Tout comme François d’Assise, Michel Pageau, depuis nombre d’années, a une prédilection pour les animaux souffrants. Il leur offre asile, parfois dans sa propre maison, comme tout récemment Louloute, la loutre. « Folie de Louise! » dit-il, sa compagne, sa femme, sa complice.
Ses amis les animaux le comprennent, il les comprend aussi, leur parle et les soigne avec amour. Dès qu’ils sont ensemble, il n’y a que le moment présent qui compte. L’échange entre eux se situe dans le Vrai, dans l’Amour inconditionnel.
Pour les avides d’épanouissement spirituel, trouvez refuge chez les Pageau! On vous ramène très rapidement à l’essentiel : le miracle de la vie.
À 70 ans, il est le Patriarche et non plus le chef de meute. Son âge, ses jambes qui ne lui permettent plus d’aller et venir comme il veut et le choc intergénérationnel avec la relève, qui, elle, voit les choses d’une autre façon ne lui permettent plus de veiller, comme déjà, au bien-être de ses amis et les soigner comme autrefois. Maintenant, il transmet ses connaissances à sa descendance.
On tente de l’immortaliser de son vivant.
À l’intérieur du nouveau bâtiment d’accueil, on relatera la vie de Louise et Michel, de leur tendre enfance jusqu’à aujourd’hui. On a même reconstitué dans ledit bâtiment, leur première maison. Aux yeux de la relève, il est important de raconter… et nous, d’apprendre un peu plus et nous rappeler de cette œuvre incroyable.
La chance des Pageau est de voir leurs enfants et petits-enfants travailler au Refuge.
Lorsque Jean-Félix, fils de Nathalie et petit-fils de Michel et Louise, entre dans l’enclos des coyotes, tout doucement s’agenouille tendant les bras et que soudainement un coyote vient s’y blottir, et bien, il y a de quoi verser quelques larmes!
« Tu croyais que Michel avait le don à lui seul? Jean-Félix a ce don exposant dix! » de me lancer Félix Offroy, directeur du Refuge et gendre des Pageau.
C’est dire qu’un don est assurément héréditaire si on veut bien le recevoir…


