volumineux, lourds et fragiles. Par conséquent, si vous en apportez, assurez-vous de pouvoir les ranger convenablement
-Les œufs, le lait, le sucre et la farine ne sont jamais de trop. Si l'espace dans votre sac à dos est restreint, optez pour le lait en poudre ainsi que les œufs, le fromage cheddar et le beurre en poudre.
-Si vous ne pouvez vous passer de viande, de poulet ou de fruits de mer, congelez-en de petites portions et attendez jusqu'à la dernière minute avant de les ranger dans votre sac à dos. Avec un peu de chance, ils seront prêts à cuire à l'heure du souper.
Bonne randonnée et… bon appétit !
Source : Mountain Equipment Coop (Site Internet)
Aviron :
Québécisme désignant la pagaie utilisée en canot. Dans l'usage international, l'aviron est une longue rame que l'on fait pivoter autour d'un point d'ancrage situé aux plats-bords.
Border :
Pagayer d'un côté en canot. (exemple: être bordé à gauche).
Bouchain :
Partie de la coque plus ou moins arrondie, servant de transition entre le fond et les flancs.
Chavirage :
Action de faire tourner l'embarcation à l'envers.
Combinaison isothermique :
Vêtement de protection utilisé dans les activités nautiques en eau froide. On distingue deux types de combinaison:
• La combinaison mouillée ou "wet suit" est faite d'un caoutchouc mousse poreux. Une petite quantité d'eau peut y pénétrer, mais comme le vêtement est en contact avec la peau, l'air emprisonné dans les pores du caoutchouc conserve la chaleur du corps.
• La combinaison sèche ou "dry suit" est faite de Nylon ou de caoutchouc mousse laminé, étanche à l'eau. La combinaison en Nylon est ample, donc plus confortable. Cependant, elle doit être bien ajustée au cou, aux poignets et aux pieds pour empêcher toute infiltration d'eau. La moindre fissure laisse passer toute l'eau qui veut bien y entrer et le vêtement perd ses propriétés isolantes.
Celle mouillé est très serrée et inconfortable. Par contre, elle ne perdent pas ses propriétés en cas de déchirure mineure. La combinaison sèche conserve beaucoup mieux la chaleur que la combinaison mouillée.
Dénager :
Pagayer en marche arrière, ce qui provoque la rétropulsion de l'embarcation.
Débordé :
Qualificatif d'un coup de pagaie ou d'une manoeuvre effectuée du côté opposé à celui où est bordé le pagayeur.
Dégagé :
Dans un coup de pagaie, action de sortir la pale de l'eau en fin de passée.
Dessalage :
Action de tomber à l'eau en chavirant son embarcation.
Eau vive :
Eau agitée; conditions de navigation comportant des rapides. Première cote de classification des rapides
Enfourner :
Synonyme de piquer du nez
Gouvernail :
Terme utilisé autrefois pour désigner le pagayeur arrière dans les embarcations de maître (ou canot de Montréal). Le pagayeur avant était appelé l'avant et les six autres pagayeurs les milieux.
Gîte :
Inclinaison selon l'axe longitudinal de l'embarcation.
Glisse :
Propriété d'une surface ayant une très faible résistance de friction sur l'eau (surface lisse et polie).
Gros volume :
Qualificatif d'un rapide ou d'une rivière qui possède un gros débit.
Maigre :
Passage peu profond sur une rivière; les bancs de sable forment des maigres.
Pagaie :
Instrument que l'on tient dans sa main pour propulser l'embarcation. On utilise aussi le Québécisme aviron.
Passée :
Moment d'un coup de pagaie pendant lequel la pale est immergée, entre l'attaque et le dégagé.
Pitoune :
Tronçon d'arbre, bille de bois mou, utilisé dans la fabrication de la pâte à papier, que l'on jette à la rivière pour l'acheminer du point de coupe à l'usine.
Planiol :
Zone d'eau calme qui se trouve à la fin d'un rapide.
Rappel :
Mouvement de ressac qui se produit à la suite d'une brusque dénivellation lorsque l'écoulement se fait à veine noyée.
Recouvrement :
Moment d'un coup de pagaie entre le dégagé et le retour à l'attaque pour le coup suivant.
Rétropulsion :
Synonyme de marche arrière et de dénage.
Redressement :
Moment d'un coup de pagaie, en fin de passée, destiné à corriger l'effet de rotation produit par la propulsion.
Tranche :
Surface que présente un corps dans le sens de l'épaisseur; en l'occurrence, la tranche de la pale.
Trou :
Expression imagée pour désigner un rouleau à rappel.
Les raquettes sont indispensables à de nombreux adeptes de la montagne pour se rendre au départ d'un sentier ou d'une piste de ski. Pour d'autres, faire de la raquette est une activité qui permet de profiter simplement des bienfaits de la nature. Lorsque vous magasinez une paire de raquettes, tenez compte de l'usage que vous en ferez et du type de terrain que vous parcourrez le plus souvent.
Matériaux et fabrication :
Les raquettes modernes sont faites d'une combinaison d'aluminium et de matériaux synthétiques tels que le néoprène et l'Hypalon, matériaux qui demandent peu d'entretien, qui sont solides et qui résistent au froid. Il suffit de bien les sécher avant de les ranger et de resserrer les vis ou les sangles quand cela est nécessaire.
Fixations et bottes :
Les fixations servent essentiellement à fixer les bottes aux raquettes. Il existe de nombreux modèles de fixations allant d'une simple sangle à des systèmes complexes de haute performance avec talonnière, rails de traction et suspension à ressort. Les fixations doivent être bien ajustées aux bottes sans être lâches et sans arrêter la circulation. Elles peuvent convenir aux bottes de randonnée robustes et imperméables que choisissent la majorité des raquetteurs. Si vous prévoyez porter des bottes spécialisées comme les bottes de plancheà neige ou d'alpinisme, assurez-vous d'abord que vos fixations soient assez larges pour les recevoir.
La plupart des fixations sont munies d'un pivot à la plante du pied. Le pivot permet à ce dernier de bouger naturellement au cours de la marche. Le système de suspension contrôle le mouvement de pivot latéral qui se produit lorsque le raquetteur se déplace à flanc de montagne. Si vous prévoyez parcourir des terrains abrupts ou accidentés, optez pour des fixations gardant la traction des crampons stable sur la surface de la neige. Enfin, si vous montez des pentes, une raquette avec talonnière et cale élévatrice réduira la fatigue de vos mollets et permettra plus d'efficacité à vos mouvements.
Traction :
Les raquettes conçues spécialement pour l'ascension sont munies de crampons avant placés à la plante du pied qui mordent dans la neige à chacun de vos pas. Les crampons arrière et les barres de traction latérales servent de point d'appui lorsque vous descendez ou traversez une pente.
Forme :
Les raquettes courtes et larges sont faciles à manœuvrer, mais peuvent être légèrement encombrantes. Elles sont utiles pour marcher dans les boisés fournis alors que les modèles à la forme plus longue et plus étroite conviennent mieux aux plaines. Les alpinistes préféreront les raquettes en plastique, qui s'attachent bien aux sacs à dos. Enfin, les raquettes permettant de courir sur la neige dure présentent une forme asymétrique qui convient à une enjambée plus étroite.
Flottabilité :
La flottabilité d'une raquette varie selon la surface de contact du pont avec la neige. Cela dit, la flottabilité requise dépend de votre poids (y compris celui de vos bottes d'hiver et de tout l'équipement) et des conditions d'enneigement. Il faut une plus grande flottabilité pour marcher dans la poudreuse que dans la neige lourde et collante. Selon les conditions, elle peut varier de 70 kg pour une même raquette.
Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)
Ski de fond :
Les mouvements fluides et dynamiques qui caractérisent le ski de fond servent de passeport pour découvrir la splendeur des paysages enneigés. Découvrez la différence entre le ski de piste et le hors-piste en plus d'apprendre pourquoi il est important de tenir compte de la longueur, de la cambrure et de la semelle d'un ski au moment de l'achat.
Ski de piste :
Cette activité est pratiquée sur des terrains entretenus ou des pistes tracées, bien souvent à l'intérieur des limites d'un centre de ski. Étroits et dépourvus de carres métalliques, les skis destinés aux sorties sur piste présentent une semelle fartable ou sans fartage.
• Les skis classiques sont ceux avec lesquels on exécute le mouvement de poussée et de glisse généralement associé au ski de fond.
• Les skis de patin permettent des mouvements plus aérobiques que les skis classiques, y compris un planté de bâtons vigoureux et une poussée latérale.
Les skis de haute performance, pour le pas classique ou de patin, sont destinés à l'entraînement et à la compétition récréative.
Ski hors piste :
Certaines personnes préfèrent skier loin des pistes tracées. Il existe plusieurs modèles de skis pour cette activité, des skis classiques larges aux skis d'alpinisme robustes munis de carres métalliques pleine longueur.
Les skis de randonnée sont tout indiqués pour les terrains vallonnés où l'on risque d'effectuer de grands virages, un peu à la façon du télémark. Plus courts et plus larges que les skis de fond classiques, ces skis sont aussi un peu plus lourds et durables. Ils sont souvent munis de carres métalliques pleine longueur pour faciliter les traversées et les descentes.
Longueur :
• Les skis classiques doivent être plus grands que vous. Toutefois, la longueur exacte dépend aussi de votre poids et de l'intensité à laquelle vous skiez. Vous devriez idéalement acheter vos skis en personne afin de trouver le bon équilibre entre longueur et souplesse qui vous permettra de mieux glisser sur la neige. Utilisez la formule suivante pour avoir une idée générale de la longueur de ski qu'il vous faut, en centimètres : multipliez votre hauteur en pouces par 2,6 et ajoutez 25 au résultat. Arrondissez à la hausse si votre poids est plus élevé que la moyenne.
• Les skis de patin doivent mesurer entre 5 et 10 cm de plus que vous. Le conseiller qui vous servira tiendra compte des recommandations du fabricant lorsqu'il évaluera la longueur d'un ski.
Cambrure et rigidité :
La cambrure fait référence à la courbure de la partie centrale d'un ski, plus particulièrement à sa résistance à s'aplatir sous un poids.
La rigidité se traduit par la résistance du ski à la torsion et sa capacité à reprendre sa forme. Sur une neige vierge, un ski plus rigide ne sera pas dévié par les irrégularités du terrain. Toutefois, de nombreux skieurs préfèrent un ski à la pointe plus souple qui contournera les irrégularités des pistes de ski de patin et qui sera moins susceptible de sortir des pistes tracées.
