L’esprit témiscabitibien - Tourisme Abitibi-Témiscamingue
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L’esprit témiscabitibien

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L’esprit témiscabitibien

Mon coup de cœur en Abitibi-Témiscamingue? Difficile de choisir… Mes papilles ont été tout à fait séduites par le pub brut Deuxparquatre à Rouyn-Noranda. Mon adrénaline et mes muscles ont trouvé leur ivresse sur les sentiers bosselés de la Forêt Récréative de Val-d’Or. Mes neurones ont été titillées par la multitude d’informations historiques et culturelles de la région, à tel point que la vie des Premières Nations et des pionniers de l’Abitibi-Témiscamingue s’est un peu incrustée en moi, à jamais.

Mais si je devais choisir le coup de cœur? Alors ce serait la philosophie de ce coin de bout du monde, vraiment. Peut-être l’énergie créative qui s’en dégage; une atmosphère curieuse et difficile à dire comme à décrire : témiscabitibienne!

« Fait témiscabitibien n°1 : À vivre au plus proche de la nature, on se rend plus apte à la création. »

Au travers des rencontres avec les gens d’ici, il m’a été démontré que l’on peut vivre la vie que l’on rêve de mener. Il m’a aussi été confirmé que plus l’on vit proche de la nature, plus l’on dispose de l’équilibre nécessaire au lâcher de rênes qui nous permet d’entreprendre.

Chapeau bas, donc, à tous ceux dont j’ai pu croiser le chemin : du monsieur qui s’est rendu jusqu’au bout de l’arctique à ski de fonds, au couple de fermiers acculés par l’économie pressante, puis réinventés dans la brasserie; en passant par la fille passionnée par les scarabées qui en a fait une vocation, à travers ses bijoux raffinés. Et j’en passe, bien entendu!

L’atelier de la joaillière Caroline Arbour (alias Scaro), une femme qui, à travers son art, a étendu son charme et sa sensibilité au monde souvent mal-aimé des insectes. Crédit photo: Corinne Stoppelli de Vie Nomade

 

Eric Lepage et Carole Marcoux à la microbrasserie qu’ils ont créé à Ville-Marie, le Barbe Broue Pub. Le rendement fermier que leur demandait l’économie pressante ne suffisait plus et il a fallu se réinventer: pourquoi pas le houblon? Crédit photo: Corinne Stoppelli de Vie Nomade

Eric Lepage et Carole Marcoux à la microbrasserie qu’ils ont créé à Ville-Marie, le Barbe Broue Pub. Le rendement fermier que leur demandait l’économie pressante ne suffisait plus et il a fallu se réinventer : pourquoi pas le houblon?
Crédit photo : Corinne Stoppelli de Vie Nomade

Ici, la seule limite à la créativité et à l’entrepreneuriat semble se situer aux confins de la région, ces frontières dessinées à la main par les êtres humains. Elles semblent ici un peu plus minces qu’ailleurs, plus perméables. Peut-être parce qu’elles sont plus boisées? Plus vertes? Plus oxygénées?

« Fait témiscabitibien n°2 : Prendre quelque chose à la nature d’une façon réfléchie, c’est aussi lui rendre hommage, c’est aussi s’en remettre à elle et retrouver ainsi une place plus équilibrée dans l’ordre des choses. »

Tout cet espace donne-t-il plus de place aux bonnes idées et au courage? Ou est-ce le sang frais et enthousiaste des pionniers qui, arrivés seulement il y a une centaine d’années, coule encore dans les veines de nombre de gens d’ici? Se pourrait-il qu’il s’agisse d’un métissage culturel? De l’influence, aussi pratique que spirituelle, qu’ont eu les Anishnabeg, Premières Nations de la région, sur les habitants?

Monsieur Mapache et ma collègue blogueuse Pascale (Scouich) à Kinawit, autour d’un exemplaire de tambour réalisé par Alexis Wazineau, un artiste algonquin ayant reçu le don de sa vocation au travers d’un vent du nord, alors qu’il jouait dans les bois. Crédit photo: Corinne Stoppelli de Vie Nomade

Monsieur Mapache et ma collègue blogueuse Pascale (Scouich) à Kinawit, autour d’un exemplaire de tambour réalisé par Alexis Wazineau, un artiste algonquin ayant reçu le don de sa vocation au travers d’un vent du nord, alors qu’il jouait dans les bois.
Crédit photo : Corinne Stoppelli de Vie Nomade

Que se passe-t-il en Abitibi-Témiscamingue, en ce premier quart de 21ème siècle? À mes yeux, qui choisissent toujours la bonne perspective : une montée en puissance de l’être et du bien-être. Des gens qui se disent que « si l’autre peut faire, moi aussi je peux faire, et l’autre va m’aider à faire comme je l’ai aidé à faire ».

« Fait témiscabitibien n°3 : L’on peut réussir sa vie dans un domaine professionnel différent du sien : avec passion, détermination, courage mais aussi avec le précieux soutien de l’autre. »

Cela se sent jusque dans le fromage que l’on trouve sur les tables, à la maison ou ailleurs. « Oui! C’est La Vache à Maillotte! ». C’est un produit d’ici, on en est fier, on en parle, on se le partage. Cela se sent autour des tables auxquelles l’on est invité : cette délicieuse charcuterie de Monsieur Perron, le viking aventurier? « C’est lui-même qui l’a préparée! ». Cela se sent dans l’atelier de la Verrerie de la Montagne de Nancy Couturier, remplie de billes, tiges et fils de verre colorés, entreposés dans cette jolie maisonnette qu’elle a… construite elle-même, avec l’aide des alentours.

Nancy Couturier au travail dans son Atelier de la Montagne, construit par elle, pour elle et pour le plus grand plaisir de tous les amateurs de ses originaux travaux en verre. Crédit photo: Corinne Stoppelli de Vie Nomade

Nancy Couturier au travail dans son atelier de la Verrerie de la Montagne, construit par elle, pour elle et pour le plus grand plaisir de tous les amateurs de ses originaux travaux en verre.
Crédit photo : Corinne Stoppelli de Vie Nomade

Les chocolats de l’artisane guatémaltèque (et désormais aussi témiscabitibienne) Olga Coronado Mijangos, dans sa boutique Choco Mango (Val-d’Or) Crédit photo: Corinne Stoppelli de Vie Nomade

Les chocolats de l’artisane guatémaltèque (et désormais aussi témiscabitibienne) Olga Coronado Mijangos, dans sa boutique Choco-Mango (Val-d’Or)
Crédit photo : Corinne Stoppelli de Vie Nomade

 

« Fait témiscabitibien n°4 : Quand on regarde la vie du bon côté, on peut insuffler au plus simple des projets une énergie positive contagieuse. »

Une nouvelle vocation? Une nouvelle perspective? Une nouvelle étape de nos vies? Cela peut nous tomber dessus à n’importe quel moment, comme ça, peut-être par hasard. Par un vent qui nous glace les os dans les bois, par exemple. Par l’observation d’un curieux longicorne sur le bord de la route. Par l’idée fixe de faire quelque chose de mieux ou de surprenant, pour le plaisir de nos sens (comme un chocolat au curry)? Par l’espoir de rendre le monde meilleur, en commençant par transformer son regard sur soi, sur les autres et sur la beauté de chaque petite chose qui nous entoure.

2 commentaires

  1. Flowerpower dit :

    C’est très rafraîchissant !!! Nature, simplicité et solidarité … ton coeur s’est bien nourri, en ces lointaines contrées qui font rêver …

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