La rigidité et la cambrure d'un ski varient d'une marque à l'autre. Vous obtiendrez une meilleure glisse si un conseiller évalue la résistance à l'écrasement du ski par rapport à votre poids.
• Les skis classiques possèdent une double cambrure qui se traduit par une courbure haute et prononcée sous le pied. Cette courbure procure un effet de ressort essentiel au pas classique. Durant l'étape de la glisse, elle empêche le fart d'entrer en contact avec la neige, mais lui permet de faire son travail au moment de la poussée.
• Les skis de patin ont une cambrure simple et rigide, semblable à celle d'un ski alpin. Si les skis sont trop souples, vous perdrez de la puissance dans votre mouvement de poussée et vos skis ne glisseront pas aisément. À l'inverse, une cambrure trop prononcée transférera votre poids à la pointe et au talon, rendant difficile l'appui sur le chant, particulièrement lorsque vous montez une pente.
Profil latéral :
Le profil latéral d'un ski, soit sa forme, correspond à la différence de largeur entre la partie la plus large et la partie la plus étroite du ski. Il détermine l'aisance avec laquelle le ski glisse vers l'avant et effectue les virages.
Un ski au profil peu prononcé (skis classiques) glisse aisément alors qu'un ski au profil très prononcé ne glissera pas aussi bien, mais sera plus facile à manœuvrer dans les virages. Généralement, les skis de patin ont un profil latéral peu prononcé où la spatule et le talon sont à peine plus larges que la taille, augmentant ainsi la stabilité du skieur à l'étape de la glisse.
Le profil latéral double désigne la forme des skis de haute performance qui sont plus larges au niveau de la spatule, de la taille et du talon. Ce profil permet une poussée plus dynamique tout en facilitant le retour au centre durant la glisse.
Semelle fartable ou sans fartage :
• Les skis fartables sont le choix numéro un des skieurs de compétition et de ceux qui suivent un entraînement rigoureux. Le fartage des skis de fond est à la fois un art et une science qui nécessitent de la patience et un minimum de pratique. Par contre, un ski bien farté vous procurera beaucoup de plaisir en étant plus rapide et en glissant mieux qu'un ski sans fart, surtout dans des températures constantes au-dessus ou sous la barre du zéro. Farter des skis lorsque les conditions se réchauffent peut parfois poser un défi.
• Les skis sans fartage n'ont presque pas besoin d'entretien. Leur semelle présente un relief qui « mord » dans la neige en montée et qui assure une bonne glisse en descente. Ils conviennent aux skieurs occasionnels ou aux personnes qui veulent avoir une paire de skis au chalet en cas de besoin. La semelle de certains nouveaux skis comporte un relief innovateur qui offre une bonne performance pour l'entraînement dans des conditions de neige variées.
Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)
Spatule, centre et talon Pas alternatif :
La spatule est l’avant du ski, dont la forme permet de ne pas s’enfoncer dans la neige. Le centre et le talon se situent d’eux-mêmes. Certains skis, notamment ceux voués à la descente dans les sports de glisse, ont une protection à la spatule et au talon. Ce sont évidemment les deux parties les plus sujettes à se briser et à se délaminer. De même, certains skis d’arrière-pays (backcountry) ont un trou à la spatule, ce qui permet de monter un traîneau d’urgence en cas de pépin. Ces mêmes types de skis ont aussi une mortaise au talon. Cette particularité sert à fixer la talonnière d’une peau d’ascension (communément appelée peau de phoque).
Point d’équilibre :
Le point d’équilibre est déterminé par le centre de gravité du ski. C’est un point important quand vient le moment de placer la fixation sur le ski. Les gabarits de perçage fournis par les fabricants de fixation se réfèrent à ce point. Il est à peu près au centre de la longueur du ski pour un ski de télémark et de ski de fond, mais il est reporté vers le talon pour un ski de randonnée alpine.
Semelle :
La semelle est la surface du ski en contact avec le terrain. Elle détermine donc la qualité de la glisse selon la porosité et la structure du matériau utilisé. Sa durabilité dépend de sa dureté. (Nous ouvrons ici une brève parenthèse sur le fartage, à savoir que plus une semelle est poreuse, plus elle absorbe le fart, un des éléments déterminants de la qualité de la glisse.) Quant à sa construction, elle est soit extrudée, soit agglomérée. La semelle extrudée est de moins bonne qualité. Elle est formée à l’aide de polyéthylène liquide extrudé en feuilles qui sont par la suite découpées en lamelles et accolées au ski. Ces semelles ont une dureté moyenne et ne sont pas très poreuses, ce qui résulte en une moins bonne absorption de fart. La semelle agglomérée est fabriquée à partir de grains de polyéthylène compressés en bloc que l’on découpe ensuite en feuilles. Le matériau est plus dur et plus poreux. Il est donc est plus durable et glisse mieux de par sa meilleure absorption du fart. Par contre, cette porosité demande un entretien minutieux afin d’empêcher la saleté et les fines poussières de pénétrer. C’est le type de semelle qui équipe la majorité des skis voués à la descente, au télémark ou à la haute route, de même que les skis de randonnée ou de fond de qualité supérieure. Carres : La carre est l’angle formé par le coté et la semelle du ski. Elle détermine le contrôle du ski au virage, au freinage ou pour toute autre manœuvre directionnelle ou d’arrêt. Sur les skis de fond et de randonnée en pistes tracées et sur certains skis de randonnée en sentiers non tracés, les carres n’ont d’autre apport de matériaux que ceux recouvrant ces parties du ski. Sur tous les autres types de skis, les manufacturiers appliquent une pièce de métal.
Carres d’acier :
Il existe des carres en acier pleine longueur, des micro-carres et des carres partielles. Toutes ces carres offrent plus de contrôle aux usagers, mais le type d’usage qui leur est destiné varie. Les micro-carres utilisent moins d’acier et sont rainurées en de multiples endroits sur leur longueur, le tout pour assurer un gain de poids. Les carres partielles sont situées sur la partie centrale du ski seulement, pour un gain de poids également. Les carres partielles et les micro-carres sont disponibles sur certains skis de randonnée en sentiers non tracés. Pour le télémark et la haute route et, en fait, pour toutes planches vouées principalement à la descente, seules des carres en acier pleine longueur satisferont l’usager. Un entretien spécialisé est à prévoir, les carres devant être bien affûtées et la planéité de l’ensemble carre-semelle impeccable, pour un rendement optimum.
Construction :
On distingue principalement 2 types de construction de ski sur le marché ; la construction sandwich et la construction monocoque.
Construction sandwich :
Cette méthode de construction du ski consiste en un noyau très massif, entouré d’un laminé de fibre de verre. Le noyau est alors en mousse ou en bois. Dans ce type de construction, un noyau en bois est généralement considéré plus durable.
Construction monocoque :
Dans ce type de construction, appelée communément construction « cap », c’est la coque qui devient l’élément structural principal, dont le noyau ne joue qu’un rôle de remplissage. La légèreté de la mousse, son coût peu élevé et ses propriétés plastiques en font alors un matériau de premier plan pour le noyau. On reconnaît le ski à construction monocoque par ses parties latérales courbes fusionnées à la semelle. Il existe également une construction appelée faux monocoque ou, plus communément, « faux cap ». Malgré ses parties latérales courbes, le noyau joue, dans ce ski, le rôle structural. Pour s’y retrouver, il faut consulter un connaisseur à l’œil averti ou encore les catalogues des fournisseurs. De nos jours, la grande majorité des skis de télémark et de haute route sont de type monocoque. Il en est de même pour les skis de fond et de randonnée moyens et haut de gamme. La construction sandwich se retrouve principalement dans les skis de randonnée de bas de gamme. Par contre, pour une technique classique de ski de fond, la construction sandwich est tout à fait appropriée. Certains modèles de moyenne et bonne qualité sont donc ainsi fabriqués chez ce type de skis.
Caractéristiques d’un ski :
Profil latéral :
Le profil latéral est la forme que présente le ski lorsque vu d’au-dessus. Souvent, on nous donne la largeur d’un ski à la spatule, au centre et au talon pour l’évaluation théorique d’un aspect de son comportement. Cet aspect du comportement est principalement la capacité du ski à effectuer des virages : l’effort requis, le décrochage du ski en fin de virage, le rayon des virages effectués, etc. Dans le langage de l’industrie, un ski qui présente un profil latéral de 25 mm aura en effet 25mm de différence entre la largeur de sa spatule et de son centre. Généralement, plus le profil latéral est élevé, plus le ski est apprécié dans les virages à moyens ou longs rayons. Est-ce à dire que la largeur du talon est sans conséquence sur le comportement du ski? Pas du tout! Un ski avec un talon de largeur égale à la spatule décrochera difficilement en virage. Une bonne différence, à l’opposé, donnera un ski difficile à tenir en virage. À toutes choses égales, un ski à petit profil latéral et avec décrochage aisé du talon facilitera la tâche dans les bosses et boisés où l’enchaînement rapide de court virages est une priorité. À l’opposé, l’usager qui aime graver (« carver ») aimera un ski à grand profil latéral avec un talon accrochant sous une forte pression. Évidemment, les commentaires précédents concernent surtout les amateurs de sports de glisse en descente. Qu’en est-il des skieurs de fond et des randonneurs? Nous voyons dans ces disciplines tout autant de skis avec profil latéral. Les données n’ont pas de commune mesure avec celles des sports de descente, mais le profil latéral est tout de même utile, voire nécessaire, dans certaines pratiques :
Ski de fond :
Les adeptes de la technique du « pas de patin » aimeront avoir un profil latéral, étant donné l’utilisation prédominante des carres. Pour toutes les techniques classiques en pistes tracées, le profil latéral peut bien être de 0 mm, soit un profil absolument sans rayon de courbure. Vous n’y verrez aucune différence.
Ski de randonnée :
Un profil latéral prononcé, cela bien sûr à un degré relatif aux skis de randonnée, vous sera d’une grande utilité, particulièrement en sentiers non tracés. Il favorisera l’initiation rapide de virages, bien utile lorsque vous êtes chargé d’un lourd sac à dos et/ou sur un fond glacé et/ou sur un sentier typique au Québec : une courbe à ± 90°, dans une descente vertigineuse et dans un espace de manœuvre très serré.
Cambrure :
La cambrure est la forme courbe que montre un ski sur le plan horizontal. Elle peut être simple ou double. Une double cambrure se retrouve sur les skis nécessitant une pochette de fart de poussée en leur centre, afin de permettre la glisse du ski au moment opportun, dont principalement les skis de fond et de randonnée. Une cambrure simple ou alpine est la seule rencontrée sur les skis de télémark ou de haute route. Elle est dite simple car l’application d’une certaine force, constante dans le temps, réussira à affaisser complètement le ski sur sa longueur. Par opposition, la double cambrure nécessitera une plus grande force pour l’affaisser complètement.
Souplesse :
Une cambrure, même simple, peut être faible ou rigide. On parle alors de la souplesse d’un ski, ce qui se traduit en pratique par la résistance qu’oppose la cambrure à une force. Cette souplesse peut varier du talon à la spatule. Elle peut être déplacée vers les extrémités du ski ou encore vers le centre. C’est l’agencement des matériaux de construction du ski qui détermine tous ces facteurs, en fonction de l’utilisation visée par les concepteurs d’un ski. La souplesse détermine donc la stabilité d’un ski sur différents terrains. Un ski raide nécessite un effort constant de la part de l’usager, mais donne d’excellents résultats sur un terrain dur ou glacé, entre autres par une meilleure absorption des vibrations. Il est recommandé aux amateurs de vitesse grand V. Le ski plus souple vibre sur la neige durcie, mais donne un rendement supérieur en d’autres conditions. La nature même du virage télémark demande une souplesse plus grande que celle des autres skis adaptés aux virages en parallèle. Toujours de façon générale, puis pour des raisons inhérentes à sa technique particulière, le ski de télémark nécessite également une souplesse régulière sur toute sa longueur. En ce qui concerne les skis de fond et de randonnée, la rigidité est choisie principalement en fonction du poids de l’utilisateur (incluant son sac à dos) et de la qualité de sa technique.
Rigidité latérale :
La rigidité latérale est la résistance qu’offre un ski lorsqu’on applique un levier autour de son axe longitudinal. Cette qualité devrait permettre la mise à carre du ski sur toute sa longueur, quelles que soient les conditions rencontrées. Plus le profil latéral du ski est élevé, plus il se doit d’être rigide latéralement. De plus, à la conception du produit, la notion de rigidité latérale est souvent en contradiction avec la notion de souplesse plus marquée que demandent certains types de ski, notamment les skis de télémark. Voilà un beau défi pour les fabricants.
Longueur :
Ces dernières années, la façon de choisir les skis pour les sports de descente est généralement de prendre un ski de la même grandeur que le skieur. C’est une règle très générale et empirique, qui devrait satisfaire le débutant sur un ski adapté à ses habiletés et au type de terrain sur lequel il évolue. Par contre, si l’on veut sortir de ce cadre, il importe de considérer les bases suivantes : plus un ski est long, moins il est manœuvrable, mais plus il porte sur la neige. Le ski long permet donc une vitesse grand V. Le contraire étant également vrai pour un ski court, celui-ci peut avoir votre préférence sur les bosses ou dans un boisé dense. Pour les sports de glisse traditionnels comme le ski de fond et de randonnée, seul le test d’évaluation de la cambrure devrait diriger votre choix. Il vous faudrait donc idéalement vous rendre chez un détaillant qui sera équipé pour ce type de test et qui disposera du personnel qualifié pour les effectuer, afin de choisir la longueur optimale de votre ski. La Cordée possède les installations et les conseillers nécessaires à ce choix. Le test empirique de la spatule du ski arrivant dans la paume de la main, bras tenu à la verticale, est à éviter. Ce test pourrait vous donner par pur hasard le bon ski, mais il pourrait également vous faire regretter votre investissement.
Poids :
Le poids peut être primordial ou non, selon l’utilisation. D’une part, lorsque l’on descend en centre alpin et que l’on enchaîne des virages à moyen ou long rayon, le poids est de moindre importance. Un poids un peu élevé peut même être un tantinet avantageux si la vitesse est l’un des éléments recherchés. Par contre, l’usager voulant parcourir de grandes distances en montée et, dans une moindre mesure, celui qui s’adonne aux plaisirs des bosses ou des sous-bois, devront privilégier la légèreté du ski. Dans le premier cas, c’est la fatigue engendrée par l’effort fourni pour faire avancer ses planches qui prédomine et, dans le second cas, c’est la vitesse d’enchaînement des mouvements qui est primordiale. De façon très générale et uniquement pour des utilisations en descente et en sentiers non tracés, un ski plus lourd est également plus durable. Pour le ski de fond et le ski de randonnée en sentiers tracés, vous apprécierez un équipement léger.
Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)
Comment obtenir une glisse parfaite en skis de fond ? Voici une leçon pratique pour en connaître les bases. Bonne glisse !
Étape 1 : Déterminer la pochette de fartage pour le fart de retenue
Il est très important de determiner la zone de fartage de façon precise, car c’est grace à cette zone que vos skis adhéreront bien à la neige. Cette pochette devrait être déterminée au moment de l’achat de vos skis, à l’étape du test de cambrure. La méthode la plus simple consiste à vous tenir debout sur vos skis et à demander à quelqu’un de glisser une feuille de papier sous vos skis, vis-à-vis du pied. L’endroit où la feuille de papier bloque à l’avant et à l’arrière determine la pchette de fartage. À l’aide d’un crayon-feutre, faites une marquee sur le côté du ski afin de bien délimiter cette zone.
Étape 2 : Prépare la base des skis
• Prendre un petit grattoir de plastique et enlever le plus gros de la vieille cire.
• Appliquer un peu de défarteur, le laisser agir pendant quelques secondes, puis essuyer le tout avec du papier Fiberlene, de Swix, ou équivalent. En suite, gratter de nouveau et essuyer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de résidus sur la base.
Étape 3 : Appliquer le fart de retenue
• Choisir le fart correspondant à la température de la journée. • Appliquer une mince couche de chaque côté de la rainure centrale du ski.
• Prendre le liège synthétique, puis lisser le fart pour obtenir une surface parfaitement lisse dans toute la zone de fartage.
Étape 4 : Appliquer le fart de glisse
• À froid : étendre à l’aide d’un applicateur muni d’une éponge à son extrémité.
• À chaud : appliquer le fart avec un fer, mais s’assurer de ne pas trop en faire fondre sur la base. Ne pas laisser le fer au même endroit plus de deux secondes et prendre bien soin d’enlever tout l’excédent de cire avec un bon grattoir rigide en plexiglas, puis brosser pour polir la surface. Le but recherché est un fini lisse, le plus mince possible. • Appliquer une petite quantité à la fois, de la spatule au début de la zone de fartage, et ensuite de l’arrière de la fixation jusqu’au talon
Note importante :
Chaque fois que vous appliquez un fart ou que vous grattez la surface du ski, il est très important de le faire dans le sens de la glisse, soit de la spatule du ski jusqu’au talon. Lorsque vous skiez immédiatement après une bonne chute de neige ou lorsque l’adhérence à la neige n’est pas très bonne, vous devriez allonger le fart de retenue vers l’avant de quelques centimètres. Cela augmentera la surface de contact avec la nouvelle neige. Plus il y aura de cristaux de neige en contact avec le fart de retenue, plus il sera efficace.
Un mot sur le fameux klister :
Quand la neige est mouillée ou que la surface est gelée, il est temps de se servir du fart qu’on appelle klister. La plupart des skieurs détestent l’utiliser parce qu’il semble difficile à appliquer et à retirer. Voici comment vous réconcilier avec ce produit :
1– Une fois le tube ouvert, à l’aide d’un briquet, faites légèrement chauffer le goulot. Vous obtiendrez un klister plus liquide qui s’étendra plus facilement. Vous n’aurez ensuite qu’à l’étendre en couche mince avec un petit grattoir de plastique souple.
2– À la fin de votre randonnée, pour que le klister soit plus facile à enlever, laissez reposer la base de votre ski dans la neige pendant une dizaine de minutes. Le klister figera, et vous pourrez facilement en retirer le plus gros avec le grattoir. Un minimum de défarteur sera alors nécessaire pour finir le travail.
Source : Magazine Géopleinair, février 2009
Une raquette comporte 4 parties : l’armature, le tamis, le harnais et le crampon.
L’armature :
La grande majorité des raquettes modernes sont construites avec une armature d’aluminium. Ce matériau permet d’obtenir une raquette légère, robuste et ne nécessitant pas d’entretien. Les tubes constituant l’armature sont habituellement emboutis, sauf sur quelques modèles de qualité supérieure dont les tubes sont soudés. Le bois est toujours un matériau intéressant pour les armatures de raquette. Assez légères et suffisamment durables pour la plupart des raquetteurs, les raquettes de bois constituent un excellent rapport qualité/prix. Certaines raquettes sont entièrement construites en plastique. Peu de produits dans cette catégorie présentent une qualité satisfaisante. Toutefois MSR et TSL proposent d’excellentes raquettes très abordables construites de cette façon.
Le tamis :
Bien qu’il y ait toujours une demande pour les raquette en babiche, celles-ci tendent à disparaître au profit de modèles à tamis fait de matériaux synthétiques. L’hypalon : Ce matériau est constitué d’une trame de Nylon enduite d’élastomère. Il est très résistant à la perforation, reste souple par grand froid et est économique. Le pebax : Polymère thermoplastique offrant une grande résistance à l’abrasion et à la perforation, il est aussi très léger et reste souple par grand froid. Il est toutefois glissant et doit donc être texturé afin de régler cet inconvénient. Le TPR : Mélange économique de polymère thermoplastique et d’élastomère, il offre une résistance satisfaisante pour un usage occasionnel.
Le harnais :
3 caractéristiques des harnais retiennent l’attention :
Les systèmes d’attache à la raquette
L’attache sur pivot (90°, sans retour) : Chez certaines compagnies, les modèles haut de gamme viennent avec un harnais pivotant sans résistance autour d’un axe métallique. Ce système peut s’avérer avantageux dans les montées abruptes, mais nuira à la manœuvrabilité dans la forêt en rendant le recul difficile. L’attache sur bande élastomère (45°, avec retour) : Dans ce système, des bandes d’élastomère travaillent en torsion et en tension afin de donner à la raquette un effet de retour un peu comme sur un ski de fond. Ce système est surtout efficace dans les terrains « serrés » comme, par exemple, les sentiers étroits en forêt.
Le système de serrage
La plupart des modèles sont munis du système de serrage à sangles de Nylon qui s’adapte de façon efficace sur presque tous les types de bottes. Les modèles haut de gamme viennent souvent avec un harnais rigide et des boucles de plastique offrant une tenue de pied plus ferme.
Les crampons :
Les raquettes comportent presque toujours des crampons en aluminium. Ce matériau est privilégié pour son poids. Sa fragilité à l’abrasion n’est cependant pas en cause ici car, dans les conditions normales d’utilisation, le raquetteur se déplace sur la neige. Fait à noter, les raquettes ne sont pas un substitut aux crampons de marche. Les modèles adaptés aux conditions de montagnes ont des crampons plus agressifs et placés plus à l’avant, de façon à maximiser leur efficacité dans les pentes abruptes.
Source : La Cordée (site Internet)
Rôle d’un sac à dos :
• Le rôle du sac est évidemment de porter votre charge de la façon la plus confortable possible. Par contre, certains sacs remplissent mieux leur rôle que d’autres parce que leur design tient mieux compte des principes suivants : Une charge portée sur le dos reculera et haussera votre centre de gravité et, ce, quel que soit le sac ou la charge.
• Par conséquent, si l’emplacement du centre de gravité est changé, c’est tout votre schème d’équilibre qui est changé.
• De plus, si cette charge a des mouvements impromptus et non contrôlés, votre centre de gravité sera instable. Il vous faudra alors jouer de finesse pour garder en équilibre la masse instable. Pas facile.
L’armature, pierre angulaire du sac à dos :
Plusieurs manufacturiers se sont attardés aux problèmes énumérés ci-dessus. Ceux-ci savent qu’une charge sur votre dos déplace le centre de gravité. Personne ne peut changer cet état de choses. Par contre, nous pouvons minimiser les contraintes reliées au transport de cette charge de trois façons :
Assurer la transmission de la plus grande partie possible de la charge au niveau du bassin :
C’est à peu près à cet endroit qu’est notre centre de gravité lorsque l’on est allège. De plus, ce « déplacement de la charge » (la masse n’est pas déplacée, elle est plutôt transmise par un axe, l’armature), nous assure une moindre compression de la colonne vertébrale (le dos adore!) et un dégagement de la cage thoracique afin de mieux respirer. Souvent, une trop grande portion de la charge du sac est maintenue au niveau des épaules. Une respiration inconfortable s’ensuit. Ce poids aux épaules empêche une prise de volume de la cage thoracique qui, à chaque inspiration, doit faire intervenir une grande quantité d’énergie pour s’opposer à la charge et laisser entrer l’air dans les poumons.
Rapprocher la charge de notre dos :
Plus la charge est accolée à notre dos, plus elle se rapproche du véritable emplacement du centre de gravité lorsque l’on est allège, d’où la nécessité d’avoir des sangles de compression. Par contre, certaines sont mieux conçues que d’autres. Quelques-unes ne font que diminuer le volume du chargement sans approcher la charge du dos de façon bénéfique ou notable, alors que d’autres, mieux conçues, compressent la charge contre l’armature qui, elle, épouse notre dos.
Stabilité de la charge versus les mouvements du corps :
Grâce à l’armature, la charge doit suivre les mouvements du corps. Le sac ne doit donc pas rester totalement rigide; il n’aurait pas la souplesse voulue pour épouser les mouvements du corps, particulièrement en escalade ou dans toute activité sur un terrain qui demande des jeux d’équilibre délicats impliquant le torse. Une armature trop rigide oblige le porteur du sac à compenser de façon musculaire. Quand certains mouvements de compensation de l’équilibre sont nécessaires avec une lourde charge, le risque de blessures peut être augmenté. Suite à ces quelques lignes, il apparaît évident que la pierre angulaire de votre sac soit l’armature. Tout à fait. Plusieurs compagnies offrent des armatures permettant de répondre aux critères énumérés ci-dessus. Toutefois, quelques exceptions d’utilisation infirment ces critères. Dans ces cas particuliers, qui sont en majorité décrits ci-dessous, on pourra attacher une moindre importance à l’armature, parce qu’on aura décidé de mettre l’accent sur d’autres données. Ces exceptions peuvent être :
• Vous êtes une force brute de la nature; une charge de 20 kg, voire 30, est supportée aisément et sans conséquences sur votre système musculo-squelettique, respiratoire, etc.
• Vous êtes un aficionado de l’ultra léger et redoutez les quelques 2,5 kg additionnels qu’indiquent à la balance certains sacs avec armature de qualité. À ce compte, c’est, pour vous, un boulet trop lourd. • Vous ne transportez pas de lourdes charges, donc les charges transportées ont peu ou pas d’incidence sur le contrôle du centre de gravité déplacé. Le tout, s’il y a lieu, est compensé amplement par un système musculaire adéquat.
• L’activité que vous pratiquez nécessite en priorité un poids minime et près du corps, tout autre avantage n’étant que très secondaire. De plus, le sac doit présenter une surface des plus lisses possible, afin d’éviter les accrocs entre les éléments extérieurs et le sac. C’est souvent le cas pour l’alpinisme extrême et le ski extrême jusqu’à un certain point.
• L’utilisation n’est pas intensive; quelques jours annuels où le grand confort n’est pas au rendez-vous ne limiteront pas la qualité de votre expérience de plein air.
Caractéristiques d’une bonne armature :
L’armature, pour qu’elle épouse votre dos, doit lui être reliée d’une façon quelconque. Le premier système entrant en ligne de compte est celui des ceintures et des bretelles. Tous les sacs, toutes marques confondues, en ont. Certaines sont mieux adaptées à la morphologie des êtres humains et sont, conséquemment, plus confortables. Par contre, ces ceintures et bretelles ne font que relier votre dos à la charge à transporter. C’est plutôt le système de sangles de rappel qui a une incidence sur l’armature et, par conséquent, sur la stabilisation de la charge et son rapprochement au dos. Ces sangles sont ainsi nommées parce qu’elles rappellent ou ramènent la charge près de votre dos. Ainsi, tous les sacs ont des rappels aux épaules. Par contre, peu de systèmes d’armature offrent des rappels aux hanches. Parmi ceux qui en ont, peu sont efficaces à jouer leur rôle. C’est l’interdépendance qui existe entre toutes les composantes de l’armature qui rend un système efficace ou non. Toutes les composantes doivent être organiquement liées. Une action sur une sangle a des incidences sur l’ensemble des composantes. Pour vous rendre compte du confort offert par l’armature d’un ou plusieurs sacs, il n’y a qu’une seule solution : essayer et comparer les sacs convoités avec une charge qui représente la charge maximum que vous allez porter lors de toutes vos randonnées en pleine nature. Vous trouverez dans nos magasins les ressources nécessaires pour faire ces essais.
Outre l’armature, autres critères de sélection :
• modèles disponibles en plusieurs grandeurs pour personnaliser le sac;
• ergonomie de la structure qui s’adapte aux formes de votre corps;
• possibilité d’adapter le volume du sac selon les différentes utilisations par la fermeture de compartiments, un sac de taille, etc.;
• qualité des matériaux et de la construction dans les coutures, fermetures éclair, tissus, etc.;
• selon l’utilisation préconisée, vérifier le volume, la possibilité d’y attacher des skis, des piolets, des crampons, la capacité de le transformer en bivouac ou en matelas de sol partiel, un design simple (peu accrochant aux éléments extérieurs);
• imperméabilité efficace, car malgré l’utilisation de tissu résistant à l’eau, les sacs à dos verront leur étanchéité compromise lors de fortes pluies. Seule, l’utilisation d’une housse imperméable garantit son imperméabilité dans ces conditions. Certains sacs ont une housse intégrée. Pour tous les autres sacs, il faudra en acheter une, souvent à un coût minime.
Comment charger le sac? :
Le principe général pour charger un sac est le suivant : le sac de couchage est situé au bas complètement. Ensuite, les objets les plus lourds sont placés le plus près possible du dos. Puis, les objets plus légers remplissent l’espace autour des objets lourds, graduellement vers le haut du sac. Tous les objets et équipements qui doivent être à portée de main sont placés dans la pochette supérieure du rabat du sac. Il s’agit évidemment d’un modèle théorique vers lequel on doit tendre, mais dans la pratique, certains objets lourds qui doivent être à portée de main pourront être placés ailleurs que ce qui est proposé par ces règles.
Source : La Cordée (site Internet)
La meilleure façon de rester au chaud et au sec est de porter plusieurs couches de vêtements. Vous pouvez ainsi vous adapter à une variété de conditions météorologiques et à l'intensité de l'activité pratiquée.
Couche de base :
Communément appelée « sous-vêtement », la couche de base joue un rôle clé puisqu'elle est en contact direct avec la peau. Elle sert à évacuer l'humidité vers les couches extérieures pour en faciliter l'évaporation. Comme l'eau est un bon conducteur de chaleur, les vêtements humides refroidissent le corps et en abaissent la température interne, ce qui peut provoquer l'hypothermie.
Les sous-vêtements en polypropylène et en polyester sont légers, résistants, absorbent très peu l'humidité et sèchent très rapidement. La soie est très efficace par temps chaud si vous désirez éprouver une sensation de fraîcheur, mais elle s'avère un mauvais choix par temps froid. Le coton est déconseillé comme couche de base, car il absorbe facilement la transpiration et sèche très lentement. Qu'ils présentent ou non des coutures réduites ou plates offrant un confort accru, les sous-vêtements doivent être moulants, mais ne doivent pas être trop serrés ni entraver la liberté de mouvement.
Il existe des sous-vêtements légers, mi-épais et épais. Ceux de la catégorie « légers » sont conçus pour les activités intenses où l'évacuation de la sueur est essentielle. Les couches de base mi-épaisses évacuent l'humidité en plus d'offrir une certaine isolation, ce qui en fait le choix idéal pour des activités durant lesquelles vous n'êtes pas toujours actif. Enfin, les sous-vêtements épais sont tout indiqués pour les froids extrêmes ou lorsque vous êtes relativement inactif.
Couche intermédiaire :
La couche intermédiaire assure une isolation supplémentaire et poursuit le transfert de l'humidité vers l'extérieur. Cette couche intermédiaire doit pouvoir retenir la chaleur du corps. La laine et les étoffes synthétiques constituent des isolants efficaces, car la structure de leurs fibres emprisonne l'air chaud.
Une glissière frontale ou aux aisselles facilite la ventilation. Tout comme la couche de base, la couche intermédiaire doit être ajustée sans être inconfortable.
Couche externe :
La couche externe est la première ligne de défense contre les intempéries. Il existe différents types de couches externes, dont les vêtements imper-respirants, les vêtements coupe-vent, les coquilles souples et les vêtements imperméables, tous conçus pour être portés dans des conditions météorologiques précises.
Source : Mountain Equipment Coop (site Internet)
La distance journalière recommandée pour un circuit est de 10 km pour les novices, 15 km pour les intermédiaires et 20 km pour les experts. Toutefois, la distance parcourue peut varier d'une journée à l'autre dépendamment de la météo et des difficultés du circuit.
Vous parcourrez probablement plus de kilomètres si vous n'aurez pas à effectuer de portages. Aussi, si le circuit est entretenu fréquemment, il y aura moins de chances d'être ralenti par des arbres tombés dans des portages ou des ruisseaux.
Prévoyez toujours du temps pour aller reconnaître chaque rapide avant de vous y engager. Ne vous aventurez que dans les rapides pour lesquels vous êtes certain d’avoir l’habileté. En cas de doute, n’hésitez pas à portager: il est toujours plus facile de portager que d’effectuer un sauvetage. De ce fait, le nombre de portages indiqué sur les cartes-guide n'est qu'à titre indicatif. De plus, les rapides qui y sont énumérés ont été cotés selon la classification internationale des rapides par des canoteurs et des kayakistes jugés suffisamment fiables et expérimentés mais les cotes peuvent varier considérablement avec la hauteur d’eau. Un arbre tombé en travers d’un rapide pourra en interdire l'accès ou le rendre dangereux.
Un autre facteur dont on doit tenir compte, mais malheureusement difficile à prévoir à l'avance, est le vent: il rend les grandes étendues d'eau plus difficiles à pagayer. Il vous faudra alors longer la rive en allongeant votre parcours ou attendre.
Enfin, n'oubliez pas de prendre en considération le temps de déplacement et la mise à l'eau.
Source : Canot-camping La Vérendrye (Site Internet)
Peu importe où vous allez en milieu sauvage, vous ne voulez certainement pas perdre le Nord.
Boussoles :
Grosso modo, une boussole est un boîtier qui contient une aiguille aimantée indiquant le champ magnétique de la Terre. L'aiguille d'une boussole pointe toujours dans la même direction; c'est pourquoi elle peut être utilisée comme référence pour s'orienter. Le champ magnétique terrestre est orienté sur un axe général nord-sud. L'une des extrémités d'une aiguille magnétique pointe vers le nord tandis que l'autre point vers le sud.
Aiguille :
L'aiguille magnétique pivote librement à l'intérieur d'une capsule en quartz ou en verre. Celle-ci est remplie d'un liquide (une huile transparente) réduisant l'oscillation et la vibration de l'aiguille, et permettant d'obtenir une lecture précise plus rapidement.
Cadran :
Les points cardinaux sont indiqués sur le cadran. Celui-ci permet de voir chacun des 360 degrés de la boussole et de faire des relèvements beaucoup plus précis. Les petits cadrans présentent généralement une gradation de 2, 5 ou 10 degrés.
Boussole à plaque :
Les échelles de la plaque de base de la boussole sont des petites règles graduées en pouces, en centimètres ou en unités spécifiques à une carte en particulier. Elles sont utilisées pour mesurer les distances en pieds ou en mètres.
La capsule de la plupart des boussoles contient également une flèche d'orientation et des méridiens. La flèche d'orientation indique si la boussole est correctement orientée par rapport à la direction voulue. La boussole indique donc la bonne direction lorsque l'aiguille est parfaitement alignée avec la flèche d'orientation et que son extrémité nord repose sur la pointe de la flèche. Certaines boussoles sont dotées d'un curvimètre permettant d'évaluer les distances sur une carte.
Miroir de visée :
Lorsque le couvercle de la boussole est ouvert à un angle de 45 degrés, le miroir de visée à l'intérieur permet de voir l'aiguille et la flèche d'orientation tout en regardant à travers le repère. Cela permet des relevés d'une précision accrue.
Déclinaison et inclinaison :
La différence entre le nord géographique et le nord magnétique se nomme déclinaison magnétique. Le nord magnétique changeant d'une année à l'autre de quelques minutes d'angle, la déclinaison magnétique varie selon l'année et l'endroit où l'on se trouve. Cela signifie qu'une boussole achetée au Canada ne fonctionnera pas en Australie. Les variations verticales des champs magnétiques terrestres peuvent déséquilibrer l'aiguille d'une boussole et causer des erreurs de relèvement d'un certain nombre de degrés ou même, dans certains cas, empêcher l'aiguille de pivoter. De nouveaux modèles de boussoles dites mondiales ont une aiguille non magnétisée montée sur un pivot-aimant qui permet d'obtenir une lecture précise, peu importe la zone où l'on se trouve.
Altimètres :
Un altimètre est un instrument servant à mesurer l'élévation verticale d'un point par rapport au niveau de la mer. Il fonctionne selon le principe suivant : La pression atmosphérique diminue à mesure que l'altitude augmente. En mesurant les variations de la pression atmosphérique, l'altimètre peut indiquer à quelle altitude on se trouve.
Les altimètres, notamment les ordinateurs-bracelets, affichent souvent des graphes couvrant plusieurs jours servant à connaître les variations de la pression atmosphérique. Ces graphes sont très utiles pour prévoir les conditions météorologiques.
Le cœur d'un altimètre est la capsule anéroïde. Cette capsule scellée se contracte et se dilate en fonction des modifications que subit la pression atmosphérique. Plus l'altitude augmente, plus la pression atmosphérique diminue. Les mesures sont exprimées en millibars ou en kilopascals, ou sont graduées en pieds ou en mètres. De façon générale, plus la plage de mesure est grande, moins les résultats sont précis.
Compensation de la température et réinitialisation de l'altitude :
Certaines conditions climatiques affectent la pression atmosphérique et, du coup, la précision d'un altimètre : les changements de température (l'air froid est plus lourd que l'air chaud et exerce une plus grande pression), les fronts météorologiques (zones de haute et de basse pression) et les changements du taux d'humidité (la vapeur d'eau alourdit l'air). Certains altimètres peuvent compenser les fluctuations de température.
Les altimètres possèdent différentes capacités de mesure d'altitude maximale. Avant de vous lancer à l'assaut de cimes vertigineuses, assurez-vous que votre altimètre possède une « limite de tolérance » plus élevée ou un dispositif de sécurité facilement remplaçable, conçu pour que l'instrument soit mis hors fonctions avant d'être endommagé. En avion, transportez votre altimètre dans la cabine pressurisée.
Source : Mountain Equipement Coop (site Internet)
Un GPS (système mondial de localisation, de l'anglais Global Positioning System) est un appareil de navigation qui permet de calculer des positions à l'aide de signaux radio reçus d'un système de satellites. Un GPS s'utilise pratiquement aux quatre coins du globe. Il indique votre position et enregistre les coordonnées d'une destination, déterminées soit à partir des lignes de quadrillage d'une carte soit à partir d'un relevé sur le terrain. Un GPS peut fournir les coordonnées d'une position ou encore indiquer dans quelle direction partir pour atteindre une destination.
Les GPS sont d'une grande utilité pour aider les skieurs et les adeptes de l'alpinisme à retrouver leur chemin dans un blizzard, les pagayeurs à repérer la berge dans le brouillard, le personnel de recherche et sauvetage à transmettre des coordonnées précises à un aéronef ou les personnes perdues à suivre un itinéraire précis. Toutefois, comme il arrive qu'un GPS cesse de fonctionner en raison d'une perte de contact satellite, d'une diminution de sa charge électrique ou d'un bris, il ne devrait pas être votre unique outil de navigation. Équipez-vous aussi d'une boussole et d'une carte, évaluez si vous avez besoin d'un altimètre et exercez-vous à vous orienter.
Caractéristiques des GPS :
Il existe une grande variété de GPS sur le marché. Voici certaines de leurs caractéristiques
Technologie WAAS :
L'acronyme WAAS (de l'anglais Wide Area Accuracy Signal) correspond à un signal de renforcement à couverture étendue. En captant les signaux provenant de satellites géostationnaires particuliers, les GPS compatibles avec le WAAS sont précis à 3 m dans 95 % des cas (comparativement à une précision de 15 m pour les GPS non compatibles avec le WAAS). La couverture du WAAS est maximisée par une vision non obstruée (sur terre ou sur l'eau). Les signaux WAAS peuvent actuellement être captés seulement en Amérique du Nord, mais pourront bientôt l'être dans la plupart des régions du globe.
Dimensions de l'écran :
Plus l'écran est grand, plus lourd et énergivore est le GPS. Les randonneurs qui trimballent un GPS dans leurs mains vont sans doute opter pour un modèle petit et compact. Toutefois, comme les cyclistes et les pagayeurs ont généralement les mains occupées et regardent l'écran de plus loin, ils préféreront probablement un modèle doté d'un plus grand écran.
Un écran de plus grande dimension n'affichera une image plus claire que s'il présente une police et des icônes de plus grande taille. Si possible, tenez le GPS à distance normale de consultation et voyez si vous êtes capable de lire les données sans forcer.
Affichage :
Un GPS conventionnel présente un certain nombre de pages qui affichent différents types de renseignements :
• Page de positionnement des satellites : Une option très utile vous permet de visualiser la position des satellites reçus par le GPS, ainsi que la position relative de tous les satellites qui devraient être en vue, mais dont le signal n'est pas reçu. Cette option vous permet de vous déplacer de façon à démasquer la réception de satellites supplémentaires, ce qui vous permettra d'obtenir un meilleur estimé de votre position.
• Page de navigation : L'affichage peut être de style boussole ou aiguille oscillante pour indiquer une direction.
• Cartes intégrées : Elles permettent au GPS d'afficher de façon continue votre position en temps réel et vous offrent la possibilité de cliquer sur une destination à atteindre au lieu d'en déterminer les coordonnées et de les entrer manuellement dans l'appareil. Malheureusement, de nombreuses cartes GPS omettent certains détails topographiques qui pourraient être utiles aux personnes se déplaçant dans la nature. Certains GPS peuvent être branchés à des ordinateurs afin de télécharger des cartes supplémentaires. Il est fortement conseillé de toujours avoir une boussole et une copie papier de vos cartes en votre possession au cas où votre GPS cesserait de fonctionner.
La plupart des GPS peuvent calculer une douzaine de variables à la fois : heure d'arrivée prévue (HAP), vitesse moyenne, vitesse moyenne de déplacement avant d'arriver à destination (VMD)… La plupart des gens n'utilisent toutefois que quelques-unes de ces fonctions sur une base régulière. Un bon GPS sera doté d'une ou plusieurs fenêtres servant à personnaliser les pages de navigation pour vous permettre d'afficher les données dont vous avez besoin.
Entretien d'un GPS :
Lorsque vous rangez votre GPS entre deux excursions, retirez-en les piles. Ainsi, si le liquide qu'elles contiennent fuit, l'appareil ne sera pas endommagé. Pour éviter de perdre les piles, attachez-les au boîtier à l'aide d'un élastique. Entreposez votre GPS dans un endroit frais et sec.
Source : Mountain Equipement Coop (site Internet)
Le ski de fond est originaire des pays scandinaves dans l'Antiquité (1 000 ans avant JC) et serait né plus précisément de l'endroit où se situe de nos jours la Norvège. Le ski de fond a eu plusieurs rôles essentiels pour l'homme au cours de son histoire, il s'agissait avant tout d'un moyen rapide pour se déplacer d'un endroit à un autre et servaient à la chasse, ainsi dans la mythologie norvégienne, la présence d'un dieu du ski Ull et d'une déesse du ski et de la chasse Skadi démontre la place prépondérante du ski.
À partir du XIIe siècle, il est utilisé par les troupes militaires dans l'infanterie chez les Vikings puis les Suèdois. Enfin, il est aussi à l'origine de grandes découvertes dans des milieux jusque là peu accessibles comme le Groenland. Au XIXe siècle, le ski est importé en Europe centrale par l'intermédiaire des étudiants norvégiens, ainsi que sur le continent nord-américain avec certains émigrants. Le ski connaît également un grand succès en raison de l'innovation apportée par Sondre Norheim avec son télémark.
Son aspect pratique va alors laisser la place à l'aspect sportif et ludique avec la mise en place de compétitions à partir de 1843 en Norvège puis 1877 en Suède et 1879 en Finlande. Le ski de fond devient alors l'un des sports les plus populaires des pays scandinaves. Au XXe siècle, deux ans après la création de la Vasaloppet, le ski de fond est programmé lors des premiers Jeux olympiques d'hiver en 1924 avec deux épreuves : celle du 18 km et du 50 km (uniquement pour les hommes), l'année suivante sont organisés les championnats du monde de ski nordique où le ski de fond y est programmé, cet évènement aura lieu annuellement depuis (hormis année olympique). Il faut attendre les années 1980 pour permettre au ski de fond de subir une révolution avec la création de la technique du "pas de patineur" ("skating"), jusqu'à alors seule la technique du "pas alternatif" (classique) était présente. Cette innovation accroît la vitesse sur les skis, la FIS reconnaît cette technique et autorise sa pratique en compétition, enfin les stations de sports d'hiver développent alors leurs infrastructures pour que chaque technique puisse être pratiquée. En 1982, la FIS créé la coupe du monde sur le modèle de la coupe du monde de ski alpin où diverses courses (sprint, poursuite, individuel, relais) ont lieu tout au long de la saison hivernale et permettre qu'un classement soit établi. Parallèlement, les courses longue distance (courses de masse) s'organisent pour mettre un calendrier où chaque épreuve puisse être reconnue (Worldloppet), à partir de 1999 la Worldloppet et la FIS décident de coopérer pour mettre en place la coupe Marathon.
Source : Wikipédia (site Internet)
Le ski de fond requiert différentes techniques de progression, de virage, de montée et de descente. Pour progresser en ski de fond, on peut utiliser deux techniques : le pas alternatif (technique dite "classique") et le pas de patin, également appelés du terme anglais "skating", une technique utilisée depuis 1985.
La technique dite classique ou pas alternatif se pratique avec des skis traditionnels dont la partie centrale est fartée pour la retenue ou à défaut équipés d'écailles dans le cadre d'une utilisation axée tourisme. Cette technique est aussi appelée celle du pas alternatif, du fait que la glisse s'effectue alternativement sur un pied puis sur l'autre. En style classique, il existe principalement trois sortes de mouvements différents :
Le pas alternatif qui constitue le pas principal en technique classique. Il s'apparente très grossièrement à la marche : on prend son appui sur un pied afin de propulser le corps en avant, puis on passe à une phase de glisse sur le ski opposé. Les bras participent également puisque l'on prend appui sur le bras opposé au ski sur lequel se fait l'impulsion. Cette similitude avec la marche rend ce pas très accessible aux débutants qui le pratiquent exclusivement. Néanmoins, plus le niveau augmente, plus ce pas se différencie de la marche. Ce pas est généralement utilisé sur les parties montantes, car il permet d'utiliser toute la force du corps (bras, torse et jambes). Néanmoins, son aspect saccadé nuit à la vitesse, et ce pas ne peut être utilisé sur des parties descendantes.
La poussée simultanée qui consiste à pousser avec les deux bâtons simultanément en gardant les skis parallèles. Ce pas est le plus rapide, car il ne comporte aucun temps d'arrêt. Il est néanmoins très fatiguant, car seule la force des bras, du torse et des abdominaux est utilisée. Ainsi ce pas est utilisé sur les parties descendantes ou lors des sprint durant une compétition.
Le pas de un ou Stawug ou « un pas / double poussée » qui consiste à utiliser une poussée simultanée alternativement à une propulsion avec un pied. Ce pas est intermédiaire entre les deux précédents, car il associe la vitesse que l'on peut obtenir avec les bras à la puissance disponible avec les jambes. Ce pas est ainsi adapté aux terrains plats ou aux légères montées.
Le pas de patineur également appelé par son nom anglais, "skating", se pratique avec des skis lisses, sans fart de retenue, pour glisser le mieux possible sur toute leur longueur. Là encore différents pas sont possibles :
Le pas « deux temps » : c'est le pas standard qui se compose d'une poussée de bras pour deux poussées de jambe. La poussée de bras se produit généralement simultanément à la poussée de jambe. Ce pas est particulièrement adapté à la montée. C'est le pas qui est appris en premier;
Le pas « un temps » : c'est le pas pour le plat ou le faux-plat. Il est mieux adapté aux vitesses élevées que le « deux temps », car on donne une poussée de bâtons à chaque changement, ce qui permet d'avoir un temps de glisse plus long. De plus, la poussée de bâtons est généralement effectuée légèrement avant la poussée de jambe, ce qui convient bien mieux aux vitesses élevées. Ce pas est généralement utilisé sur le plat ou le plat-montant, ainsi que lors des sprints.
Le pas « combiné » : Ce pas est à utiliser comme le « un temps », mais en ayant une poussée de bras légèrement anticipée par rapport à la jambe, comme pour le pas deux temps. Il est en général utilisé dans le faux-plat descendant.
Le pas de patineur sans bâtons : Lorsque la vitesse devient trop élevée pour utiliser les bras, mais qu'une impulsion est néanmoins nécessaire, seul un mouvement de patinage des jambes est utilisé, de façon semblable au roller. Ce pas est principalement utilisé lorsque la piste s'aplatit en fin de descente.
Le ski de fond, que ce soit en technique classique ou en skating, est le sport nécessitant la plus forte VO2max (puissance respiratoire), devant la course à pied, la natation et même le cyclisme. En revanche, il implique des mouvements doux et ne traumatise pas les articulations.
Source : Wikipédia (site Internet)
Caractéristiques à identifier :
Les caractéristiques suivantes sont à considérer avant d’arrêter son choix sur l’un ou l’autre des sacs que l’on vous propose :
• cote de confort suggérée
• type d’isolant
• construction
• forme
Cote de confort :
Le choix d’un sac doit se faire en fonction de la cote de confort. Celle-ci, pour les mêmes conditions climatiques, variera d’un individu à l’autre selon plusieurs facteurs dont le métabolisme de la personne, son degré d’hydratation, l’aspect diététique des derniers jours, semaines ou mois, le taux d’humidité ambiante, etc. De plus, la région du globe où vous habitez a sa propre opinion en ce qui a trait aux cotes de confort. Par exemple, un sac d’hiver au Québec n’est pas le même qu’un sac d’hiver en Colombie-Britannique. Par contre, au Québec, nous pouvons considérer les catégories suivantes :
• estival : plus de – 5°C
• 3 saisons : de – 5°C à –18° C
• hiver: –18° C et moins
Les cotes de confort sont attribuées par les manufacturiers en fonction de l’épaisseur et du type d’isolant utilisé. En fait, le véritable facteur d’isolation est l’air retenu par le matériau isolant. L’air n’est pas un bon conducteur thermique, en comparaison d’autres matières comme le métal et l’eau, de là ses qualités isolantes. Plus l’isolant de votre sac peut emprisonner une grande quantité d’air, plus la température reliée à sa cote de confort est basse. Afin d’être efficace, cet air doit toutefois être emprisonné et non renouvelé continuellement. L’emprisonnement de l’air est le rôle de l’enveloppe. Plus cette quantité d’air stable est grande, moins vous sentirez les différences entre la température externe et la température interne.
Type d’isolant : Deux types d’isolant sont utilisés dans les sacs de couchage : le duvet et les synthétiques. Ces deux types d’isolant ont des qualités très distinctes avec chacun leurs avantages et inconvénients. Voici les avantages et inconvénients du duvet et des synthétiques.
Duvet
Avantages :
• rapport poids / chaleur obtenue plus efficace;
• durabilité (un duvet bien entretenu peut durer toute une vie);
• compressibilité;
• sensation de grand confort (pouvoir enveloppant inégalé).
Désavantages :
• perte momentanée d’une partie du pouvoir isolant lorsqu’humide;
• prix élevé.
Synthétique
Avantages :
• prix abordable;
• rétention du pouvoir isolant même humide.
Désavantages :
• compressibilité moindre;
• durabilité moindre;
• poids plus élevé que le duvet pour une même cote de confort.
Cependant, certaines fibres synthétiques développées par les fabricants ces dernières années diminuent considérablement les désavantages reliés à leur utilisation. Elles se rapprochent beaucoup plus des avantages combinés du duvet et des synthétiques.
Construction :
Le tissu utilisé doit avoir une structure assez serrée pour ne pas permettre le passage des fibres isolantes à travers les parois du sac. Il doit de plus présenter une bonne résistance au vent et à l’humidité externe, tout en permettant une bonne évacuation de l’humidité générée par le corps (crucial pour un duvet, vu sa moindre capacité à supporter l’humidité). Les manufacturiers utilisent dans les sacs les plus chers des membranes imper-respirantes.
Les autres caractéristiques souhaitables dans un sac sont un collet aux épaules et une bande isolante (parfois deux) le long de la fermeture éclair. Cela afin d’éliminer toute perte de chaleur et éviter la création de ponts thermiques. De plus, certains sacs auront une épaisseur différente selon la partie du corps à envelopper. Par exemple, certains fabricants concentreront plus d’isolant là où les pertes de chaleur sont les plus significatives comme à la tête, aux pieds, de même qu’au torse.
En dernier lieu, la qualité des fermetures éclairs est très importante. Les fermetures éclairs en métal offrent une meilleure durabilité que celles de plastique. Ces dernières ont toutefois un poids moindre.
Forme :
Il existe un certain lien entre le pouvoir isolant procuré par un sac et sa forme. Règle générale, plus le sac enveloppe de près le corps, plus l’air à l’intérieur du sac est réchauffé rapidement. On distingue trois formes de sacs de couchage : momie, rectangulaire et semi-rectangulaire.
• Momie : Forme de la plupart des sacs de couchage sur le marché, le sac « momie » épouse la forme du corps. Son coût est un peu plus élevé parce que sa construction est plus complexe qu’un sac rectangulaire.
• Rectangulaire : Ce type de sac a un coût minime grâce à sa simplicité de construction. Aussi, certaines personnes aiment mieux ce type de sac car elles s’y sentent moins coincées que dans une momie. On rencontre cette forme surtout chez les sacs estivaux.
• Semi-rectangulaire : Sa forme représente un compromis entre le rectangulaire et la momie, tant au niveau de la performance que du coût. Toutefois, les sacs de couchages de cette forme sont plutôt rares sur le marché.
Un autre aspect que vous devriez considérer dans le choix de votre sac est sa longueur. Chaque modèle de sac vient en 2 différentes grandeurs au minimum. Les chartes de grandeur ne sont pas les mêmes chez tous les fabricants. Par exemple, un sac régulier chez tel fabricant peut accommoder une personne de 1,83 m, alors que cette même personne sera trop grande pour un sac de même grandeur chez un autre fabricant. Renseignez-vous en magasin auprès de nos conseillers. Certaines personnes, particulièrement les adeptes du camping d’hiver, voudront d’un sac plus long que celui prescrit pour leur taille afin d’y insérer avec eux certains items qui devront passer la nuit au chaud comme, par exemple, une gourde à eau, des bas, des chaussons, etc. Certains manufacturiers offrent également des momies dites « larges » (wide) afin d’accommoder les personnes ayant un plus fort gabarit. Renseignez-vous en magasin.
Source : La Cordée (site Internet)
Rôle :
Pour juger des avantages et désavantages des différents types de matelas, il nous faut d’abord identifier les rôles que joue le matelas de sol dans l’arsenal du campeur. Ils sont au nombre de deux : confort et isolation. Parmi la panoplie de produits disponibles, peu nombreux sont ceux qui peuvent jouer ces deux rôles à la perfection. Certains s’en rapprochent drôlement, dont les matelas autogonflants, les mousse à cellules fermées. Toutefois, quelques compromis devront être faits, selon l’utilisation envisagée par l’acheteur.
Matelas autogonflant :
La solution aux problèmes de la mousse ouverte consistait à l’envelopper pour sauvegarder ses propriétés et éliminer ses défauts. Ce type de matelas de sol existe depuis plus de 20 ans maintenant et est appelé matelas autogonflant :
• confort moyen à élevé;
• isolation moyenne à élevée, en fonction de l’épaisseur choisie. L’air contenu dans les cellules ouvertes est emprisonné dans l’enveloppe de nylon et ne se déplace pratiquement pas;
• imperméabilité;
• compressibilité;
• gonflage facile et automatique par la valve en quelques minutes, avec quelques souffles supplémentaires pour un matelas plus ferme;
• grande durabilité;
• quelques précautions d’entretien (voir la section entretien);
• précautions à prendre contre les objets pointus;
• prix moyen à élevé;
• 3 catégories offertes : ultra-léger, standard et luxueux :
• l’ultra-léger est constitué de mousse ouverte mais évidée, ce qui lui permet de réduire son poids et d’être très compressible;
• le standard est le modèle original, offrant à la fois une bonne compressibilité, un bon confort et une bonne isolation;
• le luxueux est le matelas des superlatifs. Plus large, plus épais, plus isolant, plus confortable et plus cher, mais moins compressible.
Il existe, parmi les catégories ultra-léger et standard, des matelas de longueur plus courte appelé « ¾ ». Ces matelas sont à prendre en considération pour ceux qui sont restreints au niveau du poids et/ou de l’espace. Si vous les utilisez, vous devrez cependant compromettre votre confort.
Mousse à cellules fermées :
Le matelas à cellules fermées est constitué d’une multitude de cellules indépendantes les unes des autres, par opposition au matelas à cellules ouvertes.
• grande fermeté, que certaines personnes trouvent peu confortable;
• bon pouvoir isolant;
• légèreté;
• compacité raisonnable;
• pas d’absorption d’humidité;
• grande durabilité. Plus le contenu en évazote est élevé, plus le matelas est résistant à l’abrasion, plus son • pouvoir isolant est élevé et plus sa flexibilité est accrue par temps froid;
• aucun entretien;
• prix avantageux, une fraction du coût d’un matelas autogonflant.
Comparatif :
Évidemment, il ne s’agit que de généralisations. Certaines catégories offrent un choix de plusieurs modèles. Les qualités diffèrent d’un modèle à l’autre. Certains critères, le confort notamment, sont teintés de subjectivité. Toutefois, ce tableau devrait vous aider à saisir les différences entre chacune des catégories :
• Confort : Autogonflant xxx / Mousse xx
• Isolation : Autogonflant xxx / Mousse xxx
• Compacité ou compressibilité : Autogonflant xxx / Mousse xx
• Durabilité : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
• Facilité d’entretien : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
• Convivialité (Facilité d’utilisation) : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
• Imperméabilité / Absorption d’humidité : Autogonflant xxx / Mousse xxxx
• Prix : Autogonflant Moyen à élevé / Mousse Faible à moyen
Conseils d’achat :
L’achat d’un matelas de sol devrait tenir compte des points suivants :
• le type d’activité envisagée : avec des crampons dans les parages, le matelas autogonflant n’est pas la meilleure solution.
• la saison : même si vous achetez un sac de couchage coté pour résister à des froids de –40<sup>o</sup>C, vous ne bénéficierez de toutes ses qualités isolantes que sur un matelas de sol au pouvoir isolant semblable, car le sac est compressé sous votre corps et n’a presque plus de pouvoir isolant. Le matelas de sol doit compenser.
• l’importance accordée au confort : Pouvez-vous dormir convenablement sur un matelas mince, étroit, dur, de longueur ¾? Si non, mieux vaut opter pour un certain confort malgré le poids et le volume supplémentaires.
• le budget : critère important s’il en est un! Même si des économies pourraient être à considérer sur d’autres pièces d’équipement, est-ce un luxe de bien dormir pendant vos vacances et vos loisirs?
Source : La Cordée (site Internet)
Critères de sélection :
Voici quelques points de repère pour vous aider dans le choix de votre tente :
• Utilisation anticipée : besoins en poids, espace et structure.
• Climat dans lequel elle sera utilisée (structure et aération souhaitées).
• Superficie nécessaire : plancher habitable, présence d’un vestibule, hauteur.
• Poids total, incluant piquets, armature, sacs de transport, etc.
• Compacité.
• Structure habitable avec l’armature seulement ou piquets et tendeurs sont indispensables.
• Montage simple et rapide.
• Qualité de la construction : tissus utilisés, qualité des coutures et leur scellement.
• Armature de bonne qualité, assemblée par élastiques, dont les sections doivent être facilement remplaçables au cas où l’une d’entre elles se briserait. On doit être capable de retrouver le matériau utilisé dans les boutiques spécialisées.
• Design de toile à simple ou à double paroi.
Une visite en boutique vous permettra d’évaluer chacun des modèles que nous offrons, en fonction de ces critères et de vos besoins. Les rubriques qui suivent contiennent de l’information supplémentaire qui devrait vous aider à mieux apprécier certains détails du design des tentes.
Types de tentes :
On distingue principalement les quatre types de tentes suivants : estivale, 3 saisons, 4 saisons et hivernale. Les tentes estivales et hivernales ne sont conçues que pour leur saison respective ou pour des conditions climatiques s’y rapprochant. La tente 3 saisons est idéale pour qui couche sous la tente le printemps, l’été et l’automne. Il en va de même pour la tente 4 saisons qui, de plus, vous fournira un toit pour vos activités de plein air hivernales.
• Estivale
Une excellente aération est primordiale. Sont incluses dans cette catégorie presque toutes les tentes familiales. L’espace habitable et la hauteur intérieure priment sur le poids et la compacité dans le choix d’une tente familiale. Ces tentes gardent au sec pendant les pluies d’été, mais protègent moins dans les conditions plus rudes du printemps et de l’automne.
• 3 saisons
Les tentes de cette catégorie vous procureront une excellente aération et un abri très efficace contre les intempéries. Elles font généralement partie des tentes les plus légères sur le marché, en rapport avec le volume habitable offert. Pour en minimiser le poids, les manufacturiers ont réduit la structure de la tente au minimum. Une bordée de neige accumulée sur le toit de la tente serait donc trop lourde pour une telle structure. C’est pourquoi ce type de tente est idéal en tout temps, sauf lorsqu’il y a risque de neige.
• 4 saisons
Vous retrouverez ici toutes les qualités de la tente 3 saisons, mais avec une structure plus forte en prime. Évidemment, le renforcement de la structure implique un léger gain de poids par rapport à la tente 3 saisons. Ce sont les tentes les mieux adaptées au Québec, contrée reconnue pour ses hivers froids et humides et pour ses automnes et printemps remplis de belles surprises. L’aération de ce type de tente vous donnera un confort très adéquat par temps humide, été comme hiver.
• Hivernale
Certains la nomment « tente d’expédition en haute montagne ». Pour ce type de tentes, on privilégie d’abord une structure forte, pouvant supporter de grandes quantités de neige. L’aération de ces tentes est maintenue au minimum, ce qui empêche les forts vents de pénétrer et donne tout de même une aération adéquate dans un climat sec. Elles sont adaptées aux températures les plus froides et sèches des mois de janvier et février au Québec. Elles sont indispensables lors d’expéditions en très haute altitude (+ de 6000 m), en montagnes australes (p. ex. Patagonie), nordiques (p. ex. Alaska) ainsi qu’aux pôles. Ce sont des tentes d’utilisation plus restreinte et spécialisée.
Forme :
On retrouve sur le marché des tentes aux formes différentes: dôme modifié, tunnel, dôme classique et pyramidale. Pour certains, la forme n’est pas un critère de sélection. Pourtant, chacune de ces formes offre des avantages et des désavantages. Le dôme modifié est le type de tentes que l’on trouve en plus grand nombre dans les boutiques depuis une bonne dizaine d’années, car c’est la forme qui offre le plus d’avantages.
Dans une catégorie à part, nous glisserons également un mot sur les bivouacs et les bâches.
• Dôme modifié
Les tentes à dôme modifié sont inspirées du principe auto-portant de la structure. La forme du dôme modifié a très peu en commun avec la forme hémisphérique du dôme dont elle est issue. Souvent demi-cylindriques, les formes de ce type de tentes n’ont pour seule limite que l’imagination de leurs concepteurs.
Avantages :
• Grand volume habitable par rapport à la surface de plancher.
• Structure très solide, puisque les arceaux se croisent en plusieurs points.
• Elle est auto-portante, i.e., les piquets et tendeurs n’ont aucun rôle structural à jouer. Cependant, pour un rendement optimal, la structure nécessite d’être montée avec piquets et tendeurs.
Inconvénients :
• Certains dômes modifiés n’ont, comme le dôme, qu’un seul désavantage connu; leurs faibles pentes de toit au faîte, qui cause l’accumulation de neige. Les concepteurs apportent des solutions avantageuses à cet inconvénient. Si vous achetez une tente de type dôme modifié que vous prévoyez utiliser en hiver, vérifiez que la pente du toit soit assez prononcée pour ne pas que la neige s’y accumule.
• Tunnel
La tente en forme de tunnel, qui était très populaire sur le marché il y a quelques années, est encore disponible. Elle n’est pas auto-portante; en plus de l’armature, sa structure nécessite l’emploi de piquets et de tendeurs pour que le tout donne un volume habitable. Il n’y a aucun croisement des arceaux dans cette structure.
Avantages :
• Légèreté de l’armature, qui ne nécessite des arceaux qu’aux extrémités.
• Simplicité de montage; 1 ou 2 arceaux et quelques tendeurs et piquets.
• Forme et profil relativement bas qui donnent peu de prise au vent.
• Vestibule souvent intégré à la structure pour maximiser l’espace disponible.
Inconvénients :
• Structure moins forte qu’une tente ayant une structure auto-portante. Dans un sol mou, de neige poudreuse ou de sable fin, l’intégrité de la structure est compromise. Les piquets sont indispensables au support de cette tente, mais les piquets standards fournis avec la tente ont peu de prise dans ces types de sol. Dans ces conditions, il faut employer d’autres types de « piquets »; des skis, des sacs remplis de neige ou de sable auxquels on fixe une corde, etc.
• La pente du faîte du toit est peu prononcée; accumulation de précipitations possible.
• Dôme classique
Ce type de tente a littéralement révolutionné le monde du plein air lors de son introduction sur le marché, à la fin des années . C’était surtout la structure de la tente qui, pour l’époque, était révolutionnaire. Plusieurs croisements d’arceaux lui permettaient de s’auto-porte, c’est-à-dire que les piquets et les tendeurs n’étaient nullement nécessaires pour que la tente offre bon un volume habitable. Aujourd’hui, ce principe est toujours une base du design d’un grand nombre de tentes. Cependant le dôme pur, l’hémisphère, tend à disparaître du marché, parce que les concepteurs modifient la forme hémisphérique afin d’éliminer ses désavantages.
Avantages :
• Grand volume habitable par rapport à la surface de plancher.
• Structure très solide, puisque les arceaux se croisent en plusieurs points.
• Elle est auto-portante, i.e., les piquets et tendeurs n’ont aucun rôle structural à jouer. Cependant, pour un rendement optimal, la structure nécessite d’être montée avec piquets et tendeurs.
Inconvénients :
• La pente supérieure du toit est parfois peu prononcée et rend possible l’accumulation de précipitations.
• Pyramidale
Il s’agit d’une tente qui n’a souvent pas de plancher et qui est supportée par un mât unique en son centre. C’est, ni plus ni moins, une bâche dont les côtés descendent jusqu’au sol, fermées aux vents et aux intempéries. La tente du légionnaire romain illustre bien ce type de structure. Quelques manufacturiers construisent des modèles de cette forme. Toutefois, son utilisation demeure encore marginale; limitée surtout à des groupes de plusieurs personnes, on la retrouve souvent chez ceux qui pratiquent des activités de plein air en hiver. Quoique les modèles offerts diffèrent beaucoup d’un manufacturier à l’autre, on peut dresser le portrait de ces avantages et désavantages suivants :
Avantages :
• Grande légèreté pour la surface habitable au sol ; pas d’armature, pas de plancher, pas de vestibule, aucune ou peu de fermeture éclairs et une seule paroi imperméable qui, souvent, ne respire pas.
• Pente de toit très prononcée donc aucune accumulation de précipitations.
• Montage simple ; un mât et quelques tendeurs et piquets.
Inconvénients :
• Structure reposant en grande partie sur les piquets et les tendeurs. Ces derniers doivent être resserrés régulièrement pour être bien tendus en tout temps.
• Très haute donc exposée au vent, ce qui peut causer quelques impondérables lorsque les vents sont forts. Il faut alors resserrer les tendeurs plus fréquemment.
• Généralement peu d’espace en hauteur, sauf en son centre.
• Aération laissant à désirer, étant donné la simplicité de construction et le peu de détails techniques, lorsque le climat exige la fermeture des portes d’accès. Recherchez la présence d’orifices de ventilation.
• Bâche et bivouac
Une bâche est une toile imperméable qui protège de la pluie et des forts rayons du soleil. Certaines sont légères et compactes, d’autres lourdes et volumineuses. Pour certains, il s’agit d’un équipement idéal en randonnée, remplaçant avantageusement la tente. Pour d’autres, il s’agit de l’équipement idéal pour le camping grand confort.
Quant au bivouac, il existe en plusieurs modèles. Certains sont des tentes monoplaces, d’autres sont des sacs d’appoint et de protection contre les intempéries pour votre sac de couchage. Les mieux conçus combinent même ces deux caractéristiques. Idéalement, le bivouac est fabriqué d’un tissu imperméable qui respire. Pour plus de détails sur ce type de tissu, lisez la rubrique intitulée : Simple ou double paroi?
Simple ou double paroi?
• Simple paroi
Une tente à simple paroi est une toile imperméable qui respire. La toile est constituée de trois couches, soit :
• un nylon extérieur;
• une membrane microporeuse, totalement imperméable mais qui respire peu;
• un revêtement interne, qui devrait empêcher l’humidité contenue dans la tente de se condenser.
Les tissus utilisés dans les tentes à simple paroi ont une résistance au feu améliorée par comparaison avec le vêtement. Ceci dans le but de sécuriser les utilisateurs et, à tout le moins, de rencontrer les normes du gouvernement en la matière.
Avantages :
• grande légèreté de la tente;
• grande résistance de la structure.
Désavantages :
• aération à problèmes dans certaines conditions climatiques, notamment lorsque l’humidité relative est très élevée.
• prix élevé.
Bref, c’est une tente hyperspécialisée, adaptée aux activités nécessitant un équipement très léger et au climat généralement sec. Certains modèles sont disponibles sur commande spéciale seulement. Renseignez-vous!
• Double paroi
La tente à double paroi est constituée de deux toiles : un habitacle, au plancher imperméable et aux murs qui respirent, et un double toit, imperméable lui aussi. Les deux toiles sont retenues et supportées par une structure d’arceaux et de points d’ancrages.
Avantages :
• Design adaptable à plusieurs utilisations : tente ultralégère de cyclotourisme, tente de très haute montagne, tente familiale, etc.;
• Modèle polyvalent permettant l’utilisation dans des conditions climatiques variées;
Coût moindre.
Désavantages :
• Poids plus important, pour le même espace habitable et la pour même utilisation, qu’une tente à simple paroi.
Autres détails de design :
Certains petits détails de construction de votre tente sont parfois bien utiles, d’autres sont moins importants. À vous de juger selon vos besoins. Les détails qui sont énumérés ci-dessous, si ingénieux qu’ils soient, ne devraient pas être des critères de sélection de première importance. Seulement, lorsque vous aurez considéré tous les critères mentionnés précédemment et que vous hésiterez entre certains modèles dans une même gamme de prix, peut-être voudrez-vous considérer ces détails :
• Des sangles d’ancrage au sol, cousues solidement au double toit, stabiliseront votre habitacle sous les forts vents.
• Vous retrouverez votre tente facilement dans la nuit à l’aide de bandes réfléchissantes. Nous les retrouvons souvent sur les sangles d’ancrage du double toit.
• Vous pourrez également avoir des bandes réfléchissantes sur les languettes des fermetures à glissière, pour les retrouver plus facilement pendant la nuit.
• Un système rapide de tension des toiles, à l’aide de boucles mâle/femelle comme sur les ceintures de taille de sac à dos, peut faciliter et accélérer le montage de la tente. Le plastique de ces boucles demande une certaine délicatesse lorsqu’utilisé par temps très froid.
• Certaines tentes d’hiver bénéficient d’un apport supplémentaire en ventilation, souvent au moyen d’une moustiquaire au toit. Le tout est recouvert d’une toile amovible, afin d’évacuer adéquatement le surplus d’humidité ou, dans la direction contraire, d’empêcher les forts vents de pénétrer à l’intérieur de l’habitacle.
• La possibilité de fixer une toile ou un filet utilitaire de rangement au toit « gear loft », disponible auprès de plusieurs manufacturiers et souvent conçu pour un modèle en particulier, maximise la gestion d’un espace exigu.
• Un sac de rangement simple d’utilisation sert à ranger l’armature et les piquets séparément, tandis que l’on range les toiles dans un sac de compression, puisque tout l’espace est compté.
• La toile faisant office de sous-plancher est disponible auprès de certains manufacturiers. Une toile est conçue spécifiquement pour chaque modèle de tente. Sa coupe offrira quelques millimètres de moins de surface que le plancher avec lequel elle doit s’associer. Elle protège la partie la plus solide, mais également la plus vulnérable de votre tente, le plancher.
Source : La Cordée (site Internet)
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Lundi - Mercredi : 9h30 à 17h30
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Samedi : 9h00 à 17h00
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Ski Vélo Plein air
131, 1re avenue Ouest, Amos
T 1 819 727-2424
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Samedi : 9h00 à 17h00
